‹ Le visiteur des écolesChapitre 6 sur 47 · S8 LE VISITEUR · texte numérisé non relu

S8 LE VISITEUR

muiie la loi a créé , pour veiller sur tous cesintérétSi une autorité spéciale.

Il y aura 9 dit-elle, auprès de chaque école oommupale uq comité local de surveillance , composé dt| maire pu adjoint, président , du curé ou pasteur, et d'un ou plusieurs habitanÉi notables désignés par le comité d'arrondissentient.

Ce comité a les attributions les plus graves et les plus précises. Il a inspection sur les écoles publiques ou privées de la commune ;

n veille k la saluhpité des locaux, et m m^intiep de la discipline ;

Il s'assure S' ^ a été pourvu à renseignement gratuit des enfants pauvres ;

Il arrête un état des enfants qui ne reçoivent Vinstrqction primaire ni à domicile ni dans les écoles privées ou publiques ;

U fait connaître au pomité d arrondissement les diueffs hêsçins de la commune sous le rapport de Finstruetion primaire ;

n porte plainte (levant ce comité , en cas detiégligence kabituelle ou de j^ute grave de la part de Finstituteur communal }

Enfin, il donne au conseil municipal un avis préalable sur les candidats pour les écoles publiques.

Ces attributions générales en renferment nécessai^ment d'autres qui, pour n'étrp p^^ é^pocées eiplicitemenl , ne sont p^s mpins pri3<[;iises.

U e^t d'abord évident que la surveiUanc3 4e For^ dm et de la régularité ài^ leia^s implique , ppu? I@s

* iii0|!iîjbrBiiÈ[ffli comités locaux » Tobligailôii de visiter les écoles fréquemment et à toutes les heures , ainsi que le droit de faire redresser, eu première instance, tous les abus qu'ils remârquetit sous ce rapport.

Il est dair ensuite que l'inspection dû sei^yice gêné* rai appartient plus spécialement au maire ou k l'adjointy et que celle des mœurs et de l'enseignement religieux est plus directement de la compétence du curé. Néanmoiiis la loi confère les mâmes droits à tous les membres du comité.

Et ces attributions si graves et si précises , elle entend qu'elles soient judicieusement oompvises et remplies sérieusement. Elle a prévu le cas où elles Qç le seraient pus. Elle a pFfivu que les n^j^bres de droit à'un comité , par ignopTanae au par indiSf enee» pQUif9i«Rt mal entendre ou négliger Imrs devoirs» et elle a stutué , dpns l'intérât d'un servii^e qui est m rang des plu^ honorables, que le ministre de ]i')0«tnt/?ljpii publique poumût, sur le rapport 4ii comité d'af«^ rondissement ^ dissoudre un comité local et le mil« plars^r V^9 nn comité spéeial , dans l^ntApeNmne ne smn compris de dmii. ( Art. liS» )

$ y. ÂTmiBuvieirs des membabs dis couvris D'A&aoïr-

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i.0 LE VISITEUR

certains établissements de l'intervention énergique dont ils auraient besoin pour se relever.

Dans cette prévision elle a donné aux écoles communales, à côté de la surveillance locale , une surveillance plus haut placée, plus impartiale par sa position , plus éclairée par son expérience : elle a constitué le comité d'arrondissement.

Il sera formé, dit-elle, dans chaque arrondissement de sous-préfecture, un comité spécialement chargé de surveiller et cTencourager Yinsiruction primaire.

Sarreillance et encoaragement de TiiistrucUon primaire.

Surveiller et encourager Tinstruction primaire, voilà les deux attributions fondamentales des membres du comité d'arrondissement. £t elles sont étendues i car elles embrassent toutes les branches d'enseignement , tous les soins d'éducation , les écoles de tous les degrés qui se trouvent dans l'arrondissement.

Cette tâche, dans certaines locahtés, est peutêtre trop grande. La loi a prévu des circonstances où les membres d'un comité ne pourraient pas y suffire. Dans ce cas , le ministre de l'instruction publique pourra, suivant la population et le besoin des locahtés , étabhr dans le même arrondissement plusieurs comités dont il déterminera la circonscription par cantons isolés ou agglomérés. ( Art. i8.)

