ACTE DEUXIÈME
Armand. Comment?
Daniel. Où vous retrouverez un ami . . . qui vous souhaite bonne chance !
Armand. Vous partez? ah! merci!
Daniel. Voilà un cri du cœur ! ^ 5
Armand. Ah ! pardon ! je le retire ! . . . après le sacrifice que vous me faites . . .
Daniel. Moi? entendons nous bien ... je ne vous fais pas le plus léger sacrifice. Si je me retire, c'est que1 je ne crois avoir aucune chance2 de réussir; car, main- 10 tenant encore, s'il s'en présentait une . . . même petite, je resterais.
Armand. Ah !
Daniel. Est-ce singulier ! Depuis qu'Henriette m'échappe, il me semble que je l'aime davantage. 15
Armand. Je comprends cela . . . aussi, je ne vous demanderai pas le service que je voulais vous demander . . .
Daniel. Quoi donc ?
Armand. Non, rien ...
Daniel. Parlez ... je vous en prie. 20
Armand. J'avais songé . . . puisque vous partez, à vous prier de voir M. Perrichon, de lui toucher quelques mots 3 de ma position, de mes espérances.4
Daniel, Ah ! bah!
Armand. Je ne puis le faire moi-même . . . j'aurais 25 l'air de réclamer le prix du service que je viens de lui rendre.
Daniel. Enfin, vous me priez de faire la demande pour vous. Savez-vous que c'est original, ce que vous me demandez là? 30
Ai; ma M). Vous refusez? . . .
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* de lui . . . moti. "Toipeak tohim casoally."
* espérances. " Fiuancial prospects."
Daniel. Ah ! Armand ! j'accepte !
Armand. Mon ami !
Daniel. Avouez que je suis un bien bon petit rival, un rival qui fait la demande! (Voix de Perrichon dans la 5 coulisse.) J'entends le beau-père ! Allez fumer un cigare et revenez !
Armand. Vraiment! je ne sais comment vous remercier . . .
Daniel. Soyez tranquille, je vais faire vibrer chez lui 10 la corde de la reconnaissance. (Armand sort par le fond.)