LE VIRGILE DU \ ATICAN
droite sur l'rpaiile de celui qui le précède. De l'autre côté, trois clievaux en liberté, dont deux, ont la téte baissée, avec l'inscription en minuscule pascuntur equi^^K Deux chars de course, deux boucliers, deux épées, le tout avec des traits d'or, gisent sur le sol jaune pâle. Deux couples d'hommes nus, diversement groupés, s'exercent à la lutte [conlendunl ludo et fulva luclantur arena). A l'angle du haut de droite, Orj)hée, portant le bonnet phrygien, la clilamyde et une longue robe de couleur rouge ( loncja cum veste), esl assis sur un rocher, appuyant contre son bras droit la lyre à cin([ cordes et tenant le pecten de la main gauche. 11 esl, comme on le voit, très dillérent par le costume de l'Orphée de la peinture 8. Inscription : ORFEVS.
Fol. LUI. IV', 057-008. Hianc de y lignes.
V°, pointure 37 (M. l) : .Musée (juide Ence cl la Sibylle , \l, 00() et suiv.); Réunion d'Enée el d'Anchise (08^| et suiv.); Les ânicx au bord du Lélhé (703 el suiv.). Les détails de celte triple peinture sont empruntés aux vers qui la suivent juscju'au vers 7 1 5. Trois j)ersonnages sont debout dans le haut à gauche, sur une éminence (lioc supcralc jufjum): Enée, la Sibylle et Musée. Ce dernier, dont on dislingue à peine les contours, était vélu de blanc. Mai l'a restitué à lort sous la forme d'Anchise. Au-dessous de ce groupe, au premier plan, on revoit Enée embrassant Anchise. Anchise j)arail vêtu de la robe blanche que nous retrouverons à la peinture 38, mais on reconnaît à peine les contours du corps. A droite, un fleuve noirâtre; (piatre personnages nus se penchent el y |)uisenl à plcnics mains; trois sont dcbonl et ])()i\cnl l'eau recueillie, et trois autres, placés derrière les j)remiers, altendeni Inir tour et tendent les bras; leur impatience parait interpréter ()uac lucis miseris tain dira cupido? A l'angle inférieiu* de dioilc, (piehpies rochers remj)lis.senl le vide laissé par le cours du lleuve. Les corp^ j)encliés sont à j)eine \isil)les, tant la peinture a soulVert, les couleurs n'ayant pas tenu sur le fond violet de l'ensemble. Mai n'a pas signalé les deux noms Encas, Incluses, écrits en nn-
Kile esl (MiiprimU'c au v. ()r)3. La précédente. Iiipmliuntcs , qui esl de la nuMiie ninlu, n'est rappelée par aucun mol dans le texte do \ ir<,'ilc, ni dans Servius.
nuscule au-dessous du groupe inférieur, et il a fait descendre beaucoup trop bas le sol qui supporte le groupe supérieur. 669-676.
Fol. LIV. R", 677-697. V°, 698-718.
Fol. LV. R°, 7 1 9-789. V", 740-755. Blanc de 5 lignes. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 9 lignes.
Lacune :
Fol. 85. R°, peint. : Anchise montre à Enée la suite de ses descendants {Aen. YI, 766 et suiv.), 756-764. V°, 765-?
Une ou deux peintures dont on ne peut restituer le sujet se rapportaient à la prédiction d'Anchise sur la race romaine. Le peintre n'avait pu manquer de représenter les rois et les illustres Romains décrits avec une sobre précision par le poète.
Fol. 86. R°, ?-85o. V°, 85i-853. Peint. : Enée aperçoit les deiix Marcellus [Aen. VI, 854 et suiv.); 854-857.
Fol. LVI. R", 868-872. Empreinte d'une peinture au milieu de la page, au-dessous de 3 vers, au-dessus de /i. Le bas du parchemin a été coupé pour utiliser le blanc qui se trouvait au verso ; on a emporté en même temps 6 vers au recto (873-878).
V°, 879-892. Il y avait au-dessous un blanc de 7 lignes.
