‹ Le Virgile travesti en vers burlesquesChapitre 14 sur 227 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Et peut-être sera plus belle; Puis vous le verrez sans échelle, Un beau matin, monter aux cieux Pour être un de nos demi-dieux.

Mais sachez, s'il vous faut tout dire, Que pour établir son empire Il aura bien à dégainer, Et bien des combats à donner Contre un peuple fier et barbare, Et qui frappe sans dire gare; Mais si bien il escrimera, Que de tout à bout il viendra, Et, de farouches comme bêtes, En fera des gens fort honnêtes, Qui sauront faire complimens, Et bien jouer des instrumens. Trois fois les prés auront des herbes, Et les jaunes guérets des gerbes, Et trois fois, durant trois hivers, Ils seront de neige couverts (Cela veut dire trois années), Que, toutes guerres terminées, Et tous ses ennemis vaincus Par le tranchant de son Malchus *, Il régnera roi pacifique; Et pour monsieur son fils unique Ascagne, qu'on nomme Iulus (Qu'on nommoit autrefois Ilus, Devant qu'Ilium la superbe, Devînt un champ brûlé sans herbe), Trente ans entiers il régira Lavinium, qu'il quittera Pour faire une ville nouvelle Appelée Albe, sur laquelle D'Hector les généreux enfants Régneront durant trois cents ans, Jusqu'à tant qu'une reine nonne* Mette au jour sa race bessonne3, Dont Mars, le dieu gladiateur, Passera pour fabricateur.

Et puis après, son fils Romule,

A l'imitation d'Hercule, Portant au lieu de justaucorps Peau de louve, poil en dehors, Ramassera par les villages Tous les faiseurs de brigandages, Tous gens de dangereuses mains, Desquels il fera les Romains; Leur ville s'appellera Rome, Du nom de ce tant honnête homme.

Je ne donne aucun temps préfix A ces enfants de votre fils, Pour le terme de leur empire Il durera sans qu'il empire, Jusqu'à tant que tout prenne fin. »

« Amen, » dit Vénus; et Jupin Reprit aussitôt la parole :

* Et pour Junon qui fait la folle, Et se fait à quatre tenir, Vous la verrez bien revenir; Après avoir bien fait la guerre, Remué le ciel et la terre, Et fait tous ses efforts en vain, Mettant de l'eau dedans son vin, De ces peuples qu'elle tourmente Elle se dira la servante, D'elle chéris autant et plus Qu'ils auront été mal voulus.

Dans peu de temps Phtie et Mycène, Aujourd'hui si fière et si vaine, Verra ses habitans vaincus Par les enfans d'Assaracus, Aura même destin que Troie, Et des Romains sera la proie.

Puis sur la terre reluira César, qui l'assujettira; L'Océan. souffrira ses voiles, Sa gloire ira jusqu'aux étoiles Et lui-même enfin y viendra.

Lors, son illustre nom sera Colloque dans la litanie; La discorde sera bannie;

1 Sabre, glaive tranchant, couteau de chasse, etc., par un ressouvenir burlesque de l'épée dont saint Pierre frappa Malchus.

2 Non mariée.

3 Jumelle. On dit encore aujourd'hui, dans certaines provinces de France, des bessons pour des jumeaux.

Plus de guerres en l'Univers, Sinon en prose ou bien en vers, Quand auteurs aux têtes mal faites, Comme par exemple poëtes, A grands coups de vers outrageans, Apprêteront à rire aux gens.

En terre la foi retournée, Et Vesta qui l'a ramenée, Berne, et son grand frère Quirin, C'est-à-dire en françois,Guérin, Donneront partout un tel ordre, Que personne n'y pourra mordre.

Du temple du dieu double-front Les portes se condamneront :

La fureur impie et la rage Seront là prises comme en cage, Et s'useront toutes les dents A ronger du fer là -dedans. »

Jupiter se sécha la langue A cette ennuyeuse harangue, Jusqu'à s'en enrouer la voix; Vénus en bâilla quatre fois ; Mais enfin il conclut la chose Dont l'auteur qui ces vers compose En son cœur le remercia, Car si fort il s'en ennuya, Que deux fois, faute de courage, Il pensa quitter là l'ouvrage.