Mais la loi ne s'est pas bornée à faire les attributions des comités très-étendues , elle a voulu de plus

DES ISCOLES. 1kl

que leur surveillance fut très-intelligente , et qu'il en résultât un encouragement efficace. Pour obtenir ce résultat , elle a composé les comités des hommes les plus éclairés et les plus influents de Tarrondissement. , En effet , elle y appelle le maire , le juge de paix et le curé du chef-lieu de chaque arrondissement , ou le plus ancien de ces fonctionnaires dans la circon-* scription 9 un ministre de chacun des autres cultes , un chef ou un professeur de collège^ un chef d'institution ou de pension, un instituteur primaire, trois membres du conseil d'arrondissement , ou trois habitants notables désignés par ce conseil , tous les membres du conseil général qui ont leur domicile réel dans la circonscription , et enfin le préfet , le sous-préfet et le procureur du roi.

Il était impossible que l'état témoignât d'une manière plus éclatante que par de tels choix sa sollicitude pour l'instruction populaire ; et il est impossible que des corps composés ainsi de ce qu'il j a de plus spécial et de plus éminent dans chaque localité , abandonnent ou négligent des intérêts que l'opinion générale depuis longtemps a placés au premier rang.

Outre les devoirs généraux de surveiUance et d'encouragement , les membres des comités supérieurs ont à remplir des devoirs spéciaux qui se distinguent en devoirs d'inspection , devoirs d^admimstration et devçirs de Juridiction.

Ul LE vrêrrEUn

Oivalni d'impattioii'

. lie comité d'arroadiasement io$pecte, et au besoiri fjit ÎQ^peqteFy par dm déléguas prj^ parmi pe» membres Qp \\QV(k 4p sop hei» I tQUtei Us écoksi primaires; dff son msqrt,

GettJ^ il^lJp^tio^ faite par le^membrefi du qomité en persoapQ ^st; uqe de leurs attributions prioci* pal^i , in^i» p'pst pelle de tQwte* quilpp met h men, k iiiêm§ de remplir toute» îes autres, Ka effet cm ue jpge bie» , dans de^ matières aussi délicates i qu'autant qu'eu a bieu tu par spirméme ; et il est dan? cet être moral , qu'pu appelle écple , une foule de traits que Toeil du visiteur peut ^ul ^isifi qu'au^* quu rapport éu^anger ne peut lui faire voir ^\is ppn vrai jouFt II y» plus, voir les éeoles par eu^i-m^a^ea» est , pour lep membres des comités, Tunique moyeu da bieu apprécier leqr missioPî ou pe a attache qu'aux choses qu'o» cppna.U et QB n'apprécie We» qf^ les devoirs qu'on accomplit eu prsepne,

]Q]Nroifpi ||>diiH&lfira(|i9a,

Le çotfi}^ nomme le$instjituteuF§çommilHAUf sur la préseutatiûu du couseil mupieipaî , procède k teu?

installation et reçoit leur sermept- (A^t- 33i) QuAPd il les a nommés , il les inspecte. Après avoir visité ou fait visiter par ses délégués les établissements de sa circonscription, il envoie chaque année, au préfet et au ministre de Finstruction publique , l'état de

DES liG0LE8. h%

situation de touteB les écoles primaires du i^essort. Qp^nd il 9 bien constaté la situation , il provoque les réformes et les améliorations nécessaires. Quand il a fait apprécier par ses délégués , ou jugé par lui'*^ mêmfi les efforts des maîtres , les besoins des écoles et les sacrifices des communes , il dopne son avis sur les seeptirs , les encouragements et les récompenses *è pux^rder.

On le voit ^ il n'est aucun de ces devoirs d'àd^ ministration qui ne repose sur un devoir Sinspection.

Il en est de même des devoirs de juridiction qu'ont à ramplir les membres des obiiiités.

