S IL — SOCIÉTÉS DE FEMMES
Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filiale.
Cette société a été créée le l''' janvier 18S2.
Le 18 décembre 1854, elle a été approuvée , conformément au décret organique du 26 mars 1852 sur les sociétés de secours mutuels.
Un décret impérial du 13 janvier 1855 en a nommé présidente M""' veuve Buffet, née Bourgeat, qui en était commissaire générale depuis 1830.
Son règlement a été révisé le 16 juillet 1855. T 40
— lie —
Sa devise est : Honneur à Vhumanité.
« Elle a pour but, dit son règlement, de resserrer entre toutes les personnes qui en font partie les liens de la fra- ' ternité et de la charité chrétiennes ; de procurer des secours et des soins à celles qui sont malades ou tombées dans le besoin par Tefiet de Tdge ou des infirmités; de prier pour celles qui décèdent et de leur rendre les derniers devoirs. »
Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
Le nombre des titulaires ne doit pas dépasser ÎSOO.
La société est gérée par un conseil d'administration, composé d'une présidente, nommée parTEmpereur, d'une secrétaire de séance, dune secrétaire de comptabilité, d'une trésorière, élues en assemblée générale, des commissaires dfi série élues par chaque sériel d'une commissaire amendeuse.
Le conseil d'administration examine les propositions qui doivent être soumises à l'assemblée générale ; il présente des candidats pour les fonctions de secrétaire, de trésorièrc, de commissaires de série ; il nomme la commissaire amendeuse.
La société a un grand conseil composé du conseil d'administration et de deux membres par série, nommés en assemblée générale.
Le grand conseil prononce les radiations. La radiation est annoncée à l'assemblée générale, en ces termes : La sœur N. a Hé rayée de la liste des sociétaires par un arrêté du grand conseil, après avoir été entendue dans sa défense. Toute discussion est interdite à ce sujet.
Toutes les années, la présidente nomme une sœur dans chaque série pour vérifier les comptes trimestriels.
Elle nomme, a tour de rôle, des sœurs visiteuses chargées de visiter les malades^
Les admissions ont lieu en. assemblée générale, sur présentation du conseil.
Les titulaires, dames ou demoiselles, doivent être Agées de âO ans an moins, et ne pas avoir plus de 35 ans.
Le prix de leur admission est de 10 fr., au-dessous de 2o ans, et de 15 fr., au-dessus de cet âge.
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé i leur volonté.
La cotisation mensuelle des membres, soit titulaires, soit honoraires, est de 1 fr.
Après trois mois de retard, les membres titulaires sont considérés comme démissionnaires.
La société a deux médecins et deux pharmaciens, nom-^ mes en assemblée générale.
Xes titulaires malades ont droit aux visites d'un médecin de la société et aux médicaments.
Si une garde, pour la nuit, est jugée nécessaire par le médecin , la société lui paie 75 centimes par nuit , mais pendant douze nuits seulement.
Les sœurs mariées, qui accouchent, ne reçoivent de secours que quinze jours après leur accouchement. Toutes les dépenses qu'elles font avant l'expiration de ce terme , sont à leur charge.
Les malades ne sont pas exemptées de la cotisation mensuelle.
La société divise, chaque année, entre les sœurs Agées de 65 ans, Tintérét de sa caisse de secours.
Ces sœurs n'en ont pas moins droit aux secours ordinaires, en cas de maladie.
La société dispense de toute rétribution les sœurs qui sont admises à Thospice, comme infirmes ou dénuées de ressources, tout en continuant de les compter parmi ses membres. Elles conservent leurs droits aux honneurs funèbres,
et pendant leur vie, quel que soit leur âge, elles reçoivent leur part de Tintérèt de la caisse de secours.
La société alloue aux sœurs traitées à Vhospice comme malades, 35 centimes par jour. Ce secours peut varier selon rétat de la caisse.
En 1856, la société a fondé une caisse de retraites, obligatoire pour tous ses membres.
Cette caisse est formée d'un don impérial de 1084 fr. ; de 416 fr. prélevés sur le capital social; de S5 centimes de cotisation mensuelle ; des dons et subventions que la société peut recevoir ; d'un droit d'aifiliation de 4fr. payé désormais par les sociétaires admises de 25 à 30 ans, et de 6 fr. payés par les sociétaires admises de 30 à 35 ans.
A partir du 1" juillet 1864, tout membre faisant partie de la société depuis dix ans au moins et ayant atteint Tàge de 55 ans, aura droit à la pension , dans la mesure des revenus de la société.
Tout membre reçu postérieurement à la création de la caisse n'aura droit à la pension que lorsqu'il aura 55 ans d'âge et 25 ans dé présence dans la société.
 dater de l'ouverture de la caisse, il ne sera plus servi d'autres pensions que les pensions de retraite, et, dès cette époque, les intérêts du capital de la caisse de secours seront joints aux intérêts du capital de la caisse de retraites, pour servir les pensions des ayants droit.
La moitié de la société assiste aux obsèques d'une, sœur titulaire. Toute la société assiste aux obsèques d'une sœur honoraire.
La moitié de la société accompagne le corps des dames qui n'en font pas partie, moyennant 33 fr. ; l'assistance de la société entière coûte 65 fr. S'il s'agit de parents de sociétaires, ces rétributions sont réduites d'un cinquième.
Les sœurs non catholiques sont dispensées d'assister aux enterrements. De même, la présence des sœurs catholiques aux funérailles de celles-ci est facultative.
La société ne contribue aux dépenses des obsèques des sœurs qui meurent dans leur domicile ou à Thospice, qu^autant qu'elles ou leurs familles sont dans la plus grande indigence.
La société est placée sous Tinvocation de la Visitation de la Sainte- Vierge.
Elle célèbre tous les ans sa fête, le 2 juillet.
Au 31 décembre 1858, la société comptait 268 membres titulaires, et 13 membres honoraires.
Les fonds de la caisse de secours s'élevaient à la somme de 10,741 fr. 52 c.