Fol. LVn. R°, peinture 38 (M. li) : Enée et la Sibylle sortent des Enfers [Aen. VI, 893 et suiv.). Tout le fond du tableau est violet. Anchise, à gauche, debout dans une espèce de toge blanche, fait un geste d'adieu. Au fond s'élève une grande construction, composée de deux portes monumentales ayant chacune la forme d'un arc triomphal; au-dessous, le mot PORTAE. Celle de droite (CORNEA) montre dans son ouverture une ombre épaisse, indiquant cpi'elle est le chemin des ombres. Celle de gauche (EBVR.NEA), au contraire, n'offre pas un fond différent du reste du tableau. C'est par là que passent la Sibylle avec Enée, celui-ci se retournant une dernière fois vers son père. Outre les inscriptions ci-dessus, on lit sur le sol le nom de chacjne personnage.
V", 900-90 1 . Blanc (le 1 9 lignes. Au-dessous du dernier vers est une ligne d'ornements simples à l'encre noire (/v/v/va/a/ A/va/ a/a/), qui indique la fin du livre VI. Sur le blanc se voit l'empreinte d'un encadrement circulaire cjui occupait le milieu de la page placée en face et dont la peinture senait de frontispice au livre VII.
Lacune d'un feuillet et de 2 peintures :
Fol. 87. R°, peinture de forme ronde, dont il est impossible de deviner le sujet. V°, peint. : Obsèques de Caiète (1 et suiv.); liv. VII, i-fi.
Fol. LVlll. R°, 5-9. Empreintes d'un encadrement, ne laissant au bas de la page cpie 4 lignes.
Peinture 89 (A. xxv, 1 ; M. La Jlottc Iroycinie passe devant le rivage de
Circé{Aen. VII, 1 o et suiv. ). Deux grands vaisseaux sont au j)remicr plan , avec lesTroyens présentant de face leurs boucliers rouges. La proue porte une sorte de crosse dorée et un éperon égalemeni doré; elle est peinte en rouge et en violet, ainsi que la balustrade du banc des rameurs, dont le centre est doré. L'arrière est jaune violacé ; les camerae sont rouges et le rang des rames était violet. Derrière les vaisseaux, le rivage se courbe en forme d'anse. Sous un bois sont plusieurs constructions basses à fenêtres grillées et à toits rouges ; l'une d'elles est ouverte et figure une étable. Devant une table longue et carrée portant sur des tréteaux, sont assis (piatre petits personnages vêtus de blanc et d'un manteau rouge orangé; ils ont des têtes d'animaux. Deux plats sur la table seml)lent cliargés de viande rouge. Auprès d'eux, Circé en robe blancbe lève la main droite pour des incantations (-1 On la revoit ])lus loin, tout à droite, dans la même attitude, devant imc sorte de métier vertical appuyé siu- le sol par deux montants d'or [anjulo tenues percunens pectine telas). Les vaisseaux ont particulièrement soullert : le rang des rames du premier vaisseau s'est entièrement écaillé, et une main s'est plu à ajouter à l'encre quebjues traits à la poupe du second. Une grande taclie à l'angle du baut à droite et une autre au bord du rivage paraissent provenir de la peinture «pii se trouvait en face.
V°, io-3o.
Mcluiujes d'arcli. et d'Inst., 1\, pl. \. — ■"' Mai la roprôsonio à tort avor dos f;nirlaiulc8 autour de la robe ; il a été trompé par un dépôt de couleur provenant de la peinture du fui. i.wxvu.
la.
Fol. LIX. R", 3i-5i.
Peinture [\o (M. lui) : Prodiges dans la maison de Latinus [Aen. VII, 59-80). Le peintre a réuni deux scènes qui se passent à quelque intervalle dans Virgile : le prodige de l'essaim d'abeilles et la flamme sur la tête de Lavinie. A gauche, une porte de temple à fronton, soutenue par des colonnes cannelées, se présente de face; à côté, derrière un petit mur, le tronc du laurier; au-dessus du toit volent une douzaine d'aljeilles d'or. Dans l'arbre, un cercle percé de trous, qui doit représenter une ruche. Occupant le centre du tableau, le vates du vers 68 montre de ses deux doigts levés le prodigieux essaim. Sa tunique est blanche, à bandes verticales violettes, et son pallium est violet; il porte une couronne et tient un long rameau de la main gauche. A sa droite, sur l'autel orné de feuillage, flambe le feu du sacrifice [casiis adolet dam altaria taedis). Latinus y verse une libation avec une patère d'or; de la main gauche , il relève son manteau et tient en même temps le long sceptre royal. A côté de fautel est un jeune camillus aux longs cheveux, vêtu d'une robe blanche à bandes verticales violettes; il a les pieds nus et porte un plat long contenant trois objets rougeâtres. Derrière se tient Lavinie, un très long voile blanc ramené autour d'elle et laissant voir le patagium de la tunique; audessus est une large flamme rouge (cf. et suiv.). Chaque personnage est debout et a près de lui une inscription : VATES, LAVINIA, LATINVS, MI- NISTER.
