‹ Le vrai livre du peupleChapitre 10 sur 77 · SECTION IV · texte numérisé non relu

SECTION IV

RAPPORTS DSS SOCIÉTÉS Z>E> SBOOURS MUTUBL.S AVBC L'AUTORITÉ MUNIOIPAL.B.

Les sociétés de secours mutuels ont toujours eu la plus grande déférence pour Tautorité municipale, et, à leur tour, les maires bien inspirés ont eu recours à leurs chefs, comme aux intermédiaires les plus naturels, pour se mettre en communication avec la partie de la population qui doit être particulièrement l'objet de leur sollicitude.

A toutes les époques, les sociétés ont soumis leurs règlements à l'approbation du maire, qui s'est fait ensuite un devoir de demander l'homologation du préfet. A toutes les époques, les sociétés ont écrit dans leurs règlements qu'elles ne pourraient se réunir en assemblée générale sans en avoir

obtenu la permission du maire, toujours investi du droit de se rendre à rassemblée ou de s'y faire représenter par un délégué. Enfin, à toutes leséptiques, les sociétés ont adopté le maire pour arbitre des différends qui pouvaient s^ élever dans leur sein.

Une longue expérience avait démontré les difficultés de cet arbitrage. En 184S. M. de Miribel, maire de Grenoble, eut rheureuse idée de placer les sociétés sous une juridiction qu41 composa d'éléments pris au milieu d'elles-mêmes.

Voici le texte de Farrèté de M. de Miribel :

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