‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 329 sur 429 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes. LES MUSICIENS.

MARION, aux musiciens. Qui vous a envoyés virs nous?

tN MUSICIEN. Un jeune homme que nousavoRS rencontré en traversant le village, mes be||ej demoiselles.

lucy,6js, à sasœur. Quand je leie disais? Ç*e«t Alfred!

MARION. Eh bien! jouez-nous votre plus jolie valse.

LE MUSICIEN (2). Très-volo;i tiers. (Valse.—M^rion entrat:ie Lucij, qui résiste d'abord, et s'O" bandonne ensuite au caprice de sa sœur.)

LA BATAII.Li: DE LA MF,

LLcv, valsant. Pas si vile, Mario»!..

MARiON, de même. N'aie donc pas peur... c'est charmant! Il me semble que je suis au bal de misiress Newcome... que tous les regards sont fixés sur nous... et que... {Elle pousse un cri et s'arrête tout à coup, en apercevant Michaei ]Varden, qui s'est montré au fomi depuis quelques instants, et regarde les deux sœurs.) Ah !

LtcY, la soutenant dans ses bras. Qu'as-la donc, chère petite?..

MAnioN, confuse et montrant la grille. Cet étranger!..

Lucy. Eh bien!., un voyageur, un curieux.

MABioN, à mi-voix. Non, non... je crois le reconnaître!... Ce jeune homme qui, depuis huit jours, nous suit de loin, dans toutes nos piomenades.

n;cY, le regardant à la dérobée. En effet !..

MABiON. Oh: mon Dieu!.. Il vient vers nous! (IVorden s'avance en saluant respeclueusemenl les deux sœurs, qui reculent avec un certain émoi. La musique cesse.)

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