Lacune :
Fol. 88. R°, 59-79. [V% 80-100.
Fol. 89. R°, 101-111; blanc. V", peint. : Bepas des Troyens 'dévorant leurs
tables {Aen. VII, 112 et suiv.); 112-116. Fol. 90. R°, 117-137. V°, i38-i5i. Rlanc.
Fol. 91. R", peint. : Enée envoie une ambassade à Latinus (VII, i52 et suiv.), 102-157]. V°, 158-178.
Fol. LX. Ii°, 179-1 94. Blanc de 6 lignes; la sixième est occupée par le vers 188, rattaché au texte par un renvoi.
V°, peinture (A. xxv, 2; M. liv) : Les envoyés d'Enée sont reçus par Latinas au temple de Ficus {Aen. VU, 195 et suiv. ). La peinture est ici en dis-
sentiment avec le texte : Virgile dit avec insistance qne Lalinus reçoit les envoyés dans Tintérieur du temple [inlus iemplo) , tandis que le peintre le montre assis devant les degrés. Son costume diffère de celui de la peinture précédente, en ce qu'il porte une tunique blanche. 11 tient le sceptre et lève deux doigts de la main droite; un serviteur vêtu de vert est debout derrière le solium, la lance à la main. Cinq Troyens sont devant le roi, vêtus de diverses couleurs, deux avec des braies rouge orangé. Le premier, évidemment llionée, parle ayant les deux doigts levés. Les autres portent des j)résents, la tiare, les vêtements, le sceptre et la patère de Priam. Le fond du tableau est rempli par des troncs d'arbre et des feuillages très épais [liorrenduin silvis, 172). Au milieu et occupant presque toute la largeur de la peinture, s'étend la façade d'un magnifique temple. 11 a, de front, huit colonnes corinthiennes cannelées, et raj)pellerait le Panthéon de Home, si le fronton où sont sculptées quatre ligures n'était un peu aplati et si fentre-colonnement qui laisse voir la porte de la cella n'était plus large que les autres. La voûte en caissons du portique est peinte en jaune, et les battants de la porte, (pii est fermée, sont dorés. On lit les inscriptions LATINVS, TROIANI. Huit sveltes statuettes se détachent en noir sur les colonnes blanches. Ce sont sans doute les statues décrites par \ irgile comme placées dans le vestibule du temple '\ cjji<jics ex online avorum Aniiquu e cedro, 177). Le peintre avait conuDencé par peindre en blanc les colonnes et les trois degrés du portique a\aMl de placer ses personnages devant le temple; les couleurs des vêtements, (|ui se sont trouvées posées sur le blanc, n'ont pas tenu.
1 9r)-s?oo.
Fol. LXl. 11°, 201-9.2 ..
Fol. LXII. R", 2/1:^20;^.
V°, 2G/1-273. Blanc de 1 1 lignes.
. Fol. LXIII. \\°, peinture /|2 (M. i.v) : Lalinus ronfiédie les envovcx Iroycns avec des présents [Aen. \\\, 27/1 et suiv.). Trois ( li('\aii\, harnachés, comme le décrit ^ irgile, avec des selles multicolores à franges de couleurs variées et
des phalerae d'or, sont amenés par trois serviteurs, pieds et jambes nus, en simples exomis. Dans le fond un autre serviteur conduit deux autres chevaux par la bride ; ce groupe est très petit. Les Troyens ne sont plus que quatre et le temple a disparu. Trois Troyens se retournent vers les chevaux; Ilionée, cpii n'a plus le même costume qu'au tableau précédent, continue à parler à Latinus, qui étend vers lui la main droite ouverte. U y a toujours un serviteur avec une lance debout derrière le roi , mais il porte la tunique blanche et le paludamentam violet. Le soUum est ici très distinct : c'est un siège de bois carré, dont le dossier est plus élevé que les épaules de la personne assise et dont les bras sont massifs; les quatre pieds sont formés par le simple prolongement des montants; quelques moulures très simples ornent les panneaux.
