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vent aussi la litière. Elle ne doit point être confon-
due avec cette dernière que nous avons déjà étudiée longuement, et où l’on était couché. Dans la chaise à porteurs, au contraire, on s'asseyait. La chaise était tantôt ouverte, tantôt fermée et faite de matières plus ou moins précieuses selon la fortune de son possesseur.
Au XVII siècle, où ce véhicule était fort en.
usage, il consistait dans une sorte de boîte oblon-
gue, contenant un siège et dans lequel on entrait
par une portière fermant la partie antérieure. Cette boîte, percée de fenêtres à droite et à gauche, était portée à bras à l’aide de deux traverses en forme de.brancards. Dans l'origine, c'était un simple fauteuil découvert que la reine Margot, première
épouse de Henri de Navarre, plus tard Henri IV, -
avait imaginé de mettre à la mode pour circuler dans les appartements du Louvre ou se faire descendre dans les jardins quand les allées étaient mouillées par la pluie. Il y avait là, sans doute, de la part de la reine dont on sait la véritable science
grecque et latine, une réminiscence des anciens.
En tous cas, l'invention fut lente à s'imposer, car
c'est seulement au début du règne de Louis XIIL-
que le marquis de Montbrun, fils légitimé du duc
de Bellegarde, la réimporta en France d'où elle
était partie.
La première association qui exploita les chaises
à porteurs publiques, fut formée entre un sieur Jean : Doucet, fabricant, un sieur Jean Regnault d'Ezau--