Jupiter donc quand il lui plut, Certes plus tard qu'il ne fallut, Cessa de faire le prophète, Et Vénus, la dame coquette, Lui fit compliment là-dessus En termes éloquens conçus.

Lors il fit venir, pour lui plaire, Son fils, son courrier ordinaire :

C'est son fils, ce fils de putain, Qui sait parler grec et latin, Qui coupe si bien une bourse, Qui de l'éloquence est la source, Sait bien jouer des gobelets, Faire comédie et ballets, nventeur des dés et des cartes,

Des tourtes, poupelins1 et tartes, Et, pour achever son tableau, Sur le tout un peu maquereau.

Ce messager prompt et fidèle Gagne la terre à tire-d'aile, Envoyé vers dame Didon Par le grand mari de Junon (Vous allez savoir tout à l'heure Quelle est Didon et sa demeure) :

C'étoit pour adoucir les cœurs, Et les barbaresques humeurs De la nation tyrienne, En faveur de la gent troyenne.

Jupiter, ainsi faisant, prit Le dessein d'un homme d'esprit; Car si Didon, mal informée D'Énée et de sa renommée, De l'intention du destin, Et qu'il étoit cher à Jupin, Si, dis-je, cette dame Élise, Comme de vrais péteurs d'église, Les eût chassés de son État, .

Leur eût refusé tout à plat Dans son pays une retraite, C'est une chose claire et nette Qu'elle eût lors à Jupin rendu Un déplaisir non attendu, Dont elle auroit pu lui déplaire ; Mais elle leur fut débonnaire Jusqu'à, dit-on, faire en cela Tout ce qu'il faut, même au delà.

Cependant notre maître Énée, Ayant eu mauvaise journée, Eut encore une pire nuit.

A peine le soleil reluit, Qu'il veut voir si de ce rivage Le peuple est civil ou sauvage, Et savoir si les habitans Sont chrétiens ou mahométans.

Il se leva donc à la hâte, Ne menant avec lui qu'Achate, Qui prit en ses mains, en tout cas, Deux dards et son grand coutelas,

* Les poupelins étaient une pâtisserie délicate, faite de beurre, de lait et d'œufs frais pétris avec de la Heur de farine ; on y mêlait du sucre et de l'écorce de citron. Le poupelin se servait d'ordinaire avec la tourte. (Dictionn. de Furetière.)

Afin d'être toujours en garde.

Je vous oubliois par mégarde, Qu'il mit sa flotte en un endroit Que personne ne trouveroit, Si ce n'étoit par nécromance, Et qu'il fit expresse défense, Que sur peine du morion*, Autant chevalier que pion*, Personne ne mît pied à terre, Qu'il n'eût bien fait à l'œil la guerre, Et su si ce port écarté Seroit un lieu de sûreté.

Sa mère voulut s'en instruire Et lui faire pièce pour rire :

Prenant donc toute la façon D'une fille faite en garçon, Et paroissant un jeune drôle Ayant un fusil sur l'épaule, Et chien couchant chassant devant, branlant la queue et nez au vent; iEneas qui la vit vêtue Tout de même que la statue De Diane qui va chassant, Lui rendit salut en passant.

Là-dessus une perdrix rouge Des pieds de la céleste gouge3 Partit; enjoué elle coucha, Mais son gibier point ne toucha, Soit que la poudre fût peu fine, Ou bien que la dame Cyprine Fermât les yeux, voyant du feu, Ou bien qu'elle l'entendît peu.

Elle en rougit un peu la belle; Son brave fils s'approcha d'elle, ,

Elle lui fit un doux regard, Lui disant : « Monsieur, Dieu vous gard ! n A cette parole obligeante Qui l'âme de son fils enchante, Ce ne fut pas pour un petit Qu'il en devint tout interdit, 11 fit pourtant le pied derrière v D'une assez gentille manière.

