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naturalise français, a vu de nombreux élèves s instruire a son école; quelques-uns même venaient de la province et s’empressaient de le rejoindre sur les bords de l’Océan à Saint-Palaissur-Mer, où il passe ses vacances, avides de ses leçons et de ses conseils.
Cornélis Liégeois a publié :
L étude complète du violoncelle en trois ouvrages séparés mais se complétant: x* Les Premiers Pas du \ loloncellisle ; 2 0 Quatre-vingt-dix études progressives, depuis la première position jusqu’aux grandes difficultés ; 3 0 L'Art de délier les doigts (Lemoine, éditeur, Paris).
Cette méthode, la plus complète et la plus graduée, est bien faitepour donner les meilleurs résultats. Cet ouvrage est adopté dans les Conservatoires de France et de l’étranger.
Liégeois a aussi publié : six grands duos et huit morceaux divers (chez Biedermann, Leipzig) ; des pièces pour enfants, un trio, divers morceaux (Hamelle, Paris) ; un recueil de 15 pièces progressives (Costallat, Paris).
Papin (Georges). Né à Paris le 26novembre i86o t reçut les premières leçons de son père qui est Fauteur d’une méthode de solfège. Entré au Conservatoire eleve de F ranchomme, il eut le premier prix en 1881.
Dans le but de vulgariser la musique de chambre des compositeurs français, il fonda avec Na-
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daud la société des Quatuors français, plus connue sous le nom de Quatuor Nadaud. Admis à l'Opéra en 1887, il y fut nommé deuxième violoncelle solo en 1889 et premier violoncelle solo en 1901. llabandonna ce poste en 1909 pour se consacrer au professorat. Papin a fait de nombreux conceits en France, en. Angleterre, en Allemagne et en Portugal, etc.
11 succéda à Delsart comme viole de gambe a la Société des Instruments anciens. Membre de la Société des Concerts du Conservatoire, il a été nommé, en 1905, premier violoncelle solo de cette Société. Une qualité de son pleine de charme et de délicatesse, beaucoup d’expression dans la manière de chanter, sont les principales qualités qui ont placé cet artiste aux premiers rangs.
Papin a publié : douze études pour violoncelle seul ; des morceaux pour violoncelle et piano- (Méditation, Mélodie orientale, Prélude, Vieille Chanson, Nuit d’été, Matinée de printemps, Doux Souvenir) ; un Andante Religioso pour violoncelle, harpe et orgue ; un Chant nuptial pour violon,
violoncelle, harpe et orgue; diverses transcriptions (Album mélodique du Violoncelliste, douze mélodies célèbres de Gounod, etc.).
Dressen (François). Né le 23 juillet 1861 a Liège (Belgique), fit ses études au Conservatoire de cette ville d’où il sortit avec la plus haute récompense : médaille en vermeil, concours supérieur.
^ enu a f :>£ir is ) il fut 1 élève de Jacquard et sortit premier prix du Conservatoire en 1885 (premier nommé).
Il est membre des Concerts Lamoureux depuis leur fondation (1881) et premier violoncelle solo u ces concerts depuis 1896.
Dressen fait partie du Double Quintette qui s est fait entendre en Hollande, Italie, Espagne, Angleterre avec tant de succès.
En plus des nombreuses leçons qu’il donne à Paris, Dressen est professeur à la Schola Canto- 1 um (cours supérieur). C est un excellent musicien ■et très bon violoncelliste.
Salmon (Joseph). Né le 5 avril 1S64 à la Haye {Hollande), élève de Franchomme en 1880, au Conservatoire de Paris, et i' r prix en 1883. fut de 1880 à 1882, deuxième violoncelle solo aux Concerts Pasdeloup ; et pendant quatorze ans premier violoncelle des Concerts Lamoureux où il joua pour la première fois les Variations Symphoniques de Boellmann qui sont aujourd’hui si connues. Vers 1892, il fonda un Quatuor à cordes avec Pavot qui lit de nombreuses tournées ■en Allemagne, en Autriche et en Russie, etc. ; depuis quinze ans, ce Quatuor fait toutes les séances de la Société « La Trompette », fondée par Lemoine.
Aux concerts Chevillard et Colonne, en 1910, il joua aussi, pour la première fois, la Symphonie
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Concertante pour violoncelle et orchestre de Georges Enesco.
Joseph Salmon a été nommé chevalier de la Légion d’honneur, à titre étranger. Cet artiste excelle dans la musique de chambre, dans laquelle il peut faire valoir ses qualités de bon musicien.
Ronchini. Né à Fano (Italie) le 23 octobre 1865, fut élève de Serato a l’école de musique de Bologne. Nommé professeur de violoncelle en 1885 a l'Institut musical de Reggio (Italie), Ronchini, pris du désir de voyager, ne garda pas cette place et entreprit diverses tournées en Russie, en Angleterre et en Allemagne et se fixa à Paris où il est actuellement.
Depuis 1903, il s’est fait connaître aussi comme compositeur distingué et a publié plusieurs morceaux pour violoncelle et piano, parmi lesquels il faut mentionner : Adagio et Finale , thème et \ anations, Aria e Capriccio finale; les derniers sont a l’étude aux classes du Conservatoire de Paris.
Hekking (André). Né à Bordeaux le 30 décembre 1866, reçut dès sa plus tendre enfance les leçons de son oncle, Charles Hekking, modeste violoncelliste de province qui était un excellent professcui.
L’Espagne applaudit la première le jeune virtuose à peine âgé de quinze ans. Depuis il fit de nombreuses tournées artistiques en Europe et en Amérique avant de se fixer a Paiis.
Il s’est fait entendre, aux concerts du Conservatoire, chez Chevillard ; il a joué le Concerto de Lalo, celui de Saint-Saëns et le double Concerto de Brahms avec Enesco au Châtelet.
D’un tempérament exubérant, comme un vrai Bordelais, il est plein de gaieté, de simplicité et d amabilité.
C’est un artiste consciencieux qui aime à dire •
« Méfiez-vous du talent, car sans le travail vous ne ferez rien. »
Depuis 1909, en dehors de ses tournées artistiques, il est fixé à Paris.
Schidenhelm (René). Naquit à Strasbourg, apres la guerre de 1870, de parents français ; son pere violoncelliste distingué, élève de Franchomme, lui donna les premières leçons de violoncelle, ntré à dix-scpt ans au Conservatoire de Paris il ut élève de Delsart et obtint son i cr prix à dixneuf ans.
Après un court passage à la Société des Concerts il entreprit la carrière de virtuose et donna dé nombreux concerts tant en France qu’en Angleterre. Pendant la maladie qui devait emporter son maître Delsart, il fut chargé des cours au Conservatoire jusqu’à la nomination de Cros Saint- Ange.
Depuis, Schidenhelm est professeur au « Conservatoire Fémina-Musica ». Un journal musical résumait de la sorte le talent de Schidenhelm : « Son