Les fonds de la caisse de retraites étaient de 5,987 fr. 45 cent.
Le 21 mars 1852, la société, réunie en assemblée générale, a offert une médaille d'or à M""* Buffet, commissaire générale, en témoignage du zèle constamment apporté par elle dans Texercice de ses fonctions, remontant au 27 juin
Le 16 août 1857, le ministre de Tintérieur a décerné une nouvelle médaille d'or à M"*' veuve Buffet. Cette médaille est accompagnée' du diplôme suivant :
AU NOM DE l'empereur,
« Le Ministre secrétaire d'Etat au département de Tintérieur a décerné, comme récompense honorifique, une médaille en or a M*"® veuve Buffet, née Bourgeat, présidente de la société dite 1*' Bureau des dames et demoiselles de Grenoble
( Isère) .
« Ce diplôme a été délivré à M"** veuve Buffet afin de perpétuer dans sa famille et au milieu de ses concitoyens le souvenir des services rendus par elle à l'institution des sociétés de secours mutuels.
« I4 Ministre Secrétaire d*État au département de l'intérieur,
« Signé Billàut. »
La médaille décernée à M"** veuve Buffet lui a été remise, avec une grande solennité,. en assemblée générale, par M. le préfet de Tlsère, le 25 avril 1858.
DEinLiian: ôvreav.
Société de bienfaisance et de prévoyance mutuelles, maternelle
et filiale.
Cette société date du 1*' janvier 1822.
Son règlement n'a été ni révisé ni réimprimé; mais il a subi de nombreuses modifications, que M"** la commissaire générale a bien voulu me faire connaître.
Le règlement primitif est précédé de Tinstruction suivante :
« Quand on est assemblé pour procéder au moyen de soulager ses semblables, ses amies, et, par conséquent, ses sœurs, on prouve qu'on est vertueuse.
« Toute sœur raisonnable doit avoir pour principe de mériter Festime de la société dont elle fait partie, et le premier moyen qu*elle doit employer,' c'est d'observer exactement les obligations auxquelles elle s'est soumise lors de sa réception; celles de cette société ont pour base l'honneur, la décence et F humanité.
« n est donc essentiel de se comporter toujours avec probité et décence dans toutes les réuiiions. Quelque liaison qu'on ait, il est défendu de se donner d^autre nom que celui de sœur , ce qui fait Téloge^ des sociétés de bienfaisance, puisque ce beau nom renferme tous les sentiments d'union et de cbarité dont nos cœurs doivent être remplis jsans cesse.
« Il est aussi essentiel de se souvenir qu1l n'est permis à aucune sœur de parler, pour quelque motif que ce puisse être, sans en avoir obtenu la permission de la sœur qui préside rassemblée.
« D'après tout ce qu*on vient de dire, il est aisé de voir ce que cette société exige des dames et demoiselles qui doivent secourir 1 infortune; et lorsqu'une sœur donne le denier de la veuve, elle ne doit avoir pour témoins que le ciel et son cœur. »
La société comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
Elle reçoit, en outre, de jeunes aspirantes, filles de sociétaires, qui paient une cotisation de 10 cent, par mois, si elles sont reçues avant 5 ans; de 13 cent, si elles sont reçues à 5 ans; de 20 cent, si elles sont reçues à 8 ans. Ces aspirantes sont admises, à 17 ans, en qualité démembres titulaires, sans avoir à payer aucun prix d'admission. La société leur rend les honneurs funèbres.
La société est gérée par un conseil d'administration, com<* posé d'une commissaire générale, d'une trésorière, d'une secrétaire , des commissaires de série , d'une commissaire d'ordre et de vingt autres sœurs.
Le conseil délibère sur tous les intérêts de la société* Ses décisions doivent toujours être soumises à l'assemblée générale.
Chaque année, celle-ci^ procède a une nouvelle élection de la commissaire générale et de la secrétaire. L'une et l'autre
peuvent être réélues indéQniment. Elles ne peuvent être remplacées qu'alternativement.
La durée des fonctions de la trésorière n^est pas limitée.
Les commissaires de série sont renouvelées tous les ans, par moitié, en assemblée générale.
L'assemblée générale remplace, chaque année, les autres membres du conseil.
Le prix d'admission des titulaires est fixé :
à i0f.45c.dea0à25ans; à 15 45 de25à30ans.
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
La cotisation mensuelle de toute sœur titulaire ou honoraire est de 1 fr.
Un retard de 6 mgis entraîne la radiation des membres titulaires. '
Les titulaires malades ont droit aux visitesdu médecin de la société et aux médicaments.
Elles ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.
Des secours sont accordés aux sœurs titulaires malades.
Les secours sont donnés en nature ; ils ne sont délivrés en argent que rarement , et aux sœurs qui n'ont pas de famille.
Le conseil détermine , chaque mois , la quotité des secours.
Les sœurs définitivement admises i l'hospice reçoivent une pension annuelle qui ne peut être moindre de 36 fr.
Chaque sœur titulaire , âgée de TQ ans , a droit à une pension. Les pensions se composent des intérêts de la caisse sociale et du produit des amendes, le tout réparti, chaque année, entre les avants droit.
La moitié de la société, à tour de rôle, rend les derniers honneurs à ses membres titulaires. Toute la société assiste aux obsèques des membres honoraires.
La société contribue, selon Tétat de la caisse, aux frais de la sépulture des sœurs décédées dans leur domicile ou à rhospice, et dont les parents sont sans ressources.
Elle célèbre tous les ans sa fête , le jour de la Sainte- Agathe.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 299 membres titulaires et 12 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de 9,392 fr. 26 c.
M"** Ramel a été la véritable fondatrice de la société. Commissaire générale depuis sa fondation jusqu'en 1827, elle fut de nouveau élue en 1830 et elle remplit ces fonctions jusqu'en 1835, année de son décès.
La société reconnaissante lui vota l'érection d'un monument funéraire.
En 1824, la société a décerné une médaille d'or à M. le docteur Chanrion.
On lit sur cette médaille : La société maternelle et filiale à son médecin. — Reconnaissance.