DevolM d« iqFUlieUoii.

n ne suffisait pas que les oomités pussent déoerner des récompenses au mérite, il fallait aussi quilft l^uj^nt appliquer des peines au démérite ; et la loi a dû leur conférer une jurit^tion véritebk, car, danë le sacerdoce de renseignement 9 \^ moindres fautes se (ont sentir, et l'intérêt de la 6oeié(:é demande qui) chacune d'elles soit réprimée ou punie en raisoQ de sa gravité*

En eas de négligence habituelle m de &atà gravô de l'instituteur eommupal , ]p pomité d'armndtsseA ment , ou d'office , 014 sur la plain|;è adressée par In comité communal , mande Vimtitpteur iiicqlpé { et, après l'avoir dûment appelé , i} le réprimande nu le suspend pour un mnia , ave^ mx aana pf ivatinn de traitement. (Art. 32.)

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Le comité d^arrondîssement a aussi juridiction sur le comité local. Non-seulement , lorsqu'il le juge nécessaire, il réunit plusieurs écoles de la même commune , sous la surveillance d'un même comité local ( art. 1 7 et 22 ); mais , dans le cas où un comité de ce genre négligerait ses devoirs , ou violerait la loi par la manière dont il prétendrait les remplir, le comité d'arrondissement serait appelé à faire un rap-* • port au ministre de l'instruction publique. (Art. 17.)

Des sétnoes des comités.

Pour remplir tous ces devoirs , les comités s'assemblent au moins une fois par mois. Ils fixent , dans la première àsseml];fée de l'année , le jour de leurs réunions mensuelles.

Comme dans la plupart des localités les réunions mensuelles seraient insuffisantes pendant les premiers temps , beaucoup de comités ont multiplié leurs séances pour l'expédition de leurs nombreuses affaires. H en est qui continuent encore, à se réunir plusieurs fois par mois aussi fréquemment que l'exigent les besoins du service.

On le sent bien, ce service doit d'autant moins être négligé, qu'il est gratuit. La loi a d'ailleurs prévu le cas de négligence , et tout membre élu cFun comité, qui, sans a\^oir justifié dune excuse valable j n*aura point paru à trois séances ordinaires consécutii^es , sera censé avoir donné sa démission j et sera remplacé conformément à la loi.

DES ÉCOHES. ki

Des préildeiits', vicerprésideDls et BecrélaSres des comiCés.

Trois membres du comité ont des attributions spéciales , le président , le vice-président et le secrétaire.

Le comité choisit tous les ans dans son sein le vice-président, qui est le président obligé; tandis que le président officiel , le préfet et le sous-préfet , peuvent avoir des raisons pour ne pas assister à certaines séances , et que les présidents extraordinaires , les délégués du ministre , ne doivent paraître que rarement aux réunions.

Le secrétaire est également choisi par le comité, qui peut le prendre parmi ses membres ou hors de son sein. Dans ce dernier cas j le secrétaire devient membre du comité par sa nomination.

Tout le monde comprend l'importance des fonctions du président et du secrétaire. Ces fonctionnaires sont, à l'intérieur, les régulateurs et les conservateurs des délibérations ; à Textérieur, les or^ ganes et les interprètes du comité. Ils doivent partout en être Fâme et la lumière , comme ils en sont la mémoire et la tradition.

Ils en sont surtout l'action ; et si tout ne prospère point par eux seuls, ils sont du moins associés à tout le bien qui se fait. ' ^

Tous ceux qui composent les comités , présidents, secrétaires ou simples membres, seraient inexcusables de négliger leurs fonctions. Elles sont d une importance majeure , et conune cette magistrature

officieuse n'a qu'une durée de trois ans, on doit d autant mieux la rcnaiplir; au bout de œ terme il est^ loisible à chacun de se faire remplacer.

$ yl. ATTRIBUTIONS DES MEMBRES DES COMMISSIOlfS

d'ostruction primaire. •

Leè iûêmbte^ de ees cdtnmissions, qui sont de véritables commissions d^examen , ont des attributions moins nombreuses , mais également impor^ tantes.

