‹ Le voyage de mon fils au CongoChapitre 39 sur 68 · DEMANDE DE MÉDICAMENTS. — TACHE FACILITEE. — TOUT MARCHE BIEN · texte numérisé non relu

DEMANDE DE MÉDICAMENTS. — TACHE FACILITEE. — TOUT MARCHE BIEN

Ilaut-Oiiljanghi. Congo français, .\frique centrale. Le Kwango. poste sur rOubanghi. 29 décembre 1802.

.If vous o\p('Mli(> un .sim|)lp mol de Kwango. Deux ou liois jours aMinl de partir |mmu' ^■alvoIn;l-AI)iras . j'avais comnKMicé une longue lellre: mais j'ai Irui. de elioscs à dire pour pnu\(.ir la lermincr avant le courrier qui pari, presque directement, pour l'Europe aujoui-d'liui. M. GreshofT, le directeur de la maison hollandaise dans le haul Coneo, redescend de chez les iXzaklvaras et se rend ilireclcincnt à Brazzaville. 11 se met très aimablement à notre disposition pour me faire parvenir à ^akoma, poste on nous resterons quelque temps, et même plus loin, des paiiuets que vous pouiriez m'exp6dier. Je vous demanderai de nous envoyer quehpies caisses, quatre ou cinq, de demi-bouteilles de Champagne, médicament absolument néces.saire dans ces pay.s-ci contre la tièvre, et reconstituant de i.remier ordre pour les convalescents. Voilà comment il faut procéder pour envoyer l.'s luupiels... Attention à 1 adresse (pii n'est pas commode :

Duc d'L zés. à Greshoir. Xiewe Afrikannsche Ilendels Vennootschap. Rotterdam (Ih.llan.le).

Les baleaux parlent lii.ii lois par an. mais le gn.s axanlage est que les colis melleni .li\-huit jours de Holler.laui à FouKa-Fonka (près Maladi) et monl.Mil imunkliatement à Drazzaville par des porteurs spéciaux, et après AL (ireshoff se charge, par ses bateaux et ses agents de

me les faire parvenir en ([nelqne point d'Afrique on je serai. Du reste, nous serons [trohaljlenuMit obligés d'essayer plusieurs routes à Vakoma, et par suite nous serons retardés assez longtemps. Ou nous jtrepare Taccueil le plus aimable. Le chef du poste franeais est descendu jus(|u'iei })Our nous faire monter sans encombre. Julien y est arrivé ei commence à travailler les peuples environnants, et essaye probablement de prendre contact avec les musulmans. Enfin tout le monde, l'administration surtout, se met en quatre pour nous faciliter notre tâche. Nous allons retrouver auv Abiras un docteur [diarmacien des colonies, très fort, j>araît-il, pour guérir les maladies du |>ays. Poui" l'instant, itersomu' n'en a besoin : l'état sanitaire est excellent. Si vous m'envoyez des journaux en ballot, vous pourrez les expédier par les mêmes voies cpn' j ai indiquées plus haut, et ils me parviendront.

Si nous avons tant de facilités pour monter, c'est grâce à M. Dohsie, qui a vraiment tenu toutes ses promesses et que tout le monde a secondé du mieux possible, je dois menu; dire avec plaisir. J'en suis très heureux, car rien n'eût été plus ennuyeux (junn coidlit avec qui que ce soit. Le pays où nous allons est très intéressant et — je vous prie de ne pas le dire, ça me ferait tort, — peu dangereux. D'ailleurs, Juhen prépare tout si bien (pi'il n \ a (pi'à se laisser mener derrière lui. 11 a été un peu soutirant, mais il est arrivé seulement un peu fatigué à ^'akoma, et M. Liotard l'a condamné au repos forcé. C'est pour cela qu'il n'est pas redescendu me chercher. Nous serons vers le 10 janvier à Yakonia, et de là nous rayonnerons en sens divers. La lettre, qui portera la date du 24 décembre, puisqu'elle est commencée à notre arrivée ici, ne partira que dans qu(dques jours.

Au revoir, ma chère maman; je vous embrasse bien tendrement, en vous envoyant en même temps, par la pensée, mes vœux de nouvelle année, et espérant continue)' aussi heureusement un voyage qui. a[u-és quel({ues hésitations, a l'air de s'emmancber à mer\ cille maintenant.

In vieil Ahicain,

Jacuues.

CHEZ LES BANZYRIS ET LES BANGAKAS

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