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sont aussi des devoirs publics ». Et peu à peu disparaîtra ce danger social dont l’orateur du parti libéral belge, M. Frère-Orban, disait : « De toutes les manières de faire le mal, la plus fâcheuse, la plus inexcusable, est celle qui consiste à laisser faire les autres en s’abstenant ».
Indiquons brièvement le plan surlequel nousavons conçu cette étude.
Nous avons distingué quatre parties.
La première a pour objet la justification théorique du vote obligatoire. Nous repoussons comme contraire à l’idée de la souveraineté nationale, et comme engendrant des conséquences inacceptables, la thcorie d'après laquelle le suffrage politique serait un droit absolu attaché à la qualité d’être humain. Nous proposons de concilier cette théorie avec la théorie de la fonction d’après-laquelle l’électeur a le devoir de voter. De cette conciliatton, il résulte une théorie d’après laquelle le droit électoral, est à la fois un droit et un devoir, surtout un devoir, ce qui suppose que l'électeur peut être astreint à voter.
La seconde partie est consacrée à la justification pratique du vote obligatoire, qui apparaît comme l'unique remède de l’abstention.
Le troisième chapitre contient l'exposé des législations étrangéres qui ont admis le vote obligatoire,
et des none de lois dont a été l'objet en France.
Enfin nous examinons les différents systèmes de sanctions ; ; nous les discutons et nous arrêtons no-
tre choix, en donnant les raisons de nos préféren-
Ces PEER 2