‹ Le voleur. Joujou. Illustrations d'après les dessins de TroncetChapitre 45 sur 89 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, MAX

Max, petit, tout petit et immédiatement sympa. thique comme la majorité des tout petits hommes. Porte pour l’instant la défraque des automobilistes et la complète de figure et de mains maculées au cambouis.

MAURICE. — Ah, le chauffeur! il à une bonne touche!

MAx. — Excusez ma tenue, mais la journée fut rude.

GERMAINE. — La voiture n’est pas abimée, j'espère.

MAX. — Merci, ma chérie, je ne suis pas trop fatigué.

GERMAINE. — Je t’en prie, réponds-moi !

Est-ce que la voiture?

MAX. — Ah! la voiture! Elle est in-

tacte, je viens encore de l’examiner à fond avec le mécanicien; seulement, là-bas, à Bilcoq, j'ai eu une de ces peurs! J'avais cru d’abord qu’une tête de bielle s'était brisée et que les morceaux avaient défoncé le carter, mais en y regardant de plus près, je me suis aperçu que c’était tout bonnement le flotteur de mon carburateur qui

était crevé et qu’alors il y avait surproduc-

tion de gaz, et qué l’essence envahissant les soupapes d'admission empêchait naturellement toute carburation.

LES TROIS AUTRES. — Oh! alors!

MAURICE. — Si ce n’était que ça!

sougou. — Vous nous en direz tant!

MAX. — HxCUSEZ MA TENUE, MAIS LA JOURNÉE FUT RUDE.

qu’on me préparât un bain; il doit même être prêt et si tu veux me permettre de t’offrir le bras.

GERMAINE. — Ah! non, pas! Quand tu seras lavé!

ne me touche

Page 1