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SYSTÉMATIQUE

Position systématique du genre

Bien que le Volvox soit entré dans la voie d'une évolution toute spéciale, nettement divergente de celle suivie par l'évolution du Végétal proprement dit, le chemin qu'il a parcouru dans cette voie est si court que ses plastides constitutifs ont conservé, intégralement, tous les caractères des Flagellâtes phytiques dont il dérive.

L'individu adulte consiste, chez le Volvox, en une phytoblastéa, formée d'une seule assise de plastides reliés entre eux par des fdaments protoplasmiques. Chacun de ces plastides produit une masse de gelée stratifiée, gelée qui constitue, du côté extérieur de la sphère, une paroi protectrice, qui sépare latéralement les plastides les uns des autres et qui s'étend, vers le centre de la sphère, en une colonnette radiale qui contribue à combler, presque totalement, la cavité blastocœhenne.

Les plastides constitutifs de la blastéa volvocéenne ont une organisation à peu près identique à celle des Flagellâtes unicellulaires libres qui composent le groupe des Ghlamydomonadina. Pour ce motif, ils peuvent être réunis avec ces derniers en un même groupe systématique. Il ne faut pas perdre de vue, toutefois, que la blastéa volvocéenne constitue un groupement plastidien dont la phylogénèse s'éloigne de celle des autres Métaphytes chlorophylHens, tandis qu'elle rappelle les débuts de celle des Métazoaires. Mais cette phylogénèse du Volvox, au lieu de continuer à évoluer, est demeurée immobilisée, conservant, intacte, la structure de la Ghlamydomonadina qui constitue son origine et ne manifestant d'autre particularité caractéristique qu'un groupement de ses plastides à peu près identique au groupement des plastides de la zooblastéa.

Espèces

Leuvvenhocck a, le premier, observé et décrit le Volvox (1719, p. 149). genre cosmopolite qui ne comprend qu'un très petit nombre d'espèces.

On n'en connaît guère que deux en Europe. Ce sont :

1. Le Volvox globator Ehrenberg 1831 (V. stellatus Elironberg 1831 ; V. monoicus Colin 1875),

2. Le Volvox aureus Ehrenberg 1831 (V. minor Stein 1854; V. dioicus Cohn 1875).

Ehrenberg (1838 p. 71) a donné le nom de Volvox aureus à la forme productrice d'oosphères et de Sphaerosira volvox à la forme productrice de spermatozoïdes de l'espèce appelée minor par Stein et dioicus par Cohn (1875 p. 27). C'est le nom aureus qui a l'antériorité et doit être adopté pour l'espèce en question.

Dans le présent travail l'expression « les deux Volvox » signifiera qu'il s'agit, à la fois, du Volvox globator et du Volvox aureus.

Une troisième forme a été étudiée par Arthur Meyer (1896). Il avait d'abord considéré cette forme comme étant une variété accidentelle du Volvox aureus, mais, lui ayant trouvé des caractères constants, il l'a séparée sous le nom de Volvox tertius, et a donné, à son sujet, de très intéressants détails.

C'est une forme que je n'ai pas eu l'occasion d'observer.

Variabilité des individus

Chez les deux Volvox, les individus présentent une assez grande variabilité :

10 par leurs dimensions absolues,

2° par le nombre de leurs cellules somatiques,

3° par le nombre et les combinaisons de leurs cellules reproductrices.

• Stabilité phylogénétique du genre

Le Volvox est probablement une forme à peu près aussi ancienne que les colonies de Phytoflagellates primitifs dont dérivent les autres Métaphytes. Ces derniers se sont trouvés lancés dans une voie qui les a conduits à une évolution extrêmement complexe. Le Volvox, au contraire, est demeuré soustrait à toute évolution phylogénétique notable. C'est pour cette raison que le nombre des espèces est si faible et que ces espèces présentent, au point de vue morphologique, une si grande ressemblance entre elles. Elles sont, même, restées adaptées à peu près au même ensemble de conditions extérieures, puisque les deux espèces de nos régions se rencontrent, très souvent, en populations mélangées.

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