SCÈNE V
DOROTHÉE , seule.
Dieu I que les clcmoisclles qui ont des tantes sont Jonc malheureuses!...
( Elle se mire.) Air : Ah ! fju'ils sont heureux- de danser, (de Panseron. ) Ah ! vraiment c'était bien la peine De tâcher de n'être pas mal.
Moi , qui depuis une semaine.
Chaque nuit rêvais de ce bal.
D'ici j'entends la contredanse, Isidore va s'y placer , Et , tandis qu'à lui je pense. Avec d'autres il va danser.
Mon Dieu , mon Dieu , quel esclavage 1 . A quoi sert donc d'avoir seize ans ? On a de bons jeux à mon âge , Pour regarder les jeunes gens...
D'ici j'entends la contredanse, etc.
Mais mon onck\^Badoulartl est bon, il me mènera au bal... oui, allons lui conter mes peines, et le prier bien gentiment...
( On entend le bruit d'un carreau cassé. ) DOROTHÉE, s'arrclant.
Ahl mon Dieu, qu'est-ce que j'entends?
ISIDORE , frappant à la fejiëtrc.
L'amour !
DOROTHÉE
O ciel!., cette voix !.. serait-il possible ?..
( Elle court à la fenêtre qu'elle ouvre et l'on voit Isidore.)