D'une bouche sentant le thim Et d'un son de voix argentin, Elle lui fit cette harangue Je ne sais pas en quelle langue :

« N'avez-vous point vu par ici, De quoi je suis en grand souci , Quelques-unes de mes compagnes, Qui vont chassant dans ces campagnes, Après un cerf qui va fuyant? »

Il répondit en bégayant :

« Je n'en ai vu tête ni queue, 0 belle à la prunelle bleue, Délie que je ne puis nommer, Belle qui m'avez pu charmer, Par je ne sais quelle lumière, Que vous avez dans la visière! n Ah! par ma foi, j'en suis ravi ; Maudit soit si jamais je vi Face qui m'ait plu davantage!

La maie peste, quel visage, Et que qui vous regardera Sans cligner, impudent sera !

Vous sentez la dame divine, J'en jurerois sur votre mine; Mon nez ne se trompe jamais En ce qui sent bon ou mauvais.

i « C'est une espèce de punition qu'on pratiquait autrefois sur les soldats convaincus de quelque faute. On les enfermait au corps de garde, et là on leur donnait des coups de hallebardes. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui faire passeï' par les baguettes- » (Leroux, Dictionn- comiq-)

2 Pour simple soldat, fantassin.

3 Nom peu révérencieux qu'on donnait surtout à certaines femmes, et dont Scarron aime à qualifier Vénus :

Affront oui fit monter le rouge Au nez de cette belle gouge,

dit-il encore dans son Typhon (1. 1).

* C'est-à-dire le salut ou la révérence, en jetant un pied derrière l'autre.

s Dans le visage, les yeux. On disait, avec le même sens, donner dans la, visière, blesser la visière*

Votre gousset et votre haleine IVe furent jamais d'Africaine :

Ils ont je no sais quoi du ciel.

Votre bouche exhale le miel.

Ou vous êtes une déesse, On du moins nymphe, ou je confesse Que je puis aussi n'être pas Le pieux messire ^Eneas.

Les vents m'ont en cette contrée Donné malgré mes dents entrée.

Daignez-moi dire, au nom de Dieu, S'il fait sûr pour nous en ce lieu, Et me faites l'honneur de croire Que vous aurez bien de quoi boire.

— Je ne suis pas, en vérité, b'une si haute qualité,

Dit Vénus, mais votre servante.

— Ah ! vous êtes trop obligeante, Ce dit-il, et j'en suis confus.

— Et moi si jamais je la fus, »

Ce dit-elle; et lui de sourire.

Disant : « Cela vous plaît à dire. »

Puis sa tête il désaffubla ;

Ses deux jarrets elle doubla

A lui faire la révérence.

Il fit une circonférence

Du pied gauche à l'entour du droit ;

Et cela d'un air tant adroit,

Le pauvre fugitif de Troie,

Que sa mère en pleura de joie.

Enfin tous ces devoirs rendus, A l'un et l'autre si bien dus, D'une bouche sentant l'eau rose Elle lui dit : « C'est une chose Ordinaire aux dames de Tyr, D'aimer la chasse et se vêtir De même que je suis vêtue, De courir à bride abattue, Et sans faire trop de façons, De vivre comme des garçons.

C'est ici la terre punique; Le peuple en est fort colérique Qui de Tyr qu'Agénor fonda, En cette contrée aborda, Wecque Didon notre reine, Que la tyrannie et la haine De son frère Pygmalion, Pire qu'un tigre et qu'un lion, Contraignit de plier toilette Et de déloger sans trompette, Un pied mal chaussé, l'autre nu En ce rivage peu connu Les dieux lui donnent un asile ; Elle y fait bâtir une ville.

Si ce n'est vous importuner, Et que vous vouliez vous donner La patience de m'entendre, J'aurai plaisir de vous apprendre Son histoire, dont aisément On feroit un fort beau roman.

— Volontiers, belle Tyrienne, Et je vous conterai la mienne, Qui, je gage cent carolus1, Vaut bien la vôtre et même plus.

