‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 379 sur 429 · ACTE m, SCENE XVI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE XVI

LDCY. Comment P

MAHioN, souriant. Oh!., chère Lucy ne me regard»^ pas ainsi avoc tes ij;riuit1s yeux etîrayés!.. Je suis toujilurs ta Marion... louiours libre et digne de loi !.. Pour ne laisser dans l'ispril d'Alfred aucun doute, j'avais besoin d un éclat... mais à quel pies pas de la m;iis(in, je priai M. Warden de me quiiler, de me laisser acheser mon voyage toute seule!..

LUCY. Il y consentit?

MABioN. Avec peine, je l'avoue!., mais je ne m'étais pas trompée... c'était un homme d'honneur...(Souriant) J'avais d'ailleurs un petit talisman auquel il avait promis d'obéir!.. Je n'eus qu'à le présenter à M. Warden... Il s'éloigna en me jurant de ne reparaître devant moi que lorsque je le rappclleiaisl.. Et, depuis dix-huit mois, je ne l'ai pas i appelé !..

LUCY. Mais où t'es- tu donc réfugiée?

MARio.N.Tune devines pas'.'., chez notre bonne vieille tante Deborah... à qui j'avais écrit... et qui me reçut a bras ouverts!.. Nous avons vécu là... au fond du pays de Galles... Comme deux bonnes petiies religieuses... priant, bavardant, faisant des projets, des conhlures... écrivant tous les jours à ce méchant père... (Acec un soupir.] qui ne lisait pas une seule de mes lettres!.. Mais, c'est égal, l'auras toujours coniinué, si je n'étais tombé malade ! [Le docteur reparaîi.)

LUCY. Toi?

MARio.N.Oh! bien malale!.. j'avais une peur de ne plus vous revoir!.. La santé ne m'est revenue que lorsque j'ai appris ton mariage. {En covfiiJence,) El, le ledirai-je, Lucy.. celte bonne nouvelle m'a fait penser à ce pauvr.- M Michaël qui m'aviiit secondé avec tant de soumission... de dévouement!.. Je me disais qu'il a\ait élé bien bon... bien délicat... et moi, si despote... ah!..

LUCY, vivement. Est-ce que tu l'aimerais?..

MARION. un peu confuse. Je ne dis pas cela !..-.

LUcV, vivement. Oh! si fait! si fait! aiinele, chère sœur, pour que ce bonheur que le te dois, ne me pèse plus là, comme un remords !..

MARION, la main sur son cœur. J'y verrai un peu plus clair dans mon cœur, quand j'aurai embrassé mon père... et qu'il m'aura pardonné.

LE DOCTEUR, lui ouvraut les bras. Te pardonner!..

LES DEUX sœuRs, avec un cri, se jetant dans ses bras. Ah!..

MRON. Mon père... mon bon père !..

LE DOCTEUR. Ah: c'est à moi de te demander pardon d'avoir pu te soupçonner!

BRETAGNE, en dehors. Au secours ! au secours!

Les mêmes, BRETAGNE, puis ALFRED.

BRETAGNE, éperdu. Malheur! malheur! Mon»

sieur Alfred...

n;cY. .Mon mari !..

BRETAGNE. Il H rejoint M. Wardeu dans le petit bois !

MARION. Grand Dieu ?..

BRETAGNE. Il y en a un de tué!..

TOUS, remontant. Tué!..

ALFRED, rentrant précipitamment et montrant Michaël qui entre soutenu par Clémence et Smitchey. Rassurez-vous, Lucy!..

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