‹ Le violoncelleChapitre 16 sur 55 · VIOLONCELLISTES ITALIENS DE SECOND ORDRE · texte numérisé non relu

VIOLONCELLISTES ITALIENS DE SECOND ORDRE

(XVIII e ET XIX e SIÈCLE)

Quelques violoncellistes italiens de moindre valeur ont cependant droit à une mention honorable dans cet ouvrage. On les citera par ordre chronologique (i).

Agazzi (Gaëtan). Auteur de six sonates publiées à Amsterdam, sans date. D’après Vidal, elles ont une certaine difficulté et sont écrites en clef de do et en clef de sol avec la double corde et l’emploi du pouce.

Galli (Dominique), de Parme. Violoncelliste distingué du xviii' siècle; on a de lui douze sonates et un petit traité musical sur le violoncelle comme instrument de solo. C’est la méthode la plus ancienne. Ses œuvres sont toutes datées de 1691.

Fiore (Angelo Maria). Violoncelliste de la chapelle royale de Turin vers 1699.

Bella (Dominique) lit imprimer à Venise, en

(i) C’est à dessein que tous ces violoncellistes sont mis là. Le lecteur pourra sauter d un seul coup ces pages si elles ne l'intéressent pas.

170^, douze sonates pour deux violons et violoncelle, et, en 1705, un concerto pour violoncelle.

Amadio (Philippe) vivait vers 1720 et, selon Gerber, surpassait tous les artistes de son temps.

Parisisti (Parisisi selon d’autres) était à l'orchestre italien de Breslau en 1727.

Pasqualini se fit entendre à Londres et en 17^ écrivit une sonate qui n’a pas grande valeur. Elle a été revue et publiée par de Swert : elle indique que Pasqualini était né à Rome en 1610.

Gasparino (Quirino). Maître de chapelle à la cour de Turin, de 174g à 1770, dit Riemann. Quoique violoncelliste, il n’écrivit pas de solo pour son instrument, il ne composa que de la musique sacrée et des trios pour instruments à archet.

Canavasso (Alexandre). Violoncelliste italien vers 1735, faisait partie de la musique du roi de France. En 1773, il publia à Paris quelques sonates pour violoncelle qui dénotent un artiste de talent.

Aliani (François) (17.15-1812), élève de Guido à Parme, lut le premier violoncelle de Plaisance. U était regardé comme un des plus grands violoncellistes de son temps. Il a écrit trois livres de duos pour violoncelles.

Moria joua au Concert spirituel, à Paris, en 1755.

Spotorno (Auguste) et Chiabrino (Gaétan) sont inscrits comme violoncellistes de la Chapelle royale de Turin vers 1771.

Joannini del violoncello était maitre de chapelle vers 1759 à Téglise Saint-Pierre et jouissait d’une grande réputation.

Zappa (François), en 1781, lit une tournée artistique qui eut beaucoup de succès.

Piarelli fit éditer à Paris, en 178^, six solos pour violoncelle.

Spourni (Venceslas), violoncelliste du prince de •Carignan, a publié quatre volumes de sonates à Paris. Vidal les juge de peu de valeur.

Rovelli (Joseph). Né à Bergame en 1753, étudia •à Milan et y resta jusqu'à sa mort, en 1806. Il a •écrit pour son instrument.

Les deux frères Bertoja furent célèbres a Venise.

Les frères Spotorni sont aussi mentionnés par Gerber comme bons violoncellistes.

Delfino (Alexandre) et Bertuzzi (Alexandre) firent partie de l’orchestre de la Scala vers 1779.

SES VIRTUOSES : ITALIE

Sandonati et Scevioni étaient à Vérone vers

Fenzi (Victor), violoncelliste napolitain, établi à Paris vers 1807, alla ensuite à Moscou où il mourut. Il a écrit des concertos pour violoncelle et quelques autres compositions. Son frère Joseph fit partie de la chapelle de Naples, et fut premier violoncelle à S. Carlo.

Merighi (Vincent) (1795-1849). L’éditeur Jean Canti confia à Merighi la mission d’arranger, pour une édition italienne, la méthode de Duport. Professeur au Conservatoire de Milan, de 1826 a 1849, il fut célèbre par ses élèves, dont les plus fameux sont : Piatti, Quarenghi, Pezze et Moja (cités plus haut).

Son fils et élève Christophe fut pendant quelque temps professeur à l’école de musique de Bergame. Piatti le tenait en haute estime.

