CONSÉQUENCES PRATIQUES
Sous quelque forme qu'il nous plaise d'envisager la résistance de l'air, nous avoiis déjà signalé que ses lois ne sont pas modifiées pour si peu. Qu'il s'agisse d^un propulseur, d'un sustentateur ou d'une carène, la résistance de l'air sera toujours proportionnelle au carré de la vitesse, à l'i^tendue des surfaces, et au poids spécifique de l'air. Il en résulte quelques remarques que nous pouvons faire dès maintenant, avant d'aborder l'étude détaillée des trois aspects différents de cette résistance.
La vitesse d'un propulseur quelconque est, en général, réglée de telle manière qu'elle varie proportionnellement à la vitesse d'avancement de l'aéronef ; l'obstacle et le point d'appui augmenteront l'un et l'autre, comme les carrés des vitesses relatives de la carène, d'une part, et dii propulseur, d'autre part, par rapport à l'air ambiant. Il en résulte que la force propulsive et la résistance à la marche varieront dans la même proportion, et, si ces deux forces se faisaient équilibre à une allure donnée, elles se feront équilibre à toute allure. Quelles que