Paris. Masson
verrons plus loin que ce ne sont pa^ ceux-là que nous devons imiter pour réaliser le vol artificiel. De plus, pour maintenir dans le voisinage de ses instruments de mesure au dans le champ de son revolver photographique les oiseaux étudiés, il ne pouvait guère les observer qu'au début de leur vol, dans luette période particulière que Ton appelle Vessor.lA, les mouvements sont certainement plus amples, plus compliqués qu*au cours d'un vol nornud, et s'ils sont peut-être plus intéressants au point de vue physiologique, les conclusions à en tirer au point de vue de l'Aviation sont moins importantes et moins certaines.
Quoi qu'il en soit, Marey est certainement un de ceux qui ont le plus contribué à faire avancer Ja question ; il rendit d'ailleurs un service indirect à l'Aviation en attirant sur elle l'attention et la bienveillance du monde savant.
Sans avoir formulé nettement cet aphorisme, il était certainement persuadé que les grands oiseaux planeurs sont de véritables aérof^nes.
Un autre observateur du vol naturel, qui mérite une mention spéciale, c'est Mouillard. Ayant habité pendant de longues années l'Algérie et l'Egypte, il eut l'occasion d'observer le vol des grands oiseaux, et il a résumé ses observations dans un petit volume intitulé : L'Empire de i'air^. Après les considérations générales sur le vol, cet ouvrage contient de nombreuses descriptions d'espèces particulières, classées non par leurs caractères physiologiques proprement dits, mais par leur manière de voler. Il a, de plus, pesé un grand nombre de ces animaux, mesuré leur surface porteuse, et calculé leur charge par mètre carré, introduisant ainsi des éléments chiffrés