‹ Le voleur. Joujou. Illustrations d'après les dessins de TroncetChapitre 49 sur 89 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mômes, BLANCHE

Jousou. — Tiens, Blanche! «

BLANCHE, — Bonsoir, ma petite Joujou.

JouJou. — Je te croyais au boudoir làhaut!

BLANCHE. — Non. Maurice m’a oubliée dans le jardin. |

MAURICE. — Moi?

BLANCHE. — Oui, , tu m'as dit : « Je

reviens dans deux minutes », et il y a plus d’une demi-heure que tu es parti.

JouJou. — Si j'avais su!

BLANCHE. — Enfin, je te pardonne, puis-

que tu tenais compagnie à Joujou; de quoi

parliez-vous ?

MAURICE. — De musique. | JouJou. — De musique! Maïs est-il menteur !.. Est-ce drôle ce besoin de men-

tir! Nous ne parlions pas musique le moins

du monde. Monsieur veut absolument que j'aie eu des aventures.

BLANCHE. — Oh! Maurice, après ce que

nous t’avons dit, Germaine et moi?

MAURICE. — Je suis entêté.

JouJou. — Comme il m'était impossible de lui donner satisfaction, il se livrait à une enquête approfondie sur mon passé.

BLANCHE, à Maurice. — C'était ton droit, je ne aurais pas grondé.

MAURICE. -— S1 On ne peut plis plaisan-

ter !.….. cd Un silence.

BLANCHE. — Mes enfants, és rentrée me coucher.

JOUJOU. — Tu ne dînes pas avec nous ?

BLANCHE. Vous ne m'en voudrez pas, je suis une DSP naitrese de maison.

JouJou. — Oh! ma chérie!

BLANCHE. — Si, si; deux jours sur crois,

je disparais à l’heures du dîner, mais je me

sens un pe lasse encore, alors je crois que

le plus sage...

Écis S r Ee a

ä À 2 VE EE

MAURICE. — Parfaitement, mon loup, tu ‘es très raisonna Je; si tu es fatiguée, couche-toi tranquillement. Du repos! surtout

du repos!

BLANCHE. — Tu feras les honneurs ?

MAURICE. — Compte sur moi.

BLANCHE. — Et tu viendras me dire bonsoir, après le dîner?

MAURICE. — Naturellement; j'irai t’embrasser avant de me mettre au whist.

Jougou. — Mais nous grimperons tous, et,

si tu n’as pas sommeil, Germaine et moi, nous te tiendrons compagnie. Veux-tu que je monte avec toi maintenant ?

BLANCHE. — Ne te donne pas cette peine, ma chérie.

JouJou. — Qa ne me donne aucune pèine.

je t'aiderai à ‘te déshabiller; ta femme de chambre doit être encore à table.

MAURICE. — Mais non, il y a une demiheure que Louise a fini de dîner.

BLANCHE. — Qui, ma petite Joujou, it vais la sonner; je te remercie.

JouJou. — Je t’assure que ça me ferai” plaisir.

MAURICE, à Joujou. — Ma chère £mie.

vous êtes tout à fait gentille, mais croyezmoi, n’insistez pas... Je sais que Blanche préfère monter seule; n’est-ce pas, mon loup ?... Je la connais, si elle s’imagine qu’elle dérange quelqu'un, elle ne se soignera plus.

C’est du repos qu’il lui faut, rien que du repos... Va, ma petite Blanche, va te reposer.

BLANCHE. — Je monte, bonsoir.

JouJou. — Pas bonsoir.

MAURICE, qui à accompagné sa femme jue£:

agwà la porte. — A tout à l’heure!

Page 1