‹ Le voleur. Joujou. Illustrations d'après les dessins de TroncetChapitre 44 sur 89 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, JOUJOU à Joujou, toilette de spert.

gouJou. — Bonsoir tout le monde.

MAURICE. — Ah! vous voilà, vous!

GERMAINE, — Eh bien, Joujou, d’où sorstp

“ouJou. — Comment d’où je sors? Mais de votre automobile.

GERMAINE. — Ce que vous avez dû aller lain !

JouJou. — Oh non!

LE CERTIER. — Je vous croyais eu route depuis des temps et des temps!

MAURICE. — Ils ont peut-être ‘traîné l’auto.

JouJou. — Ma foi.

GERMAINE. — Vous avez eu. une panne?

MAURICE. — Evideniment !.…

GERMAINE. — Une panne importante ?

JouJou. — Qu’entends-tu par là? Moi,

je l’ai trouvée très importante!

GERMAINE. — Comment gst-ce arrivé?

JOUJOU. Oh! très simplement, comme les autres fois. … la voiture s’est arrêtée.

LE CERTIER. — Et dans quels parages cet incident ?

JouJou. — À Bilcoq.….

MAURICE. — Ha! ha! charmant petit exdroit, Bilcoq!

JOUJOU. — Charmant, plein d’animation! J’en sors; j’y ai joué au BH une bonne partie Le l’après-midi.

GERMAINE. — Au billard!

JOUJOU. — Ow, avec un gros monsieur

qui prenait son café à l’auberge et dont j'ai fait la connaissance.

GERMAINE. — Oh! Jouju1!

JouJou. — Nous avons joué les consommations, c’est moi qui ai perdu.

GERMAINE. — Tu n'as pas fait cela?

JouJou. — Et pourquoi ne l’aurais-je pas

fait? Il était très bien ce gros monsieur!

(Fouillant dans son sac.) Il m’a remis sa carte, la voici. |

MAURICE, lisant. « Jérôme Laurent, horloger, quincaillier et coiffeur à Bilcag! » Il cumule.

Jougou, à Maurice. — Il m'a offeat de venir 101.

MAURICE. — Comme invité?

JoUuJOU. — Comme fournisseur.

LE CERTIER. En somme, vous passé la journée ensemble.

JouJou. — Non; demie mon partenaire m'a déclaré qu’à son vif regret, il était obligé de regagner « son magasin ». Alors je me suis assise sur une excellente chaise 4 paille avec le « Réveil de la Côte-d'Or ».

GERMAINE. — Jolie excursion!

JouJou. — Je l’ai lu une fois, deux fois

avez

vers quatre heures et

et je me‘suis endormie d’un bon petit som-

meil qui durerait encore si Max ne l’avait interrompu en me disant : « Ma pauvre Joujou, je vous demande pardon de cette grotesque aventure, la machine est enfin réparée. — Ah! eh bien nous repartons? en

route! — C’est qu’il n’est pas loin de six

heures et, si nous voulons être prêts pour le dîner, il faudrait songer au retour. » Alors,

nous voici.

GERMAINE. — De quoi te plains-tn? C’est Au sport.

LE CERTIER. — Croyez, ma petite Touiou,,

que, pour ma part, Je compatis bien sincèrement.

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Joujou 69 JOUJOU. — Vous nous quittez, notre GERMAINE. — Tout s'explique! æncle ? Max. — Mes amis, vous trouvez sans LE CERTIER. — Je m’arrache avec peine; doute spirituel d’étaler votre crasse ignomais l’heure du tub froid... rance…..

MAURICE. — À sonné? GERMAINE. — À propos de crasse, une LE CERTIER. — Va sonner. question : comptes-tu diner dans cet état? MAURICE. — Dépêche-toil..…. ne fais pas Max. —— Non, mon doux ange, j'ai prié attendre ton valet de chambre.

LE CERTIER. — Va, mon gros, va! C’est

moi qui la pousserai ta petite voiture.

(Aux dames.) A tout à l’heure! (Exit.)

JOUJOU ET GERMAINE, criant. — À tout :

l'heure, notre oncle! Bon tub! Bonne réaction !

MAURICE, criant. — Enveloppe-toi bien!

(Auæ dames.) Dites donc, mes enfants, si vous montiez vous habiller aussi; ce serait

si beau de nous mettre une fois à table exactement.

JouJou. — Oh! moi, j'ai bien gagné une

demi-heure dans le rocking! Et puis, je suis toujours prête avant tout le monde.

MAURICE. — Alors, vous Germaine, qui mettez deux ans à changer de robe...

GERMAINE. — Oui, mon bon vieux, oui,

ne ronchonnez pas. On y va.

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