Il peut y avoir plusieurs Commissions pdr département y quoique dans la règle il n'y en ait qu^une. (Art. 25.)

Les membres qui les composent sont chargés d'examiner tou^ les aspirants qui se présentent pour les brevets de. capacité , soit pour l'instruction primaire élémentaire, sdt pour l'instruction primaire supérieure.

La loi a bien dessiné le caractère et l'importance de leurs fonctions. Elle a statué que ces examinateurs seraient nommés par le ministre , que les brevets qu'ils accordent seraient délivrés sous l'autorité du chef de l'instruction publique , et que leurs examens auraient lieu publiquement , à des époques déterminées par l'autorité supérieure. ( Art. ^5.)

Il était difficile de donner des indications plus précises sur la nature et Dmportance de ces fonctions.

Il est néanmoins arrivé , dans quelques localités , qu'elles ont été peu comprises et qu'elles ont été négligéeilj il a même fallu que le ministre autorisât

PB! ÉOffLUi ikS

lis» présidents à appeler au bèic^ deë loembres étrangers pour ooBipléter certaines ooïilmissidnsi

U est arriré aussi qu'on a usé d'ulie indulgiince trop grande , et qu'on a donné des titres à des candidats qui manquaient de droits. Le désir dé fburnir des instituteurs aux comoiunes qui en étaient privées | a pu motiver un mommt d'indulgence ; mai& désormais toute faiblesse de cette nature serait sans excuse* Les prescriptions de la loi sont forn^lles.

De rsxameii da degré éléuieiitairs. - Pi^rftiiime de eo degréi

Les candidats qui aspirent au brevet de capacité pour l'instruction primaire élémentaire, doivent répondre de manière à prouver qu'ils sont en état de bien enseigner les connaissances suivantes :

L'instruction morale et religieuse (Catéchisme et Histoire sainte de l'ancien et du nouveau Testar tnent);

La lecture des imprimés français et latins i d6s manuscrits ou cahiers lithographies ;

L'écriture bâtarde 5 ronde et oursive , les lettres ordinaires et majuscules) les procédés pour Teasei'*' gnement de la lecture et de l'écriture;

Les éléments de la langue française t granimaire, analyse grammaticale de phrases dictées | prhographe y théorie et pratique ;

Leê éléments du calcul : théorie et pratique ^ nuitiération, addition, soustraction^ multiplication et division, appliquées aux nombres entiers et aux ^aotioiis d^imaks j

Le système légal des poids et mesures : eonveiv sion des anciennes mesures aux nouvelles;

Les premières notions de géométrie et d'histoire.

De Texamen da degré sapérienr. — Programme de ce degré.

Si le salut d'une partie et même de la majeure partie de la population est dans les saines études des candidats de Tinstruction élémentaire , les classes moyennes de la société demandent des connaissances plus étendues et plus pratiques.

La loi a pourvu à ce besoin en instituant des écoles supérieures, ainsi que des examens et des brevets spéciaux pour ceux qui aspirent à les diriger. Ces candidats doivent être en état d'enseigner :

i"" Tout ce qui est compris dans le programme pour l'instruction primaire élémentaire; et en outre:

Pour l'instruction morale et religieuse : quelques développements ;

Pour larithmétique : les proportions , les règles de trois et de société.

v!" Pour les notions de géométrie : les angles perpendiculaires, les parallèles; les surfaces des trianjgles, des polygones, du cercle ; les volumes des corps les plus

Le dessin linéaire ;

Les applications usuelles de la géométrie : larpentage, le toisé, Iç levé des plans;

Des notions des sciences physiques et de Fhistoire naturelle applicables aux usages de la vie, et comprenant les définitions des machines les plus simples ;

Les éléments de la géographie et de l'histoire gêné-

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rdes, de )a géographie et de l'histoire de France; Des notions de la sphère ; Léchant : musique, plain-chant ; théorie, pratique.

Des inspecteurs primaires «djointo aui commissions deiamen.

