‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 2 sur 79 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Le eiel bleu se colore Des premiers feux du jour ; A Naples, dès l'aurore, Tout respire l'amour.

C'est la brise odorante Aux parfums enivrants, C'est une voix qui- chante Sur les flots scintillants.

ENSEMBLE

C'est la brise odorante, etc., etc.

MARIE

Ah ! ah ! ah !

Riant séjour!

Tout y parle d'amour.

Ah ! ali ! ah !

ENSEMBLE

Ah! ah! ah! Riant séjour!

^Tout y parle d'amour.

Ah ! ah ! ah !

BEKTHE.

Très bien! cher professeur; très bien!., et, s'il vous plaît, Passons vite au second couplet.

MARIE

Le soleil vous enivre, Et le cœur transporté Se sent heureux de vivre * Sous ses flots de clarté.

Là-bas, sous la tonnelle, Ce sont de gais buveurs; Là, c'est la tarentelle Et ses joyeux danseurs.

ENSEMBLE

Là-bas, sous la tonnelle, etc., etc.

Ah ! ah ! ah !

Riant séjour!

Tout y parle d'amour.

Ah! ah! ah!

MARIE

Douce Italie, Terre bénie, Ton souvenir Me fait mourir!

Terre si belle, Ma voix t'appelle, Et te revoir Est mon espoir.

Brava! brava!

Veux-tu te taire !

MARIE

BERTHE

Je savais bien que j'arriverais à dissiper ta tristesse... Voyons, nous sommes seules... dis-moi tout. Qu'est-ce que tu as?

MARIE

Mais encore une fois, je n'ai rien.

BERTHE

Laisse-moi donc... Autrefois, tu étais comme moi... tu riais... tu parlais...; mail depuis ton voyage à Naples, c'est-à-dire depuis Tannée dernière, où tu as été passer six mois chez notre tante, tu n'es plus la même, tu es grave, sérieuse...

MARIE

Je t'assure que tu te trompes.

Oh ! je me trompe...

(Madame Porapéry est entrée sur les dernières repKqnts.) MADAME POMPÉ RY.

Ta sœur a raison.

BERTHE, a part.

Ah ! ma mère.

MADAME POMPÉRY

Marie est très gaie, et parce qu'elle ne court pas comme toi après les papillons... et qu'elle ne mange pas toutes les fraises du jardin à mesure qu'elles mûrissent..., tu la trouves rêveuse

BERTHE, reprenant sa tapisserie.

Enfin, puisque vous le voulez toutes deux, je le veux bien aussi. Je me trompe... Elle est très gaie... très... Bien... je n'ai plus de laine bleue.

MADAME POMPÉRY

Si tu me l'avais dit ce matin, j'aurais prié ton père de m'en rapporter de Paris.

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