Fol. LXIV. R°, 302-322W.
V°, peinture li5 (M. lvi) : Junon et Allecto [Aen. VII, 32 3 et suiv.). A gauche est Junon vêtue de blanc et sans le diadème qu'a supposé Mai; elle a la tête couverte, et une large bande violette descend sur le devant de sa robe. Son sceptre d'or s'appuie sur le sol. Elle tend sa main ouverte vers celle d' Allecto , qui occupe le centre de la composition. La tête de la Furie est entourée de serpents; elle porte des calcei lacés de rouge, une grande tunique rouge, douljle et serrée sous le sein, et un manteau vert jeté sur l'épaule gauche. Elle tient de la main gauche sa torche enflammée et la penche sur le bras. On lit les deux noms IVNO, FVRIA. La droite de la peinture est occupée par un antre dont les pierres de la voûte d'entrée , au lieu d'être violacées comme dans les autres peintures, ont une teinte verte plus naturelle.
Lacune :
Fol. 92. R% 33o-35o. [V°, SBi-Syi.
Fol. 93. R°, 372-377; peint. : Fureurs d'Amata [Aen. VII, 385 et suiv.); 378. V°, 379-399.
Zangemeister et Wattenbach, Exempla cod. Int., pi. XIII.
Fol. ()/|. R", /iOO-42o]. V, peint. : Allecto excite la colère de Turnus (VII, 42 i et suiv.) ; 421-427.
Fol. LXV. R°, 4 28-/1/18. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 7 lignes.
V", 449-/169. Empreinte au milieu de la page, au-dessous d'une ligne, audessus de 7.
Lacune d'un feuillet et de 2 peintures :
Fol. 95. R", 470. Peint. : Tunnis excite au combat les Ilutiiles contre les Troyens [Aen. VII, 471 et suiv.); 471-477. V°, 478-482; point. : Ascagne blesse le cerfdeSilvia (VII, 483 et suiv.); 483-485.
Fol. LXVI. H°, /|86-5o2. Blanc de 4 lignes. Empreinte au milieu de la page, au-dessous de 5 lignes, au-dessus de 3.
V°, peinture 44 (A. xxv, 3; M. LVin) : Le cerf blessé se réfugie auprès de sa maîtresse [Aen. VII, 5oo et suiv.); Soulèvement des paysans contre les Troyens (VII, 5 1 9 et suiv.). A gauche, un cinquième de la peinture a disparu. Il \ avait une femme, Silvia, debout devant la porte d une grande construction; son bras, qui est conservé, se tend vers un beau cerf au collier rouge (pii avance une patte de devant et dont la poitrine blessée laisse couler à terre un flot de sang [saucius al quadrupes . . .). La |)einlure ayant .soullert de bonne heure, on a refait à l'encre certains contours du cerf; ces contours sont très grossiers, indignes du peintre, et le dessinateur de Mai a eu le tort de les reproduire au lieu de chercher les traits primitils encore visibles. Le toit de l'édifice est surmonté d'un tout petit personnage, en tunicpie rouge, |)orlant à sa bouche ime longue trompe; c'est AUeclo qui appelle au (onihal toute la contrée [Ardua lecla petit slabuli). A droite se développe une autre scène. Les paysans au nombre de cinq, le manteau sui" le bras gauche et levant une hache de la main droite, se précipitent sur les Troyens, vêtus de la cotte de mailles indiquée par une teinte bleue semée de points noirs; (juatre Troyens ont la lance en arrêt et présentent de face de grands bouchers rouges à reflets d'or^'';
Mai n'a pas distingué la téle du plus élevé des 'Iroyeiis à bouclier; le dessin de sa pul)licntion donne une lance el un bouclier qui ne sont tenus par personne.
un autre, le plus éloigné, bande un arc doré. Trois corps vêtus de Vexomis jaune des paysans sont étendus, parmi d'énormes flaques de sang, entre les deux groupes. Deux portent les noms d'ALMO (532) et de GALESVS (535); au-dessus du combattant le plus élevé de chaque troupe, on lit : AGRESTES, TROIANI; enfin, auprès du cerf, est l'inscription en minuscule cemus siluie. 5o3-5o9. • Lacune de 2 feuillets :
Fol. 96. R°, 5io-53o. V°, o3i-55i.
Fol. 97. R°, 002-572. V", 573-593.
