MYOSOTIS D’ADIEU
Je pars, ma bonne amie ; et voici que mon cœur Saigne de façon mal exquise à la pensée,
Le tresperçant comme un poignard, que, délaissée De votre bon égard, mon âme — votre sœur,
Vous-même, toute, et trop ! puis que reste obsesseur, Nonobstant tel refus de raison sciencée —
Va boire,* en route et loin de vous, ma fiancée Idéale à jamais, au calice moqueur
De votre lys d'oubli, la mort de ses ultimes Espoirs choyés de paix : impeccandes victimes, Ces âme et cœur que le malheur excoria,
Et (ce m’est remembré d’une main la rispote) Que vous n’aspirez pas, très juste Maria, Expirants sur votre dédain en holocauste.