‹ Le voyage du Levant. Publié et annotéChapitre 49 sur 68 · Texier, op. cit., p. 164, et Smith, Cy^icus · texte numérisé non relu

Texier, op. cit., p. 164, et Smith, Cy^icus

2. Sur Proconèse, id., p. 158. Parium est sur la côte de Mysie.

était si ardent, qu'à peine pouvait-on se tenir sous la toile; la poix coulait de tous côtés, nous gâtait tous nos habits, et par sa puanteur nous faisait encore plus grand mal à la tête. Voilà les mollesses marines, voilà les délicatesses dans lesquelles nous avons si longtemps vécu; je ne parle pas des eaux poudreuses, des cabines très étroites, des viandes séchées au soleil, des biscuits rances et de mille autres choses : plus elles semblent difficiles à supporter, plus j'espère que sera grande notre gloire auprès de ceux qui estiment à leur valeur les hautes et généreuses entreprises.

Le 9, nous eûmes le vent favorable, en sorte que nous arrivâmes de bonne heure à Gallipoli, grande et antique cité de la côte d'Europe, placée sur un promontoire un peu élevé, là où l'Hellespont commence à se resserrer au pied des plus agréables et riantes collines qu'ait jamais produites la bienveillante nature. La ville est toute transformée en hameaux turcs, et on voit encore les murs antiques, partie submergés dans la mer, partie tombés sur le rivage. Il y a beaucoup de mosquées, et un vieux château où se tient le sandjak de Gallipoli, lequel est un Français renégat de Provence1. Le port n'est pas trop sûr.

Hors de Gallipoli, à environ un mille, est une mosquée, et prés d'elle une sépulture dans un endroit très agréable à cause des ombres vertes et

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