‹ Le Virgile travesti en vers burlesques (volume 2)Chapitre 89 sur 116 · LIVRE y. KH · texte numérisé non relu

LIVRE y. KH

Comme nourrice et gouvernante;

Elle était fameuse pédante,

Qui cent fois fouetta pour rien

Les filles du roi Phrygien.

Cette vénérable antiquaille.

D'un ton de chatte qui criaille,

Quand Iris lança le tison,

Allongeant son grand cou d'oison,

Proféra ces mêmes paroles :

« N'étes-vous pas de grandes folles^

« De croire que c'est Béroé?

« Le personnage est bien joué...

« Mais fort peu souvent je m'abuse,

« Et quoique je sois bien camuse,

« Je trouve ici bien du qu'as-tu ,

« Autant que ferait nez pointu.

c La Béroé gtt dans sa chambre, '

« Souffrant du mal en chaque membre.

« Outre un fort grand dévoiement ,

« Qui la fait jurer diablement

« De n'être pas coihme les autres,

« A réciter des patenôtres ,

« Et requiescat in pace ,

« Pour maître Anchise trépassé.

« Pour celle-ci, la malepeste,

ff C'est une donzelle céleste ,

« Son gousset sent le romarin...

« Remarquez bien son air divin ,

« Son visage, son encolure ,

« Son ton de voix et son allure. *

Ainsi damePyrgo parla.

Dont depuis tout fort mal alla :

Cette harangue suasoire Fut d'abord difllcile à croire j

m L'ÉNÉIDE TRAVESTIS.

Les biens promis par le Destio ,

Dans le joli payslalin,

Les rendaient un peu retenues j

Et les tempêtes soutenues ,

Ne les persuadaient pas peu y

De mettre leurs vaisseaux en feu.

Elles ne savaient donc que faire j

Mais Iris, pour finir l'affaire.

Soudain se débéroïsa ,

Sa forme redivinisa,

Fit voir son arc dans une nue,

Et de ses ailes soutenue,

Fut vue assez longtemps voler,

Puis après se perdit dans l'air.

Il n'en fatlut pas davantage ,

Les Troyennes pleines de rage.

Sans Caire aucun raisonnement,

Hurlant diaboliquement,

Ainsi que font les possédées,

De leur seule fureur guidées ,

Au grand mépris des Immortels

Saccagèrent les quatre autels

Du vénérable Dieu Neptune;

Chacune endiablée, et chacune,

Et du Destin, et d'Jlnéas

Ne faisant que fort peu de cas.

Par ces femmes de feux armées ,

Furent aussitôt enflammées.

Les pauvres galères du port ;

Le feu courant de bord en bord ,

Des cordes humides et sèches

Fait en moins de rien mille mèches.,

Dévore le haut et le bas ,

Gagne les voiles et les mâts,

mt^§ y. 407

Par raille ûmfm fW'M P^y^^t .

Qui se fqatp^rlai^ çl^p-ypie :

Bref, tout le ^ç, \m peiftt %V^^ J^on, Devint ^ flc» A^ ^WB^ cb^riqui Et les galères de ilo|.t^mte^ Deviennent gi4i^r^ ^^^^

Euqtélus pomrul; ^ gpsfjs (^af Fair<9 ^vpijr Qe piteux ca^, U IJPMPHe fut bientôit cfW , .

Car la Smm^ ii^m apçrne.

De bien )i)iJ^pa|!^sa^ d^^ ra|r.

Faisant ^Mflfi^Uf s y9lsr-

Chacun coji^m. yer§ ïs fiy^gs ;

Ascaniu^ çiM^ l'f^v^njtiMCQ ,

A iWni^ ^ pi» bpn cpiirji^r^

D'arf wr Jftut Jjé ^ Rff «i^r- .

0 carognes ^ pjif^ poplpjj^ ?

Les plus lo^ffiU^Qi^ du m^^\ Qu'fMjH iîfiyr^); ^Sfownçi: 4^. coups, Cria-t-jl, AM^ <}>?We ay^z^-yqu*.

De brùlejr fîûs y^e^x y i^t f^ç Pis g)^ 1^ Gr^gppj^ a4.vprgaivfi»

Qui \(^ bciW^ q|ie m WaiSW?» • Où troiiypj^zrvqu^ (tes f ai^)^& Pour une ifabispa si op^r^ , Et qui j^Of^is fa pourra crqit:^ ?

Vous avçz l)f KJé yotrp c^ppiiTt

Vi^UI^P gaup^ k regprjt npiir, Qui pQ^rîi«^ .4'éfrê twftées ,

Et dos et yeptre b^tPQ^^e^ : Ea cpM^vint fpj poinixip up fou, J'ai pensé me i;pfpp9 )# eoi) , Et ppj^rcfi b^pu feji (jL'^rMfic», J*ai laissé là (non exercice. »

Ayanl dit tout cela d*un ton D'aveugle qui perd sod bâton , It jeta par terre son easque.

.Enéas, courant comme un Basque, Arriva là tout forcené, De ses Troyens environné.

Quand il vit de près le désordre , Il se mit ses deux mains à mordre, - Criant : « Où sont donc ces guenons?

« Où sont ces infâmes démons ?»

Biais les càgnes , la chose faite , - Avaient sonné pour la retraite.

Feignant de s*en aller pisser.

Et cherchèrent pour se musser, Qui, quelque rocher, qui, quelque anCre, Donnant, et la Déesse au diantre » > * El la Junon qui l'envoyait , Qui peut-être aiois en riait. ' Elles n'eli faisaient pas de même ; Comme leur rage fut extrême y Le remords du prince ofiFensé Les troubla plus qu'on eût pensé.

Junon , n'étant plus dedans elles , Qui de ces pauvres demoiselles Avait rendu les esprits fous, * • Elles fourrèrent dans des trous Leurs têtes faibles les premières , Ne montrant rien que les derrières , Qui sont; comme on sait, moins honCeox, Que les visages vergogneux.

Mais à des vaisseaux pleins de braise.

De quoi sert une synrlérèse, Puisqu'on n'y fait rien avec Teau ? ' Tout y rebrûle de plus beau,

Page 1