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C’estce qui a étéditavec précision par Stuart Mill : « Ceux, dit-il, qui disent que le suffrage n’est pas une charge, mais un droit, n’ont sûrement pas examiné les conséquences auxquelles mène leur doctrine. Si le suffrage est un droit, s’il appartient au votant pour lui-même, comment le blâmer parce qu'il le vend, ou parce qu'il l’emploie de façon à se faire bien venir d’une personne à laquelle il veut plaire pour quelque motif intéressé. On ne demande pas à une personne de ne consulter que l'intérêt public dans l’usage qu'elle fait de sa maison, de son 3 0/0, ou de tout ce à quoi elle a réellement droit » (1).
M. Saint-Girons dit aussi : « Si le suffrage est un droit, il appartient à l’électeur qui peut en faire tel usage qui lui plaira dans son intérêt personnel. Il pourra très légitimement oublier l'utilité publique pour ne songer qu'à sa propre utilité. Ce qu'il fait pour les réunions, les associations, la liberté de la . presse, qui lui donnent ce qu’il leur demande, c’està-dire plaisir et profit, il le fera avec son droit de suffrage. Pourvu qu'il respecte le droit desautres, toute loi qui lui interdira de vendre directement ou indirectement son vote, de s’en servir pour s’en créer des rentes ou des protections, sera injuste, parce qu’elle méconnaitra son droit.
1. J. Stuart-Mill. Le gouvernement représentatif ; traduction Dupont-Whilte, p. 235.
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