I OEUVRE DES PETITS LITS BLANCS
« Si nos enfants sont malheureux , A quoi bon nous battre pour eux?
(( Un mal qui les prend dans les os Ment souvent faner leurs museaux.
(( Il faut à l'enfant qui pâlit Le grand air et le petit lit.
<( Oh! savoir, pendant qu'on se bat.
Qu'il se débat sur un grabat !
« Pour être patient et fort, II faut surtout, il faut d'abord
(t Ne pas ft-embler quand on reçoit
Le communique de chez soi ! / ,
« Souffrir là-bas, souflrir ici.
C'est trop pour un seul homme aussi !
« Notre âme a besoin de repos...
On roule parfois les drapeaux !
a58 LE VOL DE LA MARSEILLAISE.
« Civil qui dis que tu tiendras.
Tiens-tu mon enfant dans tes bras ?
« Un petit lit, et du grand air, Pour mon fils : je paye assez cher!
« Et quelques femmes, s'assemblant, Ont dit : Oui, le lit sera blanc.
« Et près du petit lit de fer La fenêtre ouvre sur la mer.
« Ranimant leurs faibles poumons, Les gringalets que nous aimons
(( Redeviennent des galopins
Grâce aux grands poumons bleus des pins !
« Oh! 'mon Dieu! je trouvais tout laid Quand mon enfant s'étiolait :
(I Maintenant je trouve tout beau Parce qu'on soigne mon Poulbot!