Fol. LXVII. R°, 594.-606. Blanc de 1 1 lignes. Les vers 595-597 sont dans la marge supérieure avec un renvoi. On ne lit plus que la première moitié de tous les vers, car la moitié du parchemin a été déchirée
V°, peinture 45 (M. lix) : Janon ouvre le temple de la Guerre [Aen. VII, 607 et suiv.). La partie qui reste à droite montre Junon en tunique blanche et or, au patagium violet, son manteau blanc flottant derrière elle en demi-cercle, et les bras nus chargés de bracelets d'or. Sa main droite maintient ouvert l'un des battants de la porte d'un grand édifice à fronton blanc et à tuiles roses, qui représente le temple de la Guerre ; on ne voit rien à l'intérieur. Dans la partie qui manque, et où Mai restitue sans vraisemblance un long temple, se trouvait probablement la prise d'armes des villes du Latium (623 et suiv.) ou peut-être la retraite de Latinus refusant d'ouvrir les portes sacrées (616 et suiv,).
607-61 3 (les derniers mots seulement). FoL LXVm. R°, 61 4-63/1.
V°, 635-646. Blanc de 9 lignes. Fmpreinte en haut de la page, au-dessus de 9 lignes.
Lacune : 1° Fin du livre VII.
Fol. 98. R°, peint. : L'armée des Latins, Mézence, Lausus, etc. [Aen. VII, 6^7 et suiv.); 647-655. [V°, 656-676.
L'empreinte qui se trouve sur cette page, et parait au premier abord provenir d'une peinture placée avant 586 , vient tout simplement
de la peinture 44; on peut s'en assurer en rapprochant des vides de ceile-ci les dépôts de couleur de notre page.
Fol. 99. R°, C77-697. V°, G98-718.
Fol. 100. R", 719-739. V°, 740-760.
Foi. 101. K°, 7O1-781. V°, 782; peint. : Tiinius \U, 788 etsuiv.); 783-791. Fol. 102. R», 792-802; peint. : Camille (VII, 8o3 et suiv.). V°, 8o3-8i7. Rlanc. Fin dii livre \ II.]
2° Début du livre VIII :
[Fol. io3. R", peinture occupant toute la page et servant de frontispice au livre VIII : Le Latiiim en armes; Tarnm envoie Vennlus à Diomède lAcu. Mil, i et suiv.). V°, blanc.
Fol. lO^. R°, 1-21. V°, 22-27; l'f^i'it. : Le dieu du Tibre apparaît à Enée endormi (VIII, 3i et suiv.).
Fol. io5. R°, 28-/i9('). V% .■)o-70.]
Fol. LXIX. K", peinture f\() (M. i.x) : Enée renconlrc la laie blanche au bord du Tibre [Aen. VIII, 68 et suiv.). Près du rivage, Enée, debout, .se tourne vers la forêt de Laurentum (sur sa tète, AEN); son co.stume est très différent des précédents. Il tient dans ses mains unies [palmis sus(inet) et réj)and .sur le sol de l'eau, maladroitement figurée par un énorme flot bleu. I)rii\ ;iibres seulement in(b([uent par des feuillages très épais la magnili(pie forêt de chênes. Sous les arbres, en face d'Enéc, est une énorme laie blanclic [candida per silvam. . . ), sous le ventre de la(juclle se pressent deux rangs de jjetils; on voit un troi-sième rang derrière; en tout, trente petits (cf. Ii\re III, .'^(ji : Tri(jinta capilum feins enixa). La laie a été redessinée à l'encri' (juiiiid ( iic ( onmiençail à s'effacer.
Va\ iulniett'iiit (pio \i\ niaïupiail au Valicuniis comme au Palutinns et au Mediceiis. Les vers où Ilcyne et l'eerikanip voient une interpolation, et (pie M. Uil)beck pense avoir été introduits par les amis de Virgile, figuraient sans doute au Volicanus; on volt, en cITot, que les l'eulllets perdus se restituent à merveille en supposant la présence de ces vers dans le texte manquant. On n'en peut cependant rien con dure absolument, car les l'euillels se restitueraient aussi régulièrement en admettant (pu;
1 interpolation suj)posee par Iles ne (/ji-'ig) ne fipnrAt pas dans le Vaticamis. On aurait :
Fol. lo.i. R°, i-ai. V, ïî-35; hlanr.
