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PUISSANCE D'UN SUSTENTATEUR

Il serait intéressant, néanmoins, d'avoir entre le tMvail dépensé et le poids soutenu une relation indépendante de la vitesse d'abaissement de la surface sustentatrice, relation qui serait une caractéristique de la valeur de l'appareil. Pour le système orthoptère, cette relation existe, et il est facile de l'établir. Puisque le travail par seconde est proportionnel au cube de la vitesse, et que le poids soutenu est proportionnel au carré de cette même vitesse, eo élevant le travail au carré, nous aurons quelque chose qui sera proportionnel à la sixième . puissance de la vitesse. De même en élevant au cube , le poids soutenu, nous aurons une quantité également proportionnelle à la sixième puissance de la vitesse. Si nous divisons ces deux quantités l'une par l'autre, la vitesse qui se trouvera à la sixième puissance au dividende et au diviseur disparaîtra du quotient. Par conséquent, le rapport du cube du poids soutenu au carré du travail dépensé dans l'unité de temps, sera indépendant de la vitesse d'abaissement du sustentateur, et constituera une caractéristique de l'appareil envisagé. C'est à cette caractéristique que le colonel Renard a donné le nom de puissance du sustentateur. Plus, en effet, ce nombre est considérable, plus le poids soutenu est grand en comparaison du travail dépensé, et cela d'une manière permanente, quelle que soit la vitesse d'abaissement de la surface sustentatrice.

On démontre facilement que la puissance d'un sustentateur orthoptère est égale au produit du coefficient de la résistance de l'air par la surface du sus-

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tentateur ^ Sur le coefficient de la résistance de Tair, nous ne pouvons rien ; c'est un nombre donné par l'expérience qui varie en de faibles limites avec le poids de l'air, c'est-à-dire suivant la température et la pression, qui elles-mêmes échappent à notre volonté. Le seul moyen qu'on possède donc d'améliorer un sustentateur orthoptère, c'est d'augmenter sa surface.

11 est facile de s'en rendre compte d'une autre manière. Le poids soutenu est proportionnel, d'une' part, à la surface, et d'autre part au carré de la vitesse d'abaissement de celle-ci. Pour soutenir un poids donné, si nous augmentons la surface, nous aurons besoin d'une vitesse moindre. Comme, d'autre part, la vitesse fictive d'ascension est égale à la vitesse d'abaissement du sustentateur, cette vitesse fictive se trouvera diminuée et par conséquent l'appareil amélioré au point de vue mécanique.

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