‹ Le vol mécanique les aéroplanesChapitre 34 sur 113 · Voir les Conférences de 1909, pages 87 et suivantes · texte numérisé non relu

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LES SUSTENTATBURS AÉRIENS 127

seatentvers le bas une certaine concavité. On a cru pendant assez longtemps que cette courbure était onipement motivée par des raisons de construction, et qu'elle n'avait aucune influence sur la qualité sustentatrice.

Depuis les expériences de Lilienthal, il a semblé

FiG. 28.

démontré que cette forme présente des avantages sérieux, et qu'à surface, à inclinaison et à envergure égales, des ailes légèrement incurvées sont préférables aux ailes plates.

Mais si Ton est à peu près d'accord sur ce point,

FiG. 29.

on n'est nullement fixé sur la valeur de la courbure et sur la forme à donner à la surface courbe. Lilienthal a étudié les formes symétriques avec flèches de 1/12 comme le montre la figure 28, ou de 1/24 comme le montre la figure 29. On a étudié également des formes dyssimétriques, comme celle que représente la figure 30, dans laquelle la flèche ne se trouve pas au milieu de la longueur, mais plus rapprochée de l'extrémité avant. C'est la forme adoptée aujourd'hui par un grand nombre de constructeurs d'aéroplanes.

1^8 LE VOL MÉCANIQUE. — * LEfi AÉB0PLANE3

D* au très mgéûîeurs aéronautes attachent une grande importance à la forme de la surface supérieure du sustentateur; d'après eus, cette forme

Fia, 30,

doit s'harmoniser avec celle de la face inférieure ; de cette manière^ les filets d'air^ qui passent raudessus du sustentaleur, viennent rejoindre par une

Wa

Fifi. 31.

trajectoire courbe les ûlets ayant léché la face inférieure, et contribuent aussi à la sustentation (fig. 31 et 32).

En elles-mêmes, ces idées n'ont rien d'irrationnel,

^^^^^smzsMMMmm

Fic. 32*

et certaines expériences semblent les avoir corroborées. H est ui^anmoins impossible de donner à l'heure actuelle des règles précises à ce sujet, et il est très désirable que des expériences permettent un

LES SUSTBNTÂTEURS AÉRIENS 129

jour de le faire*. En attendant, On trouve des aviateurs qui n'attachent à la courbure qu'une très faible importance, et obtiennent de très bons résultats avec des surfaces sustentatrices parfaitement planes. La question, tout en étant très intéressante, ne présente donc pas le même caractère que celle de l'obliquité, et même que celle de Tenvergure.

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