« Le vice de la plupart des examens parminous, dit une circulaire du ministre aux inspecteurs des écoles primaires (i3août i835), c'est de dégénérer en une formalité peu sérieuse, où la complaisance de 1 examinateur couvre la faiblesse du candidat On s'acœutume ainsi, d'une part, à nuire à la société en déclarant capables ceux qui ne le sont pointd'autre part, à traiter légèrement des prescriptions légales et à les convertir en une sorte de mensoniçe oihciel, ce qui est un mal moral au moins aussi grave J'espère que lee commissions d'instruction primaire ne tomberont point dans un tel vice. »

Il est d'ailleurs entendu que ceux qui exécutent

une loi , sont la pensée vivante et intelligente de cette

oi ; et une certaine latitude est nécessairement

laissée aux juges qui apprécient la capacité des can-

didats.

L'adjonction d'un m«mbre important, celle del'in

specteurdfisécolesprimaires.quiestappeléàremplir les fonctions de secrétaire auprès de îa commission a eu pour but et aura pour résultat de la mettre en demeure de connaître les besoins véritables de ehaaue département, et d'examiner jusqu'à quel point le nombre des brevets qu'elle délivre est suffisant pour • satisfaire aux vacances annuelles, et pourvoir d'in. stitateurs toutes les communes.

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Elle aura d'autres résultats également avantageux. Ce fonctionnaire est à même de tenir avec une grande exactitude, i "" les registres d'inscription des aspirants ; 2"" les feuilles ou les procès-verbaux d'examen ; et 3** le procès-verbal général de chaque session de la commission.

$ YII. ATTRIBUTIOirS DES MEMBRES DES COMMISSIONS DE SURTEILLANCE ÉTABLIES PRÈS DES ÉCOLES NORMALES.

Les commissions d'instruction primaire sont aussi chargées de faire les examens d'entrée et de sortie de l'école normale primaire , et elles partagent le privi« lége d'une influence si directe sur les destinées des •maîtres avec les membres d'une autre commission, dont les fonctions ne sont plus importantes encore qu'autant qu'elles sont plus multipliées.

En effet , les commissions établies près des écoles normales surveillent et contrôlent l'administration générale, et en particuUer la gestion économique de ces établissements.

Elles en proposent le budget au recteur et au préfet, qui le soumettent à l'autorité supérieure.

Elles surveillent et contrôlent les mœurs et la discipline de la maison.

Elles surveillent et contrôlent toutes les études que font, et toute l'éducation que reçoivent les candidats qui aspirent aux brevets de capacité.

Elles exercent par conséquent, sur leurs travaux et sur leurs habitudes , pendant l'espace de deux ans et quelquefois plus , Faction lei plus directe.

DES ECOLES. Si

$ yili. attributions des dames inspectrices, des déléguées spéciales et db la déléguée générale des salles d'asile.

Les comités locaux , les comités d'arrondissement, et, à Paria, le comité central , exercent sur les salles d asile une surveillance générale, un contrôle administratif et un pouvoir disciplinaire analogue aux attributions dont la loi les investit à Fégard des écoles primaires.

Cependant des dames inspectrices sont chargées de la visite habituelle et de l'inspection journalière • des salles d asile. (Ordonnance du 22 décembre 1 837.) Il y a une dame inspectrice pour chaque établissement.

Les dames inspectrices pourront se faire assister par des dames déléguées qu elles choisiront.

Elles sont nommées, sur la présentation du maire, président du comité local, par le préfet, qui a seul le droit de les révoquer.

Les dames déléguées font partie, de droit, des listes de présentation.

Les dames inspectrices surveillent la direction des salles d'asile , en tout ce qui touche à la santé des enfants , k leurs dispositions morales , à leur éducation religieuse et aux traitements employés à leur égard. • Elles provoquent, auprès des commissions d'examen, le retrait des brevets d'aptitude de tout surveillant et de toute surveillante d'asile dont les habitudes, les procédés et le caractère ne seraient pas conformes à ïesprit de l'institution. Les présidents des comités

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