‹ Le voyage de mon fils au CongoChapitre 5 sur 68 · LA JETEE DE DAKAH · texte numérisé non relu

LA JETEE DE DAKAH

tantôt nous avons un peu de roulis et de tangage. Mais, de[)uis quelques jours, tout est calme, et nous pouvons manger sur le pont, où il fait beaucoup moins chaud, grâce à la brise de mer, qui se fait encore très suffisamment sentir. On a mis sur la dunette une tente qui la couvre complètement, et c'est là que nous passons presque toute la journée et une partie de la nuit.

Nous sommes descendus quatre fois depuis notre départ de Marseille : à Oran, à Las Palmas, à Dakar et à Conacri. Je ne vous parlerai |ias des deux premières escales. Dakar est peu curieux, uuiis grandira probablement, au point de devenir la capitale du Sénégal, aux lieu et place de

Saint-Louis, qui décroît, malgré le chemin do fer qui joint ces deux villes et qui parcourt la distance en une douzaine d'heures.

Dakar, quoique construit dans le sable, sur une côte desséchée, deviendra un port utile pour la relâche de presque tous les bateaux desservant le sud du Brésil et la côte occidentale d'Afrique. La rade est assez bonne, et le commerce commence à prendre de Fimportance. L'aspect en est cependant désolé, à cause du manque d'arbres et de verdure.

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