‹ Le violon harmonique: étude complétée par un cours d'harmonie à l'usage des violonistesChapitre 12 sur 51 · POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE KHARMONIE · texte numérisé non relu

POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE KHARMONIE

Le tableau suivant a pour but de permettre à Télève d'embrasser d'un seul coup d'œil, et comme travail de mnémouique, Tensemble des changements apportés dans chaque siècle à la science de rharmonie , en lui faisant connaître les faits caractéristiques qui s'y rattachent.

Premiers siècles de l'ère chrétienne.

C'est chez les Grecs, dans ce qu'on nommait le tétracorde, c'est-à-dire une gamme de quatre sons représentée par les lettres de leur alphabet, qu'il faut chercher l'origine de nos modes et de nos gammes.

Quatrième et cinquième siècles.

Saint Àmbroise introduit dans l'Église latine , comme premiers éléments de musique sacrée, quatre de ces modes, chacun d'eux portant le nom d'une des provinces de l'ancienne Grèce : les modes Dorien, Phrygien, Lydien, Mixo- Lydien, composés de huit notes, étendue d'octave qu'on ne devait pas dépasser. On retrouve encore aujourd'hui , dans la liturgie , des fragments de cette musique antique, particulièrement dans les hymnes et les antiennes.

Sixième, septième siècles et suivants.

Saint Grégoire ajoute à ces quatre tons, dits authentiques, quatre nouveaux tons, qu'il nomme tons plagaux. Ils commençaient sur la cinquième note et, ayant comme les premiers Tétendue d'une octave, ils pouvaient, en restant dans le même ton, être chantés par des voix différentes : c'est ce que l'on nomme le chant grégorien; en même temps l'ancienne notation est remplacée par l'alphabet romain.

Onzième et douzième siècles.

A cette époque paraissent, amenés par les hommes du nord, les premiers éléments d'harmonie, sous le nom de diaphonie qui n'était qu'une suite de quintes simultanées, chacune des voix chantant naturellement dans son médium. On nommait déchant ce procédé harmonique avec lequel on accompagnait le.plainchant, et déchanteurs les musiciens qui harmonisaient ainsi les chansons et mélodies populaires.

Douzième et treizième siècles.

Les trouvères et les môiestrels, séduits par la musique de l'Orient, rapportent des croisades les trilles, groupes, appoggiatures dont ils ornent leurs mélodies : en Allemagne les meistersinçer, en Italie les trovatori.

Dans la musique d'église s'introduit, comme nouvel élément d'harmonie, le mélange du plain-chant et des chansons grivoises. Le pape Marcel en interdit l'usage, et Palestrîna, soutenu par lui, met fin à ce désordre musical en créant un genre, de composition qui porte encore son nom et qui a servi de modèle et de base à toute son école.

Page 1