‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 230 sur 429 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

taire à Pari» ! mille détails, mille ennuis qui vous preiinenl loul \olre lenips ; je ne vois plus mes amis, je ne vais plus dans le monde... Knflii, la musique, ma seule passion, j'ai été obligée dy renoncer, moi qui étais juslemeiil entrain dïiludier les caprices méludi(|ues d'Alfredi !

AGLAÉ, Vivemfi%t,it se lecanl. Alfredi :' lii urus l'urlives*?... Songes doré^? Larmes du s ùi ?

LAL'RKNCE. Un auleur dont je raiïolo !

AGLAÉ. Kl moi donc! loul ce qu'il fait esl ra- \issani !... d'abord, il esl irès-joli garçon... j'ai vu son portrait.

I.AUUKNCK. Le moyen do cliantcr au n)ilieu dis doléances du portier, de celle des \oisins, des réclamations des locaiaires... celui du rez-dechaussée se plaint de l'humidilo, celui du ([ua- Iricnie d'éire grillé par le 8oleil. J'ai surioul un certain .M. Beauminel, qui loge la, au dessus de moi... pas méchanl au fond, mais uno espe e d'original qui e&l d'une exigence, dune pe sislance dans ses réclamations!... ïaulôl, c'est uno fenêtre qui n'ouvre pas, tantôt une autre qui s'ouvre toule seule. Hier, au milieu de mon dîner, il arri\e comme une avalanche! « Madame, me « dit-il, la porte de ma chambre à coucher s'est • déjetée, et, quand je dors, ça me fait un vent « coulis dans roreille. »

GERFAUT, partant d'un éclat de rire. Ah! ah ! un venl coulis!

LAURENCE. J'élais si outrée, que le lendemain je voulais vendre la niaison.

GERFAUT. Allons donci...

LALRi-.NCK. Ail! j'en avais déjà parlé à mon notaire, qui m'a môme laissé là un acle que je n'aurais qu'à signer... Elle montre te guéridon.)

GKRiAUT. Croyez-moi, Laurence, le métier de Itroprieiaire esl encore le medleur,

LAiRE.NCE. Vous en parlez bien à votre aise! vous, cher oncle, dans votre petit caslel de Bretagne...

Air ; Amis, jamais l'cluifjrin n' me gatjne.

Vous n'êtes pas toiijouis sur le qui vive!

Lorsque lu cloche a retenti, Vous dites: Bon! un parent qui m'arrivc!

Ou la visite d'un afiii!

Et votre cœur en est tout réjoui!

Mais nous, hehis! chaque coup de sonnette Nous lait trembler... car il nous dit aiii.si, Qu'un lociitaire a coup sur vient ici!... Ce sou fatal est la trompette Qui nous annonce l'ennemi!...

Ce son fatiil pour nous est la trompette Qui nous annonce rennemi!

(On sonne.) Tenez...

GERKAUT. Sansdoule, votre futur...

AGLAÉ. M. de Bernachel...

LAURENCE, reviontant. Non... je reconnais le

tintement... et je parierais... [Aglaé passe pré»' de Gerfaut, Vicluire parait au fond.)

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