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ville, financier ou plutôt homme d'affaires du
temps, curieuse figure qui jure un peu avec son
époque, et Pierre Petit, capitaine aux gardes. Ge dernier se fit fort d'obtenir le privilège et, en effet, la Société créée par lettres patentes du Parlement en date du 11 décembre 1617, eut le droit d'établir, pour le terme de dix ans, non-seulement dans Paris mais dans les autres villes du royaume, des chaises à bras « pour y faire porter de rües à
« aultres ceulx ou celles qui désiroient s’y faire
« porter. »
Le Parlement enregistra ces lettres patentes, mais avec cette réserve assez difficile à expliquer :
« Sans qu’aulcun soit contraint d’user de ces chaises. »
L'annonce des associés nous a été conservée : « Ceulx qui désiroient avouër permission de se « servir du privilège pour porter des chaises du « Grand-Hurleu en la maison de Charles Chaignet, « maître menuisier, où l’on voit le modèle des- « dictes chaises. » En 1639, on trouve un privilège accordé par le roi au sieur de Montbrun, un autre à un sieur de Souscarrières et enfin, un troisième à Mademoiselle d'Etampes.
L'usage des chaises à porteurs se généralisait chaque jour. Cette commodité d’être transporté d’un lieu à un autre, d'être monté, même à la rigueur, dans les appartements, avait donné à ce mode de locomotion, surtout dans les temps de
pluie, une vogue extraordinaire. (Il ne faut point
oublier que l'apparition des fiacres est bien postérieure.) Mais ce fut surtout sous Louis XIV que les chaises à porteurs prirent une extension considérable: l'on sait le fréquent usage qu'en firent “eTroi'et Madame de Maintenon. Les écrivains du temps attestent jusqu’à quel point l'usage en était entré dans les mœurs. On se souvient des Précieuses ridicules de Molière.