‹ Le Virgile du Vatican et ses peinturesChapitre 11 sur 30 · LE VIRGILE DL VATICAN · texte numérisé non relu

LE VIRGILE DL VATICAN

3° Minuscule du ix"^ siècle (fol. xxxi, Aen. III, 66 i). Dans le ])l;inc du vers resté incomplet, elle a ajouté rhémistiche de collo fislala pendel en lout petits caractères

l\° Minuscule du x^ siècle. Elle apparaît seulement dans ini ])lanc d'une demi-page laissé dans le manuscrit au seuil d'une lacune de plusieurs feuillets (fol. xxxiv v°). Cet espace a été employé à transcrire les vingt-huit premiers vers de la lacune [Aen. ÏV, qS-i 20)

5° Minuscule du xiii*^ siècle (.•^). Au fol. xl est l'indication : 100 fol.

6° Mains du xiv^ siècle. Elles ont ajouté le vers apocryphe Aen. VI, '?.'\ 1 . au bas du fol. xi.vi v"(^), et mis sur les peintures la |)luparl des annotations en minuscules (pi'on y trouve. Quehpies mots sans intérêt ont été placés çà et là dans les marges [(jais mulier, amen, elc). Plusieuis de ces annotations, souvent assez longues, ont été supj)rimées par lavage ou par grattage à une épo([ue posléiieure, peut-être même au xv^' siècle, car cerlames de ces annotations effacées laissent aj)ercevoir aussi des caractères d'écriture courante de la seconde moitié du w'^ siècle On peut regretter (pie ces annotations modernes aient été effacées; elles nous eussont peut-être conservé des renseignements sur la provenance du manuscrit.

On voit ([ue notre \<)lume a sid)i des corrections ou des annotations depuis sa transcription juscpi'à la lin du xv" siècle. Il est à re-nar(pier (pie j)ersonne n'a .songé à y placer la moindre scolic.

S'il faut conclure maintenant des observations (pii précèdent (piehpie chose de relatif à l'âge du manuscrit, nous nous bornerons à rappeler (juehpies

Une main très diflVMcntc, mais de la nu^nie é|)0(|uo , a »''crit tes mots iinpinçjcrrt (l'ol.xi.iv v°, Aen. V, 8o5) et suinine{{n\. i.wii, Aen. IX, 1.^)1) au-dessus des mots (|u'ils leinplacent dans le texte.

Et non [)as fol. wxiii, v. ()3-ni, roininc le dit Ril)l)e(k (cl'. Pioleg., p. 318).

M. I\il)l)('ck lie l'a pas aper(:u.

La plus inipiirlaulc des adjonctions loul à fait rciceiiles est au bas du recio du foi. xi.ix.

Le reviseur a simplement transcrit dans la niarf,'e les cinq derniei s vci's dr la paye ' At n. \ I , /|()/|-/iq8) sans molli apparent, pcul-élrc parce que les vers doimeni l'explicalion de la peinluip (|ui est au-dessus. Eu lace du v. des (ieu\ textes, la marge de gauche porte le renvoi •/• loul moderne. Cette transri-iplion , <|ui n"a\ait pas été lue, à cause du sérieux grattage (pi'elle a std)i , n'olTrc pas, dans les parties conservées, de dillérence avec le texte en cipilales.

faits bien peu certains. Au point de vue philologique, l'examen qu'a fait Ribbeck des fautes des divers copistes de Virgile ne l'a amené à aucune conclusion pour l'époque de corruption de la langue à laquelle on peut rattacher celle du Vaticanus. Les peintures, comme on le verra, ne nous renseigneront pas davantage. Le caractère de l'écriture, le double alphabet qui y apparaît et qui tend à faire penser à une imitation d'écriture plus ancienne , enfin la présence d'une ponctuation de première époque , voilà autant d'indices qui portent à rapprocher de nous la date du manuscrit. D'autre part, il paraîtrait vraisem- ])lable : i° que le Vaticanus soit antérieur au Mediceus, un de ses correcteurs ayant une écriture à peu près identique à celle du copiste du Mediceus '^^'> ; 1° que le Vaticanus ne soit pas du iir siècle, comme les Bénédictins favaient supposé, mais sensiblement postérieur. Si on veut serrer les conséquences de ces deux faits, en les supposant établis, on arrivera à admettre que le manuscrit peut être du iv*^ ou du siècle. Comme le v'' siècle est rempli par les invasions des Barbares et les ravages de l'Italie, il semble plus naturel qu'un ouvrage d'aussi longue haleine que notre Virgile, orné de grandes peintures presque à chaque feuillet, n'ait pas été entrepris et mené à bien en ces temps troublés. On sera donc incliné à fopinion qui le rapporte au iv° siècle. Mais rien ne s'oppose absolument, il convient de le reconnaître, à le reporter au vi'^ siècle, époque où furent copiés, on le sait, beaucoup d'auteurs anciens. Quelle que soit la date préférée, on sera d'accord pour voir dans le Virgile du Vatican un manuscrit digne de la plus minutieuse étude et un des livres les plus vénérables que l'antiquité nous ait laissés.

Nous sentons mieux que personne ce qu'une conclusion absolue sur cette ressemblance aurait de chimérique. Remarquons cependant que Ritschi, tirant parti d'autres

indices, était arrivé à une conclusion semblable. Quant à la date du Mediceus, on sait qu'elle est à peu près établie par la revision de dg^- (Châtelain, Paléogr., p. i8.)

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