ACTE Y, SCÈNE IV
donnant lejourl Je fuirais. lâchement celui qui m’a, pendant vingt anSi abritée, l’hote auguste et bon qui m’a nourrie de son pain, no laissant derrière moi que l’opprobre et le désespoir!... oh ! vous-même si noble, si généreux, vous ne me le conseilleriez pas, Raphaël 1... vous ne me le conseilleriez pas 1
RAPHAËL
Mais alors vous êtes donc résolue ?...
MATHILDE
A attendre le châtiment que j’ai mérité.
Eh bien, soit! nous l’attendrons ensemble!
MATHILDE
Ensemble !... que dites-vous?
RAPHAËL
Pensiez-vous donc que je serais assez lâche pour vous abandonner?... je suis de moitié dans la faute, je veux ma part du
danger.
MATHILDE
Mais votre présence ici aggraverait encore ma dévouement, loin do me sauver, rendrait le duc plus furieux encore .. (Suppliante.) Voyons, que faut-il que je vous dise? Au nom aïl Ciel... au nom do ccl n(»ur que vous invoquiez tout à l’heure, partez, éloigncz-ToosI^
- RAPHAËL
Vous le voulez, Mathilde?
MATHILDE
Je vous en prie, je vous én conjure !... Le duc nn’il ne vous voie pas!... qu’il ignore que vous êtes venu. ?On au dehors] C’est lui ! Ah ! partez !... partez !
RATHAEL, regagnant le balcon. . , nu i
Afiipii adieu Mathilde!... (Sur le balcon et a part.) Oh! je ne Siégerai pas ! et, si elle doit mourir, je mourrai avec
Sue™ (K rpar„(! ; “
la porte de droite.)
^ MATHILDE, a port. ,
Le duc ! il était temps! [Elle s’assied vivement près de la cheminée.)