PREFACE III
sa charge de surintendante de la reine, Montesquieu, voyant que la perte de cet amant l'avait fait renoncer à plaire, résolut de faire revivre un moment le cher défunt,,. Le nouveau poème qu'il écrivit à cette occasion s'appelle le Voyage A Paphos. » M. Louis Vian n'a peut-être pas rencontré juste en cherchant à découvrir Vori-» gine et la destination de ce poème, qui n'est qu'un fragment, et dans lequel Callusion évidente à M. de Melun (Adonis tué à la chasse par une bête fauve) ne figure que d'une manière épisodique, M. Louis Vian a raconté dans son livre, avec beaucoup de charme et de délicatessCy comment Montesquieu avait été l'adorateur et peut-être l'amant favorisé de M''« de Clermont (Marie- Anne de Bourbon), petitefille du grand Condé et d'une fille de la marquise de Montespan. Cette liaison ou cette relation fut certainement bien postérieure à la mort du duc de Melun, blessé mortellement par un cerf dans les bois de Chantilly, où le roi chassait avec le duc de Bourbon, non pas en 1724,