TmOISlÉMB BVREAV.
Société chrétienne de bienfaisance mutuelle.
Cette société date du 20 avril 1822 Son règlement a été révisé en 1851
Il est prdoédé de la mâme instruction que celui du 2 bureau.
On y lit, en outre, ce qui suit: « La société sera appelée Société chrétienne de bienfaisance, vu qu'elle est fondée sur cette charité pure et parfaite qui, faisant aimer Dieu pardessus toutes choses et son prochain comme soi-même, commande toutes les œuvres tendantes à cette On'; et comme un moyen sage pour que les opérations de cette société soient agréables à Dieu et méritoires aux sœurs qui en dépendent» et qui toutes sont sincèrement disposées à s'y prodiguer mutuellemc/it les secours et soulagements relatifs à leurs différents besoins, elles invoquent la protection de la très-sainte Vierge, ainsi que celle de saint Vincent de Paul, protection qu'elles réclameront en faisant acquitter, tous les ans, le saint sacriGce de la messe en l'honneur de la très-sainte Vierge, le 2 février, jour de la fête de la Purification de la bienheureuse Vierge Marie, et en l'honneur de saint Vincent de Paul, le i7 juillet suivant, jour de la fête de ce grand saint. »
La société compte des membres titulaires et des membres honoraires.
Elle reçoit également de jeunes personnes en bas âge, dont les mères ou belles-mères sont elles-mêmes sociétaires. Ces aspirantes sont admises comme titulaires, a 1 âge de 47 ans, pourvu qu'elles aient payé leur prix de réception, par petites fractions, que le conseil d'administration est chargé de déterminer. La société leur rend les honneurs funèbres.
La société est gérée par un conseil d'administration, composé d'une commissaire générale , dune trésorière , d'une secrétaire de comptabilité, d'une secrétaire des séances , de huit commissaires de série , de deux commis-
saires d^ordre , de suppléantes en nombre égal à celui de chaque fonction ; de quatorze autres conseillères choisies par rassemblée.
Les membres sortants du conseil d'administration ont droit également de rester au conseil pendant deux ans après qu'ils auront fini le temps de leurs fonctions; ils ont voix délibérative et sont exempts des amendes de conseil, auxquelles tous les membres du conseil sont sujets en cas d'absence non motivée.
Les emplois sont obligatoires. Toute personne capable de les remplir est tenue de les accepter quand elle aura été désignée par la société, sous peine d'une amende de i fr. à 5 fr. X
La commissaire générale et les secrétaires sont soumises chaque année à la reélection. Elles sont indéfiniment rééligibles. Elles ne peuvent être remplacées qu'alternativement.
Les commissaires de série sont renouvelées, chaque année, par moitié, en assemblée générale.
La durée des fonctions de la trésorière n'est pas limitée.
Les autres membres du conseil sont remplacés, chaque année, en assemblée générale.
La secrétaire de comptabilité est chargée de la tenue du registre général des recettes et dépenses. Chaque mois, son registre est soumis à l'examen de la commissaire générale.
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :
De 17 à 20 ans 40 fr.
20 à 25 ans 15
28 à 30 dns 20
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
La cotisation mensuelle de toute sœur, titulaire ou honoraire, est de 1 fr.
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Un retard de quatre mois entraîne la radiation des mem* bres titulaires.
Les titulaires malades ont droit aux visites du médecin de la société et aux jnédicaments.
Les titulaires qui, pour cause de maladie, se trouvent réellement dans le besoin, reçoivent un secours eii argent, déterminé par le conseil d^administration.
Il en est de même des titulaires qu'un mal de doigt, de pied, ou autre, force d'interrompre leur travail.
Les sœurs malades ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.
Les sœurs malades, qui se font admettre à Tbospice , ont le même droit aux secours que si elles étaient traitées chez elles.
La société alloue aux sœurs définitivement reçues à Fhospice une pension, qui ne peut être moindre de S fr. par mois.
La moitié de la société assiste aux obsèques des sœurs titulaires.
Toute la société assiste à celles des membres honoraires.
Toute personne étrangère à la société, d'une moralité reconnue, reçoit de la société les honneurs funèbres moyennant une somme de 40 fr.
La société contribue aux frais- de sépulture des sœurs décédées chez elles ou a Thospice, et dont la famille est sans ressources.
Le 3 août 1856, la société a fondé une caisse de retraites, régie par les dispositions suivantes :
« n est créé une caisse de pensions de retraites incessibles et insaisissables, pour les personnes appartenant au 3* bureau.
« Tous les sociétaires, quel que soit leur âge, auront le droit de se faire inscrire à la caisse de retraites jusqu'au l*** janvier 1857, toutefois en payant tout ce que chacune aurait dû vers3r depuis la formation de la caisse de retraites jusqu'au 1'' janvier 1857. Passé cette époque, toutes celles qui ne se seront pas fait inscrire seront obligées, pour avoir droit à la pension, de remplir les mêmes conditions que celles qui n ont jamais fait partie de la société.
« Toutes les sociétaires qui ont été admises dans le Z°^^ bureau a Tàge de vingt-cinq ans ou au-dessous, et qui sont de la caisse de retraites, seront pensionnées à Tàge de cinquante ans. Celles qui ont été reçues après Tâge de vingtcinq ans n'auront droit à la pension qu'à cinquante-cinq ans ; il en sera de même pour toutes celles qui se feront recevoir à l'avenir dans la caisse de retraites et dans le 3°** bureau.
« Nulle ne pourra être admise dans le 3"°" bureau, si elle ne veut faire partie de la caisse de retraites.
« Les sociétaires actuelles du 3°*' bureau et celles qui se feront recevoir à dater du 1*' janvier 1857 paieront, en sus du prix d'admission ordinaire, de vingt à vingt-cinq ans, 3 fr., et de vingt-cinq à trente ans, 5 fr. pour la réception à la caisse de retraites.
