HAUTES
Smith, en Angleterre, et Catrin avaient sur os
malade fait les mêmes remarques.
Le côlon pelvien est atteint de dimensions considérables à cause des gaz et des liquides exsudés dans son intérieur, aussi, dit Comte, il n’est pas de partie de l'abdomen où ne puisse le porter son humeur vovageuse.
Dans l'observation quifait l'objet de cette thèse, ne voyons-nous pas le tympanisme sus-ombilical faire penser, tout d'abord, à un abcès gazeux localisé ou bien à une torsion du côlon transverse. La figure que rious donnons de ce volvulus montre bien que ces hypothèses avaient leur raison d’être.
Ce météorisme localisé a été retrouvé dans presque tous les cas de volvulus du gros intestin (Router, Robert, Roux, Villar, Smith, Obalinski, X. Defore; etc)
Ce signe peut donc avoir une importance de premier ordre pour faciliter le diagnostic, car il permet d'affirmer que l’anse est étranglée à ses deux extrémités, si elle ne l'était qu’à une seule le signe de Wabhl ne se produirait pas.
L'épanchement intra-péritonéal, indice révélateur d’une réaction inflammatoire du péritoine décrit par Duplay, peut exister sans trace de péritonite et présenter les caractères d'un liquide sanguinolent, ou rarement séreux. Lemoyne (Th. de Paris 1878); Camichel (Th.de Lyon 1893).
Certaines expériences sur des chiens ont permis à Camichel de conclure qu’une ligature simple de l'intestin ne détermine pas d’épanchement et qu'il
PH faut, pour qu’il se produise, qu’une anse toute entière soit comprise entre deux ligatures.
C’est de cette façon qu’ agit le volvulus, et la per- Cussion par la présence d’une matité ou d'une submatité en un point quelconque de l’abdomen, révélera un épanchement intra-péritonéal.
Cahier (1) recommande, dans les cas où la percussion ne donnerait aucun résultat, de faire une ponction avec une aiguille trés fine, dans les points déclives où l’on soupçonnerait la présence du liquide. |
L'épanchement intra-péritonéal pouvant se trouver dans des occlusions et des affections bien différentes de celle qui nous occupe, et la ponction sèche ne pouvant faire rejeter l’idée d’un volvulus, nous trouvons qu'il est absolument inutile, pour sa seule satisfaction personnelle , d'exposer le malade à la perforation d’un intestin contenant des microbes à virulence exaltée.
30 EXPLORATION DIRECTE. — On s’est servi de diverses méthodes d'exploration, par la voierectale, lavements élevés, sondes, main.
Les injections d'eau dans le rectum peuvent donner quelques renseignements utiles On a essayé de diagnostiquer l'endroit où se trouve l'obstacle par la quantité d’eau introduite dans le rectum.
Malheureusement les différences individuelles du
(1) Les occl. aiguës de l'intestin.
calibre du gros intestin et du rectum ne permettent d’attacher à ce moyen qu’une valeur relative.
La capacité du gros intestin est d'environ deux litres.
Si le volume de l’eau introduite est de À litre à 1 litre 1/2, l’obstacle siège sur PS iliaque, s’il est supérieur à 1 litre 1/92, il est situé plus haut.
Nous ne citerons que pour mémoire l’auscultation du gros intlesiin au moment où un liquide y est injecté avec force. Le gargouillement entendu au niveau du cœcum prouve qu'aucun obstacle ne se trouve sur le gros intesttn. Cette méthode a été conseillée d’abord par Briquet et Velpeau, et remise en honneur par Trèves. )
Nous n'insisterons pas davantage sur cette manœuvre barbare,inutile, consistant à introduire dans le rectum la main tout entière après anesthésie complète du malade. Préconisée par Simon de Heiïdelberg (1), cette méthode a été suivie par d’autres auteurs quoique la rupture du rectum au tiers supérieur ait été fréquente.
On peut se demander l'utilité d’une pareille manœuvre car la circonférence de la main étant de 19 à 25 centimètres, il est difficile de concevoir que les doigts puissent arriver assez haut pour se rendre un compte exact de l’état de l'intestin.
Le meilleur moyen d'exploration est certainement celui de la sonde.
Encore ne peut-il renseigner que sur les obstacles
(D Zrchiv. f. Klin. Chir., t. XV, 1872.
Gis
NA
Bat 10 SES siégeant dans le rectum ou dans la première portion de l’anse sigmoïde, car quoique Wachsmuth, en 1869, prétendait qu’une sonde pouvait atteindre la valvule iléo-cœcale, Simon de Heidelberg montre qu'elle est arrêtée par l'S iliaque qui la coiffe et la force à se couder.