Tonassi (Pierre). Né à Venise en 1801, fut à la fois violoniste, violoncelliste et chef d'orchestre. Il fut premier violoncelle au théâtre de Venise. Il a écrit quelques compositions. Il est mort en 1877.

Moja (Léonard). Né à Milan en 1811, mort en 1888, élève de Merighi, fut nommé en 1843 violoncelle de la chapelle de Turin. Il a écrit plusieurs

morceaux pour violoncelle et pour d’autres instruments et une symphonie pour orchestre à cordes.

Parisini (Charles) (1809-1884) fut pendant quarante ans, de 1831 à 1871, professeur au Conservatoire de Cologne.

Curti (Charles). Né en Bologne en 1807, fut l’élève de Parisini, quoique plus âgé que lui, après avoir commencé le violon avec Relia. Vers 1853, il fut nommé professeur à l’école de musique de Parme. En 1872, il se retira à Bologne, où il mourut. Il a écrit plusieurs compositions.

Le marquis Pierre Laureati (1802-1874) fut un violoncelliste amateur très distingué. Il avait un violoncelle de prix signé Nicolas Amati : il fut pendant vingt ans violoncelliste au théâtre de l’Opéra de Londres.

« L’Italie a son Batta, son Seligmann et son Servais, réunis en un seul homme qui s’appelle Pierre Laureati, et le hasard le lit naître marquis, » écrit Montazio dans un éloge que d’aucuns trouveront plus excessif que mérité.

Sborgi (Joseph-Marie). Né à Florence le 30 mars 1814, fut, pendant quarante ans, premier violoncelle au théâtre de la Pergola. Il a écrit plusieurs compositions, parmi lesquelles il faut citer un concerto de violoncelle et piano.

SES VIRTUOSES I ITALIE

Ciaudelli (Gaétan), violoncelliste napolitain, fut professeur au Conservatoire cle Saint-Pierre a Majella, de 184 4 à 1865. N cst célèbre par ses élèves, entre autres Forino père, Laboccctta, Giarritiello et Braga.

Le comte François Valdrighi (1830-1899), de Modène, était un violoncelliste amateur distingué ; il a écrit plusieurs importantes monographies sur les instruments et les instrumentistes, et en particulier : Nomocheliurgographia . « 11 fut un critique mordant, doué d’une excellente mémoire, dit Forino, et d’une âme passionnée du culte de l’art. » 11 possédait une belle collection d’instruments anciens.

Costaggini fut élève du contrebassiste Caraccini. Paganini, en passant à Rome, aimait à jouer avec lui de la musique de chambre. C'est un bel éloge. Il est mort en 1869.

Guarneri (André) (1840-1899). Elève de Quarenghi, professeur à l'Institut musical de Gênes, de 1875 à 1882, s’est adonné à la composition et a écrit un opéra.

Cuccoli (Eugène) (1861-1896) et Arthur, son frère, né en 1869, furent élèves de Serato. Arthur fit partie comme violoncelliste de divers bons orchestres : il fut violoncelle du quatuor Heller de Trieste,

pendant six ans du trio le Xachtigal de Varsovie; il parcourut la Russie. Depuis 1900, il est profes- . seur à l’Institut musical de Padoue.

Mariotti (Joseph). Né en 1856, était remarquablement doué pour devenir un grand artiste :

malheureusement le manque de goût pour l’étude ne lui permit pas d’atteindre une valeur de premier ordre. Il n’eut au Conservatoire qu'un premier accessit. Il fut pendant une dizaine d’années violoncelliste-solo aux concerts Colonne. Ensuite, il jouait plutôt dans les salons où le succès est plus facile. 11 épousa M 1Ic de Lesseps. Il mourut à Paris, en 1899, dans une situation proche de la misère.

Giarda (Louis-Etienne). Né près de Pavie, en 1868, élève de Magrini au Conservatoire de Milan, eut le premier prix en 1888. Professeur au Conservatoire de Padoue et premier violoncelle à la Scala ; il a composé quelques opéras.

MarinelJi (Pierre). Né à Bergame en 1877, était élève de Magrini ; Piatti le tenait en haute estime, ce qui dénote un réel talent.

Linari (Emile) fut élève de Guarneri. Professeur à l’Institut musical de Gênes depuis 1894 : a écrit quelques pièces pour son instrument.

E. NOGUÉ.

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