PARACHUTES DIRIGEABLES
On donne ce nom à des appareils abandonnés dans l'atmosphère à l'action de la pesanteur et munis de surfaces sustentatrices disposées de manière spéciale ; elles n'ont pas seulement pour effet de modérer la vitesse de la descente, mais d'en changer la direction, de telle sorte que la chute se fasse.
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non plus suivant une verticale, mais suivant une ligne inclinée, qu'on chercha à rapprocher de rhorizontale autant que possible. Ce fut par l'étude théorique de ces appareils que le colonel, alors lieutenant, Charles Renard, inaugura, vers 1872, la longue série de ses travaux aéronautiques. Cette étude fait l'objet d'un mémoire manuscrit qui fut publié beaucoup plus tard ^ C'est à cette occasion qu'il formula pour la première fois les principes de la direction aérienne que nous avons exposés dans un autre volume 2. -
Frappé de la facilité avec laquelle les ballons libres avaient pu sortir de Paris assiégé et de l'impossibilité où l'on s'était trouvé de rentrer par voie aérienne dans l'intérieur du camp retranché, bien persuadé qu'à cette époque de 1872 les moteurs connus étaient absolument incapables d'imprimer à des navires aériens une vitesse propre suffisante pour les rendre dirigeables, il songea à tourner la difficulté. Si l'on possédait, se dit-il, un parachute dirigeable, c'est-à-dire susceptible de descendre suivant une ligne inclinée orientable selon la volonté de l'aéronaute, en s'élevant au moyen d'un ballon à plusieurs milliers de mètres, et en se laissant glisser au moyen du parachute, on pourrait atterrir à son gré dans un rayon d'assez grande étendue pour essayer de rentrer dans l'intérieur d'un camp retranché. C'est à ce propos qu'il élucida complètement la théorie de ces appareils, et apporta ainsi une contribution précieuse à l'Aviation; nous verrons en effet plus loin que les parachutes dirigeables sont de véritables aéroplanes auxquels il ne manque que le moteur. Ici, nous nous bornerons à indiquer brièvement les