ACTE PREMIER
crier dans le vide, ni d'accuser sans raison. Si ta femme a un amant... prouve-le-moi. C'est ce qu'elle te répondrait si tu l'interrogeais. Donc, réfléchis, surveille-toi et pèse tes paroles. Voilà le conseil que je te donne, que je te souhaite de suivre et que tu suivras, j'en ai la conviction.
JACQUES
Non! Il y a trop longtemps que j'attends! Je n'en puis plus! Tout à l'heure, quand vous serez tous montés, je la prierai de rester là et nous causerons.
MADAME FORTIER
Soit. Mais que pourras-tu lui dire et quellos questions pourras-tu lui poser?
Sois tranquille. Je trouverai.
MADAME FORTIER
Tu soupçonnes quelqu'un ?
JACQUES
Ne me demande plus rien.
MADAME FORTIER
Pourquoi n'oses-tu pas]me l'avouer ?
JACQUES
Parce que j'ose à peine y songer. (Les poings serrés.) Je suis certain de ce que j'avance et cependant j'espère m'ètre trompé.
MADAMK FORÏIER.
Tu vois!... Tu vois!... Jacques, mon chéri, tu sais que je t'ai toujours bien guidé... n'estce pas? Eh bien 1 écoute-moi... je ne veux pas que ton chagrin te fasse commettre quelque sottise... je veux que tu me dises toutes tes pensées.
JACQUES, les larmes aux yeux.
Mais tu ne sens donc pas que je suis obligé de me taire I
MADAME FOUT 1ER
Ne pleure pas surtout!
Va, laisse-moi! C'est tellement monstrueux que si seulement je murmurais son nom... il me semblerait que c'est moi qui suis coupable.
in silence.
MADAME FORTIBH.
... Voyons... voyons... à cette minute, est-