‹ Le vin mauditChapitre 13 sur 20 · EAU-FORTE · texte numérisé non relu

EAU-FORTE

N u, dans le clair obscur d’une mansarde nue,

La tête surplombante et jaune de haleurs,

Un torse humain s’affaisse. A travers les pâleurs De la peau, faiblement, l’ossature remue.

Auprès du matelas gris, indistinct, qui mue Et saigne des varechs — solidaires douleurs Des choses ! — ses haillons humides , tout en pleurs Se tordent, miasmant l’air d’une vapeur ténue.

Sourdement, ses boyaux geignent d’être raclés Par la faim ; et, tandis qu’il meurt, des affolés Par l'orgie, en chansons, exultent, dans la rue :

Sarcasme impitoyable !... En ses traits dévastés Vient grimacer, alors, la Révolte qui rue Les rages du besoin sur les sociétés.

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