RAYMOND
FERNAND
RAYMOND. — Ah! tais-toi! pas ces mots-là !
Je ne veux pas que tu sois le polisson que l’on met à la porte! Sépare-toi de nous en gaillard qui s’est. ressaisi, qui comprend, qui approuve! Plus une parole! (Prenant F'ernand par les. mains.) Au revoir, mon fils!
Bonne chance! (II l’attire à lui, l’embrasse, ct, très remué.) Âu revoir, mon grand gar- Deviens et reviens un brave homme.
(Un court silence. Fernand, comme hébété, me bouge pas. Energiquement. ) Allons! Ferie Allons! Fais tes adieux à Isabelle,
à tes amis. Allons.
Cri |
Un silence.
FERNAND, — Bien, bien... (Un temps.) Bien... (Presque chancelant il s approche d’Isabelle. ). Au revoir, Isabelle.
ISABELLE, Qui retient à grand’peine ses larmes, l'embrassant. — Au revoir, mon cher petit.
FERNAND. — Au revoir, Richard.
RICHARD. — Au revoir, Fernand.
fls:se serrent la main. K nl se dirige vers Marie-Louise, qui se raidit pour ne pas tomber. Leurs lèvres remuent, mais l’on ne perçoit aucune parole. Leurs mains se touchent à peine, puis lentement Fernand gagne ia porte. du ball. Au moment de l’atteindre, il se ravise, revient sur ses pas et tombe à genoux devant son père.
FERNAND, moi!
RAYMOND. — Ah! va-t’en!- J'ai honte de ton. humiliation.. Va-t'en! va-t'en! vat’en:.. C’est toi qui es à genoux et c’est moi qui supplie ! Va-t'en!.…
— Papa! papa, aie pitié de
Fernand, éperdu, se relève et sort en. courant.