— Nous verrons, répondit la belle.

Didon fut l'épouse fidèle

De l'infortuné Sicheus,

A qui, plus traître que Breus *,

Pygmalion le sanguinaire,

Comme il récitoit son bréviaire,

D'un coup d'arquebuse à rouet,

Action digne du fouet,

Fit un trou dans le mésentère ;

Son épouse s'en désespère,

En fait faire information;

Mais de cette noire action

Elle n'eut aucune nouvelle,

Tant le meurtrier infidèle

Sut tenir son crime secret :

La pauvrette en meurt de regret ;

1 Le carolus était une monnaie ancienne qui valait dix deniers; mais ce mot se prenait souvent comme une expression générique, dans un sens plus large et plus vague.

i II est probable que ce nom est un ressouvenir des romans de la Table ronde. Dans Bliombéris, une des Six Nouvelles de Florian, puisée à cette source, il y a un Bréhus [$ic)> chevalier félon et brutal, espèce de brigand farouche, que tue le héros du conte au moment où il poursuit une femme.

De ses tresses, lors mal peignées, Elle arrache maintes poignées, Se prend aux astres innocens :

La rage maîtrise ses sens.

Une nuit qu'elle pleure et crie, Et pour le pauvre défunt prie, Elle le voit percé de coups, Et tout sanglant, ce pauvre époux, Qui, d'une voix épouvantable, Lui conte l'acte détestable, Et que son frère avoit grand tort De l'avoir ainsi mis à mort, Pensant par cette injuste voie- Avoir son or et sa monnoie.

Didon lui donna le bonsoir, Parce qu'elle avoit, à le voir.

Une peur extraordinaire :

Elle dissimula l'affaire, Et, s'assurant des malcontens, Prend un beau jour si bien son temps Que tout ce que ce frère injuste Avoit d'argent, pistole juste1, Et tous ses meubles les plus beaux, Chargés en vingt et cinq vaisseaux, Abordèrent en ce rivage Où Didon fait bâtir Carthage.

Le propriétaire du lieu Ayant eu le denier à Dieu, Crut la tromper et ne lui vendre Qu'autant de lieu que peut comprendre La peau d'un bœuf, tant grand fût-il; Mais Didon, par un tour subtil, Fit couper cette peau par bandes, Et lit les mesures si grandes, Que sa ville, par ce bon tour, Malgré le vendeur, eut grand tour.

Mais vous à qui ceci je conte, Daignez aussi me rendre compte, Et du pays d'où vous venez, Et du chemin que vous tenez.

Dites-moi quelles gens vous êtes, Quel est le métier que vous faites, Et quelle est la religion

Qu'on professe en la région Où vous élisez domicile.

— Nous ne sommes pas de Sicile, Dit yEneas, mais d'un pays Où les gens sont bien ébahis, Ou bien fort contre les Grecs pestent (S'entend, si gens encore y restent, Car je crois bien en bonne foi Qu'ils sont tous venus avec moi) :

Pour dire toute mon histoire, J'irois bien jusqu'à la nuit noire Devant qu'en être à la moitié; C'est un conte à faire pitié, I* t que j'ai bien peur qu'on ne croie. Si jamais le grand nom de Troie, Ce royaume si bel et bon, Qui n'est plus que cendreet charbon, Et le témoignage effroyable Qu'ici-bas tout est périssable, Si jamais ce nom glorieux Est parvenu jusqu'en ces lieux, Vous savez bien quelle est la terre D'où me chasse une horrible guerre.

J'en suis sorti sans dire adieu, Et si je me trouve en ce lieu, Cela ne vient pas de ma tête, Mais seulement de la tempête Qui m'a jeté comme un corps mort, Comme par mépris, en ce bord.

Je suis le pieux maître Énée, De qui la gloire n'est bornée Que des voûtes du firmament, Et cela, maudit soit qui ment !

J'emporte nos dieux tutélaires Soustraits aux Grégeois sanguinaires, Qui, comme ils sont esprits follets, S'en eussent fait des marmouzets.

