LES ENSEIGNEMENTS DE LA NATURE EN AVIATION
Il est inutile, pour le but que nous nous proposons, de nous étendre davantage sur le vol des oiseaux. Nous aurons d'ailleurs à y revenir dans les chapitres suivants à propos de la construction des ornithoptères et du rôle «du vent en aviation.
L'aviateur n'a besoin de retenir de cette courte étude qu'un petit nombre de notions : la première est la supériorité de l'attaque oblique sur le vol orthoptère découverte à la suite d'expériences de laboratoire et confirmée par l'observation de la nature. Celle-ci nous donne également de précieuses leçons sur l'utilité de l'envergure, de la courbure des ailes, de leur profil renforcé à l'avant; elle nous enseigne aussi d'excellentes formes de carènes.
11 ne faut pas, à notre avis, lui demander davan- TOge et chercher à reproduire scrupuleusement les mouvements naturels. Ce serait également faire fausse voie que d'imiter, dans des appareils d'aviation, le vol des petits oiseaux et encore moins celui des insectes ; nous devons prendre pour modèles ceux pour qui la sustentation présente des difficultés analogues à celles que nous rencontrons, c'est-à-dire ceux qui ont une grande charge par mètre carré d'ailes et qui par suite sont forcés d'employer l'attaque oblique. Nos professeurs d'aviation doivent être des vautours, des aigles et des albatros, et non des oiseaux-mouches, des moustiques ou des libellules.