J] KE VIRGILE DU VATICAN
ryslhée (ill, 4); le peintre a choisi, pour les rappeler tous, un des plus célèbres. De l'eau entoure la scène de tous côtés. — k. Peinture effacée et complètement douteuse. Tout le haut a disparu; on voit un personnage assis, peut-être Auguste (III, 82), et deux ou trois personnages debout devant lui, parmi Icstjuels est sans doute le poète mentionné au vers 2 1 . — 5. Les Furies et le Cocyle (111, 38). A la vérité, on ne voit qu'un personnage, entre deux autres, au fond d'une caverne où coule de l'eau. — 6. Peinture elVacée rendant vain tout essai de restitution.
V°, Geonj. m, 1-21
Lacune :
Fol. 1. R", 22-42. [V°, /13G3.
Fol. 2. R", 64-7A; blanc. V°, peint. : Jeiix du poulain de bonne race (Geory.
III, 75 et siiiv.) ; jb Si.
Fol. 3. R°, 82-102. V", peint. : Course de cliars (111, io3 et suiv.); io3-ilO. Fol. à. R", m i3i. V°, i32-i45; blanc]
Fol. 11. K", peinture 2 occuj)ant toute la page (M. ix); les couleurs sont j)resque partout effacées; le côté droit du folio a disparu, emportant une partie j)eu considérable de la peinture : Précautions des (jardiens de troupeaux contre le taon [Geon/. 111, (!t suiv.). A gauche est assis lo fleuve Tanagre , une draperie verdàtre sur lesjandjcs, un roseau à la main, et laissant tomber l'eau d'un vase penché; au-dessous, l'inscription [TAN]ACER [sicciripa Tanacri, leçon du ms., vers 1 ô 1 ). Dans le haut, Junon, dont le buste sort des nuages, préside à la scène, un long sceptre à la main; sur .sa tète, le mol IVNO (elle est mentionnée aux vers 162-1 5.i). I n gardien aiguillonne et pousse devant lui une vache pleine; à droite, une femme, reconnaissable seulement à sa coiffure et vêtue d'une tunitpie bleue, chasse à coups de fouet une autre vache bondissant sous les pi(p\res du taon. (]elle-ci avait à peu près disparu dans la peinture, et une main moderne en a refait inexactement les contours à l'encre.
V", 1 /|G-i G2. Blanc de 4 lignes. Les premières lettres de cha([ue vers man- (juent; vers la fin il en mancjuc juscju'à onze.
L'empreinte d'encaclremcnt qu'on liomc ici se nipiioilc à la peinlure 1. Eu général, nous ne sijjMialorons j)as les empreintes provenant des peintures conservées en (ace.
60 PIERRE DE NOLHAG. [740]
Fol. III. R", peinture 3 (M. x) : Les veaux [Georcj. III, i63 et suiv.). Au premier plan, à droite, un paysan met à deux jeunes veaux les colliers d'osier (i66); à gauche, un autre trait une vache (cf. 176-178). Plus loin, d'autres veaux errent en liberté. Les corps ont presque entièrement disparu avec le fond blanc sur lequel ils ont été peints; les têtes peintes sur fond rose ont mieux résisté. Au second plan est un bâtiment de ferme et sur le seuil un char, où Mai a placé arbitrairement une figure, et qui rappelle les vers 170- 178. Le paysan, assis très bas pour traire, est vêtu d'une exomis jaune, rehaussée d'or; c'est le costume ordinaire des paysans dans nos peintures. L'autre personnage est à peine visible. Un arbre occupe la gauche du tal3leau, et l'on voit des feuillages derrière les bâtiments.
Fol. V (transposé par erreur de reliure avant le fol. IV). R", 189-208. Rlanc d'une ligne.
V°, peinture ^ (M. xi) : Le combat des taureaux [Geory. III, 2 1 7 et suiv.). Au premier plan, deux taureaux se précipitent l'un contre l'autre, les cornes baissées [versaque in obnixos unjcntur cornua). Deux arbres piniformes précisent le lieu de la scène [reboant silvae). A gauche, au second plan, une vache i)lanche observe paisiblement le combat (219). A droite, le peintre a représenté un taureau vaincu, d'un autre poil que les deux combattants, meurtrissant de ses cornes le tronc d'un des arbres [arboris obnixus trunco). Cette peinture est d'une belle exécution et mieux conservée que les précédentes.
Lacune :
Fol. 5. R", 2i5-235. [V, 236-2/ii; peint. : Effet de l'amour chez les animaux
[Georg. III, 242 et suiv.); Les cavales (III, 266 et suiv.). Fol. 6. R°, 242-262 fi).] V\ 264-284.
Dans notre restitution, le vers 263 est supposé manquant au Vaticanus. Cette suppression est nécessaire pour remplir normalement le feuillet vi. Mais le caractère de la restitution est ici trop incertain pour que le
fait soit considéré comme établi. M. Ribbeck a conjecturé que ce vers, dont Servius ne parle pas, était une interpolation, et il voit du reste , dans tout le passage, des traces de plusieurs rédactions.