J'ai grand dessein sur l'Italie : On me dira que c'est folie, Mais ainsi le veut Jupiter; Si je l'ai lois mécontenter, M'honorant de sa parentelle, Je serois un Jean de Nivelle 2,

1 Sans lui faire grâce d'une pistole.

2 Un infâme, un impie, un drôle. Jean, seigneur de Nivelle, était le fils aine de Jean If, duc de Montmorency.il se rendit doublement méprisable par sa conduite envers son

Quand je me suis mis sur les eaux, J'avois pour le moins vingt vaisseaux; Mais les vents me l'ont baillé belle : Quoique protégé de Cybèle, A peine de vingt que j'avois En ai-je sept, en tapinois Que j'ai cachés en ce rivage ; J'en pleurerois quasi de rage.

Je me vois sans un quart d'écu, Pauvre malheureux froid-au-cu, Dans ces grands déserts de Lybie!

Je suis et d'Europe et d'Asie Chassé tout ainsi qu'un vilain. »

Vénus, le voyant en beau train D'injurier la destinée, Comme mère passionnée, Ne peut le voir ainsi pleurer, Se plaindre et se désespérer ; Mais, pour lui redonner courage, Elle lui tint ce doux langage :

« Vous n'êtes pas homme de rien, Ou, ma foi, je me trompe bien ; Mais, qui que vous soyez, beau sire, J'ai quelques choses à vous dire, Qui de ces funestes propos Vous tireront fort à propos. Prenez une chemise blanche, Aussi bien nous avons dimanche; La vôtre et ce mouchoir noué Semblent le linge d'un roué.

Allez voir Didon dans sa ville :

C'est une dame très-civile, Qui vous donnera de sa main De quoi passer votre chemin.

Si j'ai le don de bien connoître, Par les choses qu'on voit paroître, Ce que les choses deviendront Et du succès qu'elles auront ; Si mes parens m'ont bien instruite, Voyez-vous cette longue suite

De cygnes qui volent là-bas?

— Non, dit-il, je ne les vois pas,

— La maie peste soit la bête !

Dit-elle en lui tournant la tête; Tenez, les voilà vis-à-vis.

— Ce sont oisons, à mon avis, Dit Achates. — Que vous importe, Oisons ou cygnes, diable emporte!

Vous me feriez bien enrager. »

De peur de la désobliger,

Il ne contesta pas la chose.

Elle, rouge comme une rose, Ou, si l'on veut, la face en feu, Se radoucit pourtant un peu, Honteuse de sa promptitude, Et puis leur dit d'un ton moins rude : « Ils sont, si je sais bien compter, Seize; l'oiseau de Jupiter, Bête au meurtre fort adonnée, Leur a bien la guerre menée, Mais il n'a rien gagné sur eux, Dont ils se tiennent bien heureux ; 11 s'en va faire ailleurs la guerre.

Voyez-les planer terre à terre, Tout gaillards d'être en sûreté. Vos gens de même, en vérité, Dans le nouveau port de Carthage Ont oublié quasi l'orage. »

Cela dit, elle lui parut, Par une lueur qui courut Depuis ses pieds jusqu'à sa tête, Telle qu'en quelque jour de fête Dedans Paphos elleparoît.

Imaginez-vous, s'il vous plaît, S'il eut alors l'âme étonnée, Notre pauvre messire Énée, La voyant grandir à l'instant De quatre pieds et d'un empan ; Sentant de son corps diaphane Sortir odeur de frangipane ;

père et par sa trahison envers le roi Louis XI, dont il abandonna le parti pour celui du duc de Bourgogne; aussi le peuple lui donna-t-il par mépris le nom de chien. Ayant frappé son père, il fut cité devant la cour pour y rendre compte de son attentat. Mais, plus on l'appelait, plus il se hâtait de fuir vers la Flandre, où étaient les terres de sa femme; de là le proverbe du chien de Jean de Nivelle, qvi s'enfvi quand on rappelle.

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