D'UN INDIVIDU
Volvox globator
Nombre de cladogonidies chez l'individu asexué du Voivox globator
Chez le Volvox globator, le nombre des bourgeons de l'individu asexué est presque toujours de 8. Il est rare (Klein, 1890 p.38) qu'il y en ait moins ou plus. Le maximum observé a été de 14.
Il est assez fréquent, chez le Volvox globator, que des cladogonidies avortent et ne se développent pas en bourgeons. Cela peut même arriver parfois pour toutes les cladogonidies d'un individu qui se trouve ainsi dépourvu de tout gonidium développé.
Tandis que les individus asexués ne donnent, normalement, que huit bourgeons, les individus femelles donnent un nombre notablement plus grand d'oosphères. En réalité (Klein, 1890, p.46), cette différence résulte de ce que le méride asexué ne développe qu'un certain nombre de ses jeunes cladogonidies. En effet, si l'on examine attentivement les individus porteurs déjeunes bourgeons, on y voit généralement de 10 à 30 plastides d'une grosseur double de celle des plastides somatiques normaux et tout à fait semblables aux jeunes cladogonidies venant de se différencier. Un petit nombre d'entre elles ont même déjà subi une ou deux bipartitions et sont au stade de 2 ou à celui de 4 plastides. Klein, probablement avec raison, attribue à ces plastides différenciés la valeur de cladogonidies qui ne se seraient pas ou se seraient peu déveloî)})ées. Si cette interprétation est exacte, le nombre des cladogonidies s'élèverait à un total compris entre 20 et 40, c'està-dire sensiblement égal au nombre des œufs produits par l'individu sexué. Cela semble indiquer que les gynogonidies sont des cladogonidies que les circonstances ont amenées dans la voie de la différenciation gynogamétaire.
Nombre d'androgonidies et de gynogonidies chez l'individu terminal hermaphrodite du Volvox globator
Chez le Volvox globator, les individus sexués sont généralement, tous, terminaux, hermaphrodites et protérandriqucs.
Il y a au moins une douzaine, généralement une trentaine, par-
fois une quarantaine (d'après Overton, 1889, p.35) de gynogonidies, mais seulement quatre ou cinq androgonidies.
Klein (1890, p.34, etc.) trouve que le nombre des oosphères est généralement compris entre 20 et 64 et qu'il est souvent d'environ 30. Le nombre des colonies de spermatozoïdes qui peut descendre à 1 ou 2, qui est ordinairement de 3, de 4 ou de 5, ne s'élève que rarement au-dessus de ce nombre, le maximum, très exceptionnel puisqu'il n'a été observé qu'une seule fois, en novembre, étant de 15.
Les deux sortes de gonidies sont irrégulièrement réparties les unes parmi les autres. Elles occupent, autour du pôle phialoporique, environ les 2/3 de la surface de la sphère.
Volvox aureus Nombre de cladogODidies chez l'individu asexué du Volvox aureus
Le nombre des cladogonidies est très variable chez le Volvox aureus. Ce nombre ne dépasse jamais 16. Il est souvent de 3 à 12, et, plus souvent encore, de 4 à 8, le nombre normal paraissant être de 8, c'est-à-dire, probablement, de 2 par quadrant.
Il est très rare que les cladogonidies avortent toutes et que l'individu soit ainsi dépourvu de tout bourgeon. L'avortement des cladogonidies est, d'ailleurs, beaucoup moins fréquent chez le Volvox aureus que chez le Volvox globator. Il est aussi très rare qu'il n'y ait qu'un seul bourgeon.
Exceptionnellement, dans des conditions extrêmement favorables à la multiplication asexuée, une peuplade peut montrer, chez la majorité de ses individus, une production exubérarte de cladogonidies.
Nombre d'androgonidies chez le Volvox aureus
Individu clado-androgonidien. — Chez le Volvox aureus, les individus producteurs de cladogonidies produisent souvent de 1 à 30 androgonidies.
Individu mâle du type sphérosirien. — Le nombre relatif des androgonidies ou des colonies de spermatozoïdes qui en proviennent, chez l'individu terminal mâle, du type sphérosirien du Volvox aureus, peut atteindre un tiers du nombre total des plastides constitutifs de l'individu, c'est-à-dire la moitié du nombre des plastides somatiques.
Le nombre absolu est, de même que la grosseur de l'individu, extrêmement variable. Il est presque toujours supérieur à cent. Il est souvent de plusieurs centaines et peut atteindre, exceptionnellement, un millier (Klein, 1889, p. 178).
Individu mâle du type endosphérosirien. — Chez le mâle du type endosphérosirien, le nombre des androgonidies est généralement d'une centaine. Ce nombre est relativement très élevé, car il peut être égal, ou même supérieur, au nombre des plastides somatiques.
Nombre de gynogonidies chez le Volvox aureus
Le nombre des oosphères formées par un individu est notablement moins élevé chez le Volvox aureus que chez le Volvox globator. Il peut varier de 1 à 12 et, peut être, à 16, comme les cladogonidies. Il est généralement compris entre 3 et 10 et plus souvent entre 5 et 8. Il sera, par exemple, de 3 à 5 chez les petits individus et de 4 à 8 chez les gros. Le nombre minimum de 1 s'observe lorsque l'oosphère accompagne des bourgeons issus de cladogonidies. Overton (1889, p.30) dit que le nombre des oosphères, quelquefois inférieur à 6, varie généralement de 6 à 10, les nombres supérieurs à 10 étant très rares.