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TRIPLE RÔLE DE LA RÉSISTANCE DE L'AIR

soient les vitesses, pourvu que celle du propulseur 6t de la carène aérienne varient proportionnellement entre elles, on déduit de ce qui précède cette conséquence, qu'un propulseur qui est bon pour un navire aérien, à une allure donnée, reste bon à toute allure, pourvu que sa vitesse reste proportionnelle à la vitesse de marche.

Il en est tout autrement lorsqu'il s'agit d'un sustentateur. Ici, l'effet du support augmentera proportionnellement au carré de la vitesse, mais le poids restera constant; le même sustentateur pourra donc être, suivant la rapidité de son mouvement, surabondant, strictement approprié ou insuffisant. En modifiant la vitesse d'un sustentateur, on pourra ainsi faire monter, maintenir à hauteur constante ou faire descendre un appareil d'aviation.

La résistance étant proportionnelle aux surfaces en contact avec l'air, s'il s'agit du mouvement horizontal, nous en conclurons que, pour des carèneg semblables et des propulseurs semblables, les rapports de similitude devront être les mêmes ; si nous doublons les dimensions linéaires d'un navire aérien, ce qui multiplie par quatre sa surface résistante, nous devrons également doubler toutes les dimensions des hélices, de manière à avoir une surface d'appui quatre fois plus grande, et, s'il en est ainsi, les deux navires aériens seront dans des conditions analogues.

Lorsque, au contraire, on augifiente la dimension des sustentateurs, si le poids de l'appareil reste le même, on se trouve dans des conditions plus favorables, c'est-à-dire qu'on obtiendra la sustentation avec une dépense moindre d'énergie. Si l'on continue à dépenser la même énergie, tout en ayant agrandi les surfaces sans augmentei* le poids, on pourra monter sans dépenser plus qu'on ne le faisait aupa-

Tarant pour rester stationuaire ou se maintenir à hautenr constante, avec une dépense d'énergie qui laissait l'appareil descendre quand l'étendue des surfaces sustwïtatrices était moindre.

Si l'obstacle et le point d'appui varient proportionnellement à ia densité de l'air ambiant, il sera indifférent, au point de vue de la propulsion, que la pression atmosphérique Varie pins ou moms, ou même que l'aéronef s'élèvé^à une altitude quelconque. Si l'hélice continue à faire le même nombre de tonrs par minute, son effort de traction sera réduit proportionnellement à la diminution de densité de l'air; mais, à vitesse égale^ la résistance à l'avancemfâtit sera réduite dans la même proportion. Par conséquent, si l'hélice continue à tourner avec la même vitesse, l'aéronef s'avancera à la même allure, quelle que soit son altitude.

11 en est tout autrement lorsqu'il s'agit du support ; à toute hauteur, le poids de l'appareil reste le même ou diminue dans des proportions insignifiantes *, tandis que l'effort sustentateur se trouve réduit proportionnellement à la diminution de densité de l'air. Dans ces conditions, le suppkMi; a perdu de sa valeur, tandis que la force antagoniste est restée la même ; on ne peut donc obtenir la sustentation à une altitude élevée que grâce à une dépense d'énergie plus grande si l'on veut ccmêerver la même surface sustentatrice, ou grâce à .une augmentation de la superficie dû sustentateur si l'on maintient la dépense d'énergie constante.

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