PUISSANCES
Fie. O'J
dra; mais dans Tun comme dans l'autre, plus il sera chargé, plus il ira vite.
Ces particularités avaient été prévues par un certain nombre de ceux qui avaient étudié rAviation avant sa réalisation pratique, mais elles ont beaucoup surpris les aviateurs. Toutefois, au début des aéroplanes, on se trouvait dans des conditions spéciales et, en somme, peu favorables. La puissance motrice disponible était voisine du minimum nécessaire pour assurer à la fois le travail de sustentation et le travail de propulsion. Les points d'intersection EF de rhorizontale correspondant à cette puissance avec la courbe du travail étaient très rapprochés l'un de Tautre, comme le montre la figure 99. On ne pouvait donc marcher que dans le voisinage
de l'allure correspondant à la puissance minimuïiK Dès qu'on s'en écartait quelque peu en plus ou en moins, on était condamné à descendre; quant à monter, il ne fallait pas y songer, ou du moins on ne pouvait le faire qu'à des allures très faibles, car^ dans les conditions les plus favorables, l'excès de puissance disponible pour le travail de dénivellation était représenté par la longueur HI, c'est-à-dire trèsi petite.
Les aéroplanes ne pouvaient donc pas s'éleviMbeaucoup; à la moindre surcharge ou à la moindre faiblesse de leur moteur, ils se voyaient obligés de descendre. Il en devait être autrement lorsqu'on aurait pu se procurer un excédent de puissance motrice, et le secret du perfectionnement des aéroplanes consiste dans l'emploi d'un moteur surabondant. Nous reviendrons plus tard sur cette importante question.