Fol. lOD. R°, peint. : .lô-ig ( 11 'omiiinnl que 6 lignes). V°, 00-70.
La peinture alors serait placi'e immédiatement a\aut le discours du dieu du 'l"il)re, au lieu de l'être avant le récit de son apparition. Toutefois c'est avant le récit que sont placées les peintui'es 1.^) et ao représentant les autres apparitions pendant le >onnneii d linée.
IVr*l«EBII KATIOI«LI.
V°, 78-98. Empreinte au milieu de la page, au-dessous de trois vers, audessus de cinq.
Lacune : 1 ° Fin du livre VIII. On y peut supposer une vingtaine de feuillets et environ 8 peintures :
Fol. 106. R°, 99-101; peint. : Evandre offre un sacrifice à Hercule [Aen. VIII, 102 et suiv.); Les vaisseaux troyens apparaissent sur le Tibre (107 et suiv.); 102-106. V, 107 ?
Les autres peintures du livre VIII pouvaient être consacrées à l'accueil d'Énée chez Evandre, au mythe de Cacus, au bouclier d'Énée etc.
2° Début du livre IX : 2 feuillets et 2 peintures :
Fol. 107. R°, peint, occupant toute la page, servant de frontispice au livre IX : Iris descend du ciel pour parler à Turnus [Aen. IX, 1 et suiv.). V, blanc.
Fol. 108. R°, 1-2 1. V° 22-24; peint. : Marche de l'armée latine (IX, 25 et suiv.); 25-3 1, ne pouvant occuper plus de 5 lignes (2'.
Fol. LXX. R°, 32-52. Empreinte au milieu de la page, au-dessous de 3 lignes, au-dessus de 5.
V°, 53-68. Blanc de 5 lignes. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 6 lignes.
Lacune de 2 feuillets et de 2 peintures :
Fol. 109. R", peint. : Turnus essaye d'incendier la flotte ti'oyenne [Aen. IX, 69
et suiv.); 69-74. [V", 75-92. Blanc.
Fol. 110. R°, peint. : Jupiter accorde à Cyhèle sa demande en faveur des vaisseaux
troyens (IX, 98 et suiv.); 93-96. V°, 97-ii7(^'.]
La forge des Cyclopes est déjà le sujet de la peinture 7.
Nous écartons naturellement du Vaticanas 29, qui manque au Palatinus , au Mediceiis , au Romanus ; mais il faut admettre que , dans ce passage, un second vers était absent du Vaticanus , au moins du texte de première main.
On croirait trouver ici une exception à la règle des peintures toujours placées après une ponctuation forte. Mais il faut remarquer que
le sens est complet à partir du v. 118, placé immédiatement au-dessous de la peinture, et que le passage peut se lire indépendamment des mots et sua qaaeque qui terminent 117. Il pourrait du reste se faire que ces trois mots, d'un heureux mouvement sans doute, mais non indispensables au sens, aient été ajoutés après coup pour remplir les deux derniers pieds de l'hexamètre et qu'ils appartiennent à une recension postérieure à Virgile. Il est possible, dans tous les cas, que le Vaticanus ait
Fol. LXXL R°, peinture h'] (M. lxii) : Les vaisseaux chamjés en nymphes [Aen. IX, 1 1 8 et suiv. ). On a interprété faussement le sujet, qui est bien le prodige des vaisseaux et les résultats qu'il produit chez les Rutules. Trois vaisseaux à droite subissent la métamorphose : on voit encore le banc des rameurs, mais la proue est déjà un corps de femme lancé en avant sur la mer [demersis aequora rostris Ima pelant). La côte est rocheuse et se replie, dans le haut du tableau, où sont quelques arbres; une teinte rose, répandue sur cette partie, donne l'idée de l'éloignement. Au premier plan, trois cavaliers fuient la côte au galop [turbatis Messapus equis); les noms de MESSAPVS et TVRNVS sont inscrits. Messapus et le troisième cavalier ont une cotte de mailles (jui leur enveloppe la tête et un bouclier rouge. Tumus, en tunitjuc d'or, manteau rouge, le casque d'or en tète surmonté d'un panache rouge, porte un bouclier doré et lève le bras comme s'il ralliait ses compagnons effrayés. Une troupe de soldats à pied débouche d'un chemin dans les rochers; à leur tète marche un chef dont le costume est pareil à relui de Turiuis. Tous les personnages ont double lance à la main.