‹ Le vol de la MarseillaiseChapitre 51 sur 77 · CEUVRE DES PETITS LITS BLANCS. J · texte numérisé non relu

CEUVRE DES PETITS LITS BLANCS. J

« Quelqu'un arrange l'oreiller Où mon fils vient de s'éveiller!

((( Quand la femme arrange un coussin, Il devient aussi doux qu'un seinl)

« Ces lits blancs, celles qui les font Nous fout le bien le plus profond.

« Nulle infirmière, en nous pansant, N'aura mieux touché notre sang :

H Car c'est notre meilleur brancard.

Ce lit blanc qu'ils ont au loin, car

« C'est à nos enfants délaissés Que nous sommes le plus blessés!

« Je crois que, même ensevelis.

Nous sentirons qu'ils ont ces lits !

« A cause des Petits Lits Blancs Les tertres sont moins accablants!

Jtio LE VOL DE LA MARSEILLAISE.

« Ah! pour l'amour des casques bleus, Des lits blancs toujours plus nombreux !

(( L'homme du front n'est bien vainqueur Que grâce à vous, femmes du cœuri

a A. quoi bon sauver le terrain Si l'on ne sauve pas le grain?

« Nous sentons qiie derrière nous L'Avenir est sur vos genoux I

« Qu'importe d'être un corps usé.

Vêtu d'un azur épuisé,

« Si les enfants qu'on vient revoir Pour mieux faire, après, son devoir,

« Gardent, dans ces grands yeux qu'ils ont, Le bleu tout neuf de l'horizon ! »

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