« Indépendamment de la somme fixée ci-dessus, toute sociétaire versera 1 fr. pour le fonds de la caisse de retraites, et une rétribution de 25 cent. Te premier jeudi de chaque mois, payable entre les mains de la commissaire qui lui sera désignée. Nulle n'est dispensée de cette rétribution, pas plus la sociétaire malade que celle qui serait absente ou pensionnée, et celle qui ne Tacquitterait pas au jour fixé serait passible d'une amende de 40 cent.
« Le capital du fonds de pensions de retraite sera composé :
« 1° Du montant des cotisations spéciales de réception et des rétributions mensuelles ;
« 9* Des amendes spéciales ;
« 3® De tous les dons qui pourront être faits à la caisse créée par le présent règlement. — Nul motif ne pourra jamais faire distraire ces sommes de leur destination.
« La quotité de la pension de retraite n^aura pour limites que le chiffre de l'intérêt échu, au moment de la fixation des dividendes^ des capitaux antérieurement placés, partagé également entre les retraitées.
« Dans le courant du deuxième et du quatrième trimestre de chaque année, et sur la demande écrite des intéressées, il sera dressé un tableau général de toutes les sociétaires ayant droit à la retraite.
« La sociétaire qui réclamera en vertu de son âge le bénéfice de la pension, sera tenue de produire son acte de naissance.
« Les retraites partiront toujours du 1" janvier ou du 1**" juillet qui suivra Fépoque où les ayants droit auront atteint Tàge delà pension, c'est-àrdire que Ton réglera la pension deux fois par an. Les pensions se composeront de tout rintérêt des sommes placées et de l'intérêt de 2,000 fr. pris à la caisse-mère, comme cela a été décidé par la majorité de l'assemblée générale du 3 août 1856.
« Les cotisations de chaque mois augmenteront toujours les capitaux, jusqu a ce qu'il y ait une somme assez forte et que la majorité de la société de la caisse de retraites décide d'en consacrer une partie aux pensions.
« Les intérêts du capital de la caisse de retraites ne seront pas touchés avant dix ans, à partir du l*^*" janvier 1857; ils se capitaliseront avec les réceptions et les cotisations de chaque mois jusqu'au 1" janvier 1867. Des registres spéciaux seront remis à cet effet à la trésorière, à la secrétaire de comptabilité et aux commissaires de série.
« Les pensions de retraite seront payées aux pensionnées par douzième, le premier jeudi de chaque mois, en
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séance de versement, par la trésorière, et sur un bon délivré par la secrétaire de comptabilité.
« La sociétaire absente de Grenoble, qui ne pourra pas toucher elle-même le montant mensuel de sa retraite , sera tenue de le faire recevoir, au plus tard àla un de Tannée, par un mandataire, porteur :
« 1° D'un pouvoir écrit signé par la sociétaire absente , ou donné en présence de deux personnes, si la sociétaire ne sait pas signer;
« â'^ D'un certificat de vie délivré par le maire de la commune dans laquelle sera la résidence de la sociétaire.
« Le maire du lieu de la résidence de la sociétaire devra certifier, en cas de mandat, la sincérité de la signature de la sociétaire ou des signatures des personnes en présence desquelles le mandat aura été donné.
« En cas de décès , tous les arrérages de retraite d'un mois resteront, acquis à la caisse , sans que la famille de la sociétaire décédée puisse rien y prétendre.
« Toute sociétaire qui aura été rayée du 3* bureau pour retard de paiement de ses cotisations ou amendes, ou pour quelque autre cause que ce soit, perdra, dès ce moment, tous ses droits à là caisse de retraites. »
La société célèbre chaque année sa fête le 17 juillet.
Au 31 décembre 1858, la société comptait 213 membres titulaires et 19 membres honoraires.
Le capital de la caisse des secours s'élevait & la somme de 8,625 fr. 26 c.
Le capital de la caisse des pensions était de 2,201 fr. 90 c.
tVATMIKIIE BVBBAV.
Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filiale.
Cette société a été créée le !•' janvier 1842.
Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
Elle est gérée par un conseil d'administration composé d'une commissaire générale, d'une secrétaire, d'une trésorière, des commissaires de série, d'une commissaire d'ordre et de commissaires visiteuses.
Les membres du conseil sont élus pour deux ans, en assemblée générale. Ils sont rééligibles.
Tous les trois mois, il est nommé une sœur par série et a tour de rôle pour vérifier les comptes.
Les admissions ont lieu en assemblée générale, à l'unanimité.
La sœur qui a mis dans l'urne une boule noire doit, dans les vingt-quatre heures, faire connaître les motifs de son vote à la commissaire générale , qui peut les apprécier ou les déférer au conseil.
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :
De 15 à âÔ ans 10 fr.
De 20 à 25 ans 18
De 25 à 30 ans 25
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
Toute sœur, titulaire ou honoraire, doit payer une cotisation mensuelle de 1 fr.
Après six mois de retard, une sous-titulaire est rayée du tableau.
Les sœurs titulaires malades ont droit aux visites du médecin de la société et aux médicaments ; elles reçoivent, en outre, 50 centimes par jour ; elles ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.
La société ne secourt les sœurs mariées qui accouchent, que quinze jours après leur accouchement.
Sur lavis du conseil, la commissaire générale peut accorder aux malades des secours extraordinaires.
La société entière rend les derniers devoirs aux sœurs décédées , ainsi qu'à toute dame ou demoiselle dont la famille paie une somme de 40 fr.
Elle contribue aux frais d'enterrement des sœurs mortes dans leur domicile ou à Thospice, si leur famille ne peut les payer elle-même.
La société célèbre tous les ans sa fête le 15 août. Au 31 décembre 1858^ elle comptait 86 membres titulaires et 9 membres honoraires.
Ses fonds libres s'élevaient à la somme de 12,090 fr. 25 c.
