RCE EME NA PE
MES ie
teur de Rome, pour empêcher le duc de Norman-
die de se faire ermite :
. a mendé les charpentiers, Et fet une litière ovrer, Apareiller et manovrer,
Puis fait mettre Robert de seure Qui avec lui plus ne demeure.
Dans les cérémonies publiques, les princesses étaient le plus souvent portées en litière. C'est ainsi qu'Isabeau de Bavière fit son entrée à Paris en 1389, le 20 juin. Froissart et Godefroy, dans le Cérémonial Français, ont décrit les magnificences de cette fête. « La royne estoit en lictière décou- « verte, si richement parée que rien n’y failloit. » Lorsque Blanche de \Pourbon, sœur du, roi Charles V (de France), épousa Pierre le Cruel, roi de Castille et de Léon, un état des dépenses du mariage fut dressé. Ce document a été recueilli par M. L. Douët d’Arcq et publié par lui en 1851 (Comptes de l’argenterie des rois de France au XIV: siècle). Nous en extrayons la nomenclature de toutes les pièces qui composaient la lictière de la reine : « Ce sont deux pièces de drap d’or et de soye « tenans sur l’azur pour housser ladicte lictière par « dedens après la painture; six aunes d’escarlate « vermeille pour couvrir ladicte lictière et housser « le fonz d’icelle; huict aunes de toille vermeille « pour mettre dessoubs le drap d'or; huict aunes de
« toille cirée pour mettre dessoubs la toille teinte ;
huict aunes de chanevaz à mettre entre l’escarlate et ladicte toille cirée; trois onces de soye à brouder les fenestres, les pendans (glands), les mantellez et les las de ladicte lictiere; sept quartiers d’ung marbré brun de graine à faire
rayes, cousues doubles, pour mettre dessoubs
les cloux; sept aunes d’ung autre marbré de Sainct-Odmer à faire une housse dessus et deux mantellez pour ladicte lictière: huict aunes de toille bourgoise pour faire une autre housse et deux mantellez. Il est donné cent quarante livres parisis à ung certain Robert de Troies, pour le fust (le charronnage) d’icelle lictière, pour la painture, pour les cloux dorez et autres qui y appartiennent, pour les pommeaux, aneaux et chevilètes à fermer ladicte lictière, tout de cuivre dorez et pour le harnoïs de deux chevaux, c’est assavoir selle, colliers, avalloueres et tout ce qui y appartient pour le dict harnois, fait de cordouan (cuir de Cordoue) vermeil, garnis de cloux dorez et les arçons devant et derrière pains de la devise de ladicte lictière; ung tapiz provenant du mobilier de la reyne; deux pièces de velluau (velours) vermeil des fors, deux pièces de cendal verd des larges, ung quartier et demi de drap d’or et une demi-aune de camocas d’outremer. » Olivier de la Marche, dans ses mémoires, raconte
comment, pendant les fêtes données à la cour de Bourgogne en 1474, lors du mariage du duc Charles avec Marguerite d’York, sœur du roi d'Angleterre,
St PLUIE
OT ETES Du sr Dec Dia Cd:
VE ne AN a.
cn Re, Æ MANTONSS à mn à AA À lee Le, Ve ee à ti \ ; NV, N =
Lei À \ a) \ £a in