En 1857, la société a voté à M"* Greffe, née Genissieux, une médaille d'honneur , accompagnée d'un diplôme dont voici le contenu :
« Bien digne et chère Présidente ,
« La société qui s'honore de vous avoir pour fondatrice , et que vous dirigez avec tant de sagesse depuis près de seize ans, est trop profondément touchée de votre constante sollicitude et de votre bienveillance maternelle, pour que tous ses membres ne s'empressent pas à l'envi de vous offrir un hommage sensible de reconnaissance, ou plutôt un tribut T M
de piété filiale ; bien faible image, il est vrai, de nos sentiments profonds à votre égard, mais qui tire tout son prix de rafiection unanime avec laquelle il vous est offert, et de ce qu^il est accompagné des vœux les plus ardents pour votre félicité et votre conservation, et par conséquent pour no.tre propre bonheur et notre prospérité.
il Daignez donc, bien chère présidente, bonne mère, agréer cette médaille d'honneur, avec autant de satisfactiooi que nous en éprouvons à vous en faire hommage, et vous répandrez la joie dans tous nos cœurs. »
(Suivmi lê$ «t^nolufif }.
Société de bienfaisance mutueUe, maternelle et filiale.
Cette société a été créée en mars 1842.
Son règlement était à peu près le même que celui du 4"** bureau.
La société vient de déposer à la mairie et de soumettre à l'approbation municipale le manuscrit d'un règlement nouveau. M"* la commissaire générale a bien voulu me communiquer la minute de ce manuscrit. Voici les spécialités que j'y ai relevées :
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé : De 18 à 22 ans, 12 fr.; de 22 à 25 ans, 15 fr.; de 25 à 30 ans, 20 fr.
Les sociétaires veuves sont dispensées d'assister aux enterrements pendant Tannée qui suit le décès de leur mari. Celles qui se remarient n^ont pas droit à cette dis^ penser
La sociétaire qui nourrit son enfant n'est pas tenue d'assister aux assemblées ni aux enterrements pendant un an k parlir de son accouchement. Celle qui nourrit Tenfant d'une autre ne jouit pas de cette dispense.
Aux obsèques d'une sœur mariée, huit dames vêtues de noir porteront les cierges et les cordons.
Aux obsèques d'une demoiselle, les demoiselles Agées de moins de 36 ans seront vêtues de blanc.
La société assiste , moyennant 30 fr. , aux obsèques de la mère, d'une fille, sœur et belle-sœur d' une «socié taire vivante,
La société fonde une caisse de pensions au profit des sœurs âgées ou infirmes incurables. A cet effet, une cotisation mensuelle de 25 centimes est imposée à toute titulaire. La caisse s'alimentera, en outre, par les droits de réception et les cotisations mensuelles des membres honoraires , par le$ amendes et par les intérêts de la caisse de secours; enfin, par les bonis réalisés chaque année.
Les pensions partiront du 1*' janvier 1860, au profit des titulaires Agées de 55 ans, et des titulaires infirme3, sans limite d'Age.
La pension ne pourra jamais excéder 365 fr.
Elle se cumulera, pour les sœurs Agées seulement, avec les secours ordinaires, dus en cas de maladie.
La société célèbre tous les ans sa fête, le 26 juillet, jour de la Sain te*- Anne.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 162 membres titulaires et 13 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de 16^796 fr« 30 cent.
Le 9 janvier 1848, la société a voté à M"^* Guaimier, née Gallinot, commissaire générale, la lettre suivante :
« 9 janvier 4848.
« A Madame Guaimier, notre bonne Commissaire générale.
« Nous, sociétaires du 5°^' bureau de bienfaisance des dames et demoiselles ,
« Avons rhonneur de vous présenter les hommages de notre profonde reconnaissance. Depuis deux ans que vous avez été nommée à la présidence, nous n^avons que des éloges à donner à votre bonté, à votre intelligence, et surtout à tout le zèle que vous avez montré pour la distribution des farines ; vous vous êtes donné une grande peine, sans qu'elle vous ait jamais fait négliger nos malades, dont vous avez été la mère ; vous n'avez épargné ni soins ni visites.
« Notre bonne présidente, nous avons tout appris et tout . apprécié, et c'est pourquoi, au renouvellement de Tannée, nous venons vous offrir le tribut de notre vive reconnaissance, et vous prier de vouloir bien continuer à notre société vos soins généreux et intelligents. Vous avez noblement rempli la tâche de présidente, et c'est avec un véritable bonheur que nous venons vous prier de* continuer votre œuvre. Nous savons bien que c'est vous demander de continuer une mission pénible ; mais, Madame, nous espérons aussi que le Seigneur, qui est juste appréciateur de la vertu, daignera écouter nos ardentes prières et qu'il vous récompensera, dans cette \ie même, de tout votre dévouement.
• Dans cette attente, nous avons l'honneur d'être, avec une sincère amitié. Madame, notre bonne présidente, vos sœurs et amies. »
Suivent les signatures).
— im —
En octobre 1856, la société a voté à M"** Guaimier un diplôme qui renferme l'expression des mêmes sentiments.
SnLlfiME BimEAlJ.
Société de bienfaisance mutuelte, maternoUe et filiale.
Cette société a été créée en avril 1842. Son règlement diffère peu de celui du 4°*^ bureau. Voici les particularités essentielles qui sont à signaler : Les titulaires peuvent être admises jusqu^à 35 ans. Le prix d'admission est ainsi fixé :
De 15 à 20 ans. .. 6 fr.
25 à 30 ans. l8
30 à 35 ans. . 20
Le médecin et le pharmacien de la société en sont membres honoraires.
Les secours sont donnés en nature. Ils consistent en 2 kilogrammes de pain et 1 kilogramme de viande, pour quatre jours.
Le conseil apprécie les cas rares où les secours peuvent être donnés en argent. Les bons d'argent ne peuvent excéder la valeur des bons en nature.
Aucune sœur ne peut réclamer de pension pour cause de vieillesse qu'après avoir passé 15 ans, comme membre titulaire, dans la société. Après ce terme, la société prend en considération les fonds de la caisse.
La société accorde aux sœurs définitivement reçues à l'hospice une pension de 2 fr. par mois.
Lors du décès d'une demoiselle appartenant à la société, toutes les sœurs demoiselles assistent à ses obsèques, habillées en blanc et pourvues de la livrée de la société. Aux enterrements des sœurs mariées ou veuves, huit dames habillées en noir sont chargées de porter les cierges et de tenir les cordons.
La société célèbre^ tous les ans sa fête, le 2 juillet, jour de la Visitation.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 109 membres titulaires et 14 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de 8,646 fr. 40 c.
Société de bienfaisance matueUe, maternelle et filiale.
Cette société a été créée le 8 mai 1842. Son règlement est, sur beaucoup de points, la reproduction de celui du 4"* bureau.
Voici les particularités qui lui sont propres : Le prix d'admission est ainsi fixé :
De 18 à 20 ans lOfr.
20 à 2S ans 12
25 à 30 ans 15
En 1856, la cotisation mensuelle a été portée de 1 fr. à 1 fr. 10 cent.
A partir de 1861 , les titulaires âgées de 60 ans recevront une pension. Les pensions se composeront des intérêts de la caisse sociale, répartis entre les ayants droit.
La société admet des aspirantes, même en bas âge, qui doivent payer une cotisation mensuelle de iO centimes au moins. Elles sont ensuite admises comme titulaires à 18 ans. II n'est pas nécessaire que les aspirantes soient filles de sociétaires. La société leur rend les honneurs funèbres.
Les sœurs décédées à l'hospice sont toujours inhumées aux frais de la société, h moins que la famille ne déclare vouloir faire elle-même les frais des funérailles.
Quant aux sœurs qui décèdent dans leur domicile , la société ne supporte les frais de leurs obsèques que dans le cas où leur famille est sans ressources.
La société célèbre tous les ans sa fête, le SO juillet, jour de la Sainte*Marguerite.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 96 membres titulaires et 2 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de K,525 fr. 16 cent.
En 1850, la société a décerné une médaille d'or à M** Lesbros, commissaire générale.
HUITUÈMB BimEAir.
Société de bienfaisance mataelle de Seint-Louit»
Cette société a été créée le 8 mars 1844. Son règlement a été révisé en 1850.
H est précédé de la même instruction que ceux des 2"* et 3"** bureaux.
Lia société comprend des membres titulaires et des mem* bres honoraires.
EHe est régie par un conseil d'administration et par un grand conseil. ^
Le conseil d^administration se compose d'une commissaire générale, d'une trésorière , d'une secrétaire de comptabilité, d'une secrétaire de séance, des commissaires de série.
Il délibère sur les secours t)rdinaires et eltraordinaires.
LfC grand conseil se compose du conseil d'administration, de deux commissaires d'ordre et de huit autres membres.
Il délibère sur tout ce qui concerne les intérêts de la société, sauf à soumettre ses décisions à l'assemblée générale. À lui seul appartient l'interprétation du règlement.
Les membres de ces conseils sont élus en assemblée générale pour deux ans. Ils sont rééligibles. Toutefois, les commissaires de série sont renouvelés, chaque année, par moitié.
Les membres sortants du conseil d'administration ont la faculté de siéger au grand conseil, avec voix délibérative , pendant deux ans.
L'assemblées générale nomme chaque année un conseil vérificateur, composé de huit membres pris dans toutes les séries. Ce conseil procède à une vérification trimestrielle de la comptabilité.
Les fonctions conférées par la société sont obligatoires. Toute sœur est tenue de les accepter , sous peine d'une amende de 1 fr. à 5fr.
Les admissions sont prononcées en assemblée générale, sur présentation faite par le conseil d'administration.
La sœur qui* vote contre l'admission doit faire connaître secrètement, dans les 24 heures, les motifs de son vote à la commissaire générale, qui les apprécie.
Toute dame ou demoiselle peut être reçue dans la société, en qualité de titulaire, jusqu'à Tàge de 40 ans inclusivement. Chaque récipiendaire est tenue de verser dans la caisse une mise de fonds proportionnelle à son Age, savoir :
De 17 à 25 ans lOfr. 60c.
25 à 30 ans 12 60
30 à 35 ans 15 60
35 à 40 ans 20 60
Les jeunes filles de 7 à 17 ans peuvent payer, tous les mois, de petites cotisations, suivant leur âge, jusqu'à ce que les sommes versées par elles complètent leur prix^e réception. En cas de maladie , ces jeunes sociétaires ont droit de recevoir les consultations et visites des médecins. Si elles viennent à décéder avant leur entrée dans la société, elles sont néanmoins inhumées par les soins de la société, pourvu que les parents finissent de payer le prix de leur admission.
Le droit d'entrée des membres honoraires est laissé à leur volonté.
La cotisation mensuelle des sœurs titulaires ou honoraires est de 1 fr.
Après six mois de retard, toute sœur titulaire est réputée démissionnaire.
Dans le cas où une sœur honoraire voit diminuer sa fortune, par suite de quelque malheur, elle devient immédiatement titulaire, sans avoir à payi^r d'autres sommes que celles qu'elle a déjà versées.
La société a deux médecins et deux pharmaciens nommés en assemblée générale.
Les titulaires malades ont droit aux visites d'un médecin de la société et aux médicaments.
Elles ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.
Toute sociétaire malade qui ne se trouve pas chez elle lors de la visite du médecin est obligée de payer la visite.
L'extraction des dents est faite aux frais de la société, par un dentiste qu'elle désigne.
Les bons de secours sont donnés en argent. Ils sont fixés à raison de 40 centimes par jour ; ce chiffre peut être augmenté suivant Tétat de la caisse, mais non diminué.
n n'est accordé de secours qu'aux sœurs malades et à celles qui, par suite d'infirmités, ne peuvent se livrer à aucun travail.
Les bons de secours en argent ne sont donnés qu'aux malades alitées.
Toute sociétaire qu'un mal de doigt ou de pied, etc., em^ pèche de se livrer i son travail, est secourue par le conseil d'administration, sur la présentation d'un certificat de médecin constatant que le mal est assez grave pour amener une interruption de travail.
Lorsque l'état d'une sociétaire en couches exige la pré* iencedu médecin, la société accorde immédiatement les remèdes; mais elle ne donne les bons de secours que quinte jours après l'accouchement.
La société n'accorde les veilleuses de nuit qu'aux sœurs dangereusement malades. Le maximum du nombre des veillées est fixé à dix. Chaque veillée est payée 60 centimes.
Lorsqu'une maladie a duré plus de 40 jours et qu'elle parait devenir chronique ou incurable, il en est fait rapport au conseil, qui peut remplacer les secours quotidiens par des bons payés de quinzaine en quinzaine, et dont il fixe provisoirement le chiffre ; il en est de même pour les so» ciétaires infirmes.
Il est alloué aux sœurs malades qui sont traitées à l'hospice, une indemnité de 30 cent, par jour.
Le conseil peut accorder un secours de 10 à 15 fr. pour
les maladies non prévues , et ce, sur ordonnance des médecins.
La société accorde des secours extraordinaires pour des besoins urgents , dans des cas rares, et en ayant égard à 1 état de la caisse.
Elle accorde des pensions aux sœurs titulaires admises depuis dix ans.
Le fonds affecté aux pensions est formé des intérêts des capitaux placés et de l'excédant annuel des recettes sur les dépenses. Ce fonds neformepasune caisse distincte.
Les pensions sont servies aux sœurs que Textrème vieillesse ou des infirmités empêchent de travailler. Le fonds qui leur est affecté est également réparti entre les membres que le conseil désigne.
Les sœurs définitivement admises à Thospice conservent leur droit à la pension.
Toute réclamation faite contre une sœur et tendant à son exclusion doit être rédigée par écrit et signée par quatre membres. La réclamation est remise à la Commissaire générale, qui la dépose au conseil où elle est Tobjet d'un eiamen sérieux, et qui nomme une commission d'enquête.
Âpres le rapport de la commission d'enquête, le conseil fait appeler la sociétaire inculpée et lui lit la plainte portée contre elle. Si elle est reconnue fautive, il prononce l'exclusion.
Néanmoins, Tapplication de la peine est subordonnée au jugement de l'assemblée, qui approuve ou rejette la délibération du conseil.
Toute sociétaire ayant porté une fausse plainte est condamnée elle-même, comme calomniatrice , à subir la peine qu'elle aurait voulu faire infliger à sa co-socié taire.
Il est expressément interdit de toucher à la caisse sous
— in —
prétexte de récompenser des personnes dont la société aurait reçu des services.
Les sœurs convaincues du délit de mendicité sont appelées au conseil , pour y être réprimandées une première fois. En cas de récidive, elles sont exclues de la société.
La moitié de la société assiste aux obsèques des titulaires décédées dans leur domicile ou à Thospice.
Lorsque les parents d^une sociétaire décédée dans son domicile se trouvent sans ressources , la société fournit la bière et paie la fosse. Quant à celles qui meurent à Thospice, la société fait tous les frais. Dans le cas où il serait constaté que les parents de la défunte, pour éviter les frais d^un enterrement, ont mis la malade à Thospice, il nest payé par la société que la bière, la fosse et la messe.
Les sociétaires convoquées pour un enterrement doivent se rendre au domicile de la sœur décédée et l'accompagner avec recueillement jusqu'à la fosse ; s'il y a messe, elles doivent rester jusqu'à Tabsoute.
La société entière assiste à Tenterrement des dames honoraires et à celui de toute personne dont elle a reçu des bienfaits.
La société est placée sous l'invocation de saint Louis ; elle célèbre chaque année sa fête le 25 août. ',
Au 31 décembre 1858, elle comptait 282 membres titulaires et 17 membres honoraires.
Le capital de la caisse de secours s^ élevait à la somme de 15,774fr.91cent.
En 1845, la société a décerné une médaille d'or à Mme Marquian , née Jouvin.
Cette médaille était accompagnée du diplôme suivant :
« L'assemblée générale, voulant témoigner sa reconnais-
sance à Mme Sophie Marquian, née Jouvin, sa digne et zélée secrétaire, lui a offert au nom de la société une médaille d^or en commémoration des nombreux services rendus par elle à ladite société ; cette médaille porte pour inscription : Don de reconnaissance à la sosur Sophie Jouvin, femme Marquian. Monument des vertus de cette généreuse sœur , cette médaille sera héréditaire dans sa famille et témoignera des sentiments de gratitude que la société lui a voués à jamais. »
Mme Marquian avait été honorée en outre, et dès 1824 , d'une médaille en argent par le S"*** bureau de bienfaisance des dames de Grenoble.
liBIJTlElIE BUmSAV.
Le Pacte maternel.
Cette société a été créée le 14 avril IS4A.
Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
La société est gérée par un conseil d'administration composé dune présidente, d'une secrétaire, d'une trésorière, d'une commissaire vériGcatrice , élues en assemblée générale , pour un an , et toutes rééligibles.
Le conseil se compose, en outre, de quatre commissaires de sections, désignées par leur numéro d'admission.
Ces quatre commissaires ont leurs suppléantes désignées de la même manière.
Tous les trois mois, les tituktires sont remplacées de droit
La pensionnée fait toujours partie de la société, et paie, comme avant sa pension, sa cotisation mensuelle; elle est assimilée en tout à une autre sociétaire ; seulement elle n'exerce plus aucune charge.
Il y a une caisse particulière aux fonds de pensions d'âge, et elle est régie comme celle des secours.
Pour alimenter la caisse des pensions d'âge, il est versé : 1° un quart de la cotisation mensuelle de chaque membre; 2® toutes les affiliations; 3® Texcédant resté libre dans la caisse des secours, distraction faite de toutes les dépenses trimestrielles; cet excédant n'est cependant versé qu'au moment qù les fonds du trimestre suivant sont rentrés, et cela , afin de ne pas toucher à la caisse des pensions, si la caisse des secours avait des besoins imprévus.
Dans rassemblée du mois de janvier de chaque année, la société, sur Tétat présenté par la commissaire vérificatrice, règle la somme à laisser dans la caisse de secours et celle à transporter dans celle des pensions.
Lorsqu'une sociétaire décède, la présidente, assistée de la commissaire vérificatrice et de la commissaire de section de la défunte, fait immédiatement les démarches nécessaires pour l'inhumation, celle-ci étant à la charge de la société, qui en règle les frais comme il suit :
1° Frais d'église ou de temple à un seul prêtre;
2^ Les porteurs de T hôpital et accessoires pour un prêtre ; plus la croix, le cercueil et la sépulture.
La société célèbre tous les ans sa fête le 25 mars. Au 31 décembre 1858, elle comptait 125 membres titulaires et 6 membres honoraires.
Les fonds de la caisse des secours étaient de 76 fr. 40 c. Ceux de la caisse des pensions s'élevaient à 6,748 fr. 51 c.
DimnÈioB BumEAir.
Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et flliale.
Cette société a été créée le 1*' mars 1849.
Son règlement a été révisé en 1857.
II est précédé de la même instruction que ceux des ^^,
3iDe g^ gme byreaux.
La société comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
La gestion de la société est confiée à un ^conseil d'administration, composé : 1^ d'une commissaire générale; 2® d^une trésorière ; 3® d'une secrétaire de comptabilité ; À" d'une secrétaire de séances; W^ enfin, d'une commissaire pour chaque série.
En outre , il y a un grand conseil composé : V des membres du conseil d'administration ; S** de la suppléante de la commissaire générale ; 3^ de la suppléante de la trésorière ; 4^ de deux commissaires d'ordre; 5° d'une commissaire amendeuse ; 6** de la commissaire des dames honoraires ; 7® de dix membres titulaires prenant le titre de conseillères.
Toutes ces fonctionnaires sont élues pour deux ans ; elles sont rééligibles.
Une commission est élue pour deux ans à Tefifet de vérifier les comptes; elle se compose d^un membre titulaire par série, choisi en dehors des deux conseils: elle prend le nom de vérificatrice.
L'assemblée générale nomme la commissaire générale, la trésorière, leurs suppléantes et les deux secrétaires.
Les commissaires de série et les vérificatrices sont nommées par chaque série.
Le grand conseil nomme la commissaire amendeuse, la commissaire des dames honoraires et les dix conseillères.
Les emplois sont obligatoires. Toute sœur capable de remplir Temploi pour lequel elle a été choisie par la société, est tenue de Taccepter, sous peine d'une amende de 1 à 5 francs.
Les admissions sont prononcées, à Tunanimité, en assemblée générale, sur la présentation faite par le conseil d'administration.
Toute sœur qui a mis dans Tume une boùlp noire doit ,^ dans les vingt-quatre heures, faire connaître les motifs de son vote à la commissaire générale. Celle-ci les soumet au conseil d'administration, qui statue définitivement.
Le prix d'admission des membres titulaires est ainsi fixé :
De 18 à 20 ans ^ 10 fr.
25 à 30 ans 20
30 à 35 ans 25
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
Les membres, soit titulaires, soit honoraires, paient une cotisation mensuelle de 1 fr.
Après six mois de retard, toute sœur titulaire est réputée démissionnaire.
Lorsqu'une sœur honoraire éprouve des revers de fortune, elle est admise aussitôt parmi les titulaires et n'est tenue de payer que sa cotisation mensuelle.
Pour faciliter aux jeunes personnes qui se proposent d'entrer plus tard dans la société les moyens de payer le prix d'admission, la société reçoit à titre d'affiliées les jeunes filles qui sont âgées de 11 ans au moins. Elles doivent être
présentées par leur mère, munies de leur extrait de naissance, à la commissaire générale. Celle-ci en fait part au conseil, qui prononce, s'il y a lieu, leur inscription au tableau. La cotisation mensuelle pour les jeunes affiliées est fixée de la manière suivante :
De 11 à IS ans 15 cent.
A 13 ans 30
De 14 à 17 ans 25
Les jeunes affiliées ne peuvent pas assister aux assemblées; elles doivent régler leur compte tous les six mois au moins : celles qui laissent passer ce délai sont rayées du tableau, et tout ce qu'elles ont versé est acquis à la caisse. A dixhuit ans, elles sont admises comme membres titulaires.
La société ^ choisit trois médecins, deux pharmaciens et un dentiste ; ils sont désignés en assemblée générale.
La société doit aux sœurs malades les consultations ou Yisites de médecin et les médicaments ordonnés; l'extraction des dents est faite, à ses frais, par le dentiste qu'elle a désigné.
La société alloue aux malades un secours de 50 cent, par jour.
Dans une maladie grave, il est accordé une consultation. Un second médecin de la société est appelé au choix de la malade. Cette consultation ne peut avoir Ueu qu'une seule fois pendant la durée de la maladie.
Les bons de secours en argent ne sont accordés qa'anx sœurs malades alitées. Ds ne doivent être ordonnés par le médecin que le cinquième jour de la maladie.
Toute sociétaire n'ayant pour vivre qu'un travail de cou* ture, et dont le travail est suspendu par suite d'un mal d'yeux, de bras ou de doigt, reçoit un secours fixé par le' conseil d'administration. .
Les sœurs mariées, en état de grossesse, n'ont droit aux secours que quinze jours après leur accouchement, à moins qu'elles ne soient atteintes de maladies graves tout-à-fait étrangères à la grossesse et certifiées telles par un médecin de la société.
Toute sœur soignée à Fhospice, sans frais pour la société, reçoit une indemnité en argent égale à celle qui est accordée aux malades traitées à domicile. Seulement, il lui est fait, sur cette indemnité, une retenue de moitié, qui lui est comptée à sa sortie de Tbospice. En cas de décès, la retenue est acquise à la société.
Sont exemptes de toutes charges, tout en continuant à faire partie de la société, les sœurs qui seraient admises à Thospice comme infirmes ou indigentes. Elles conservent leurs droits aux honneurs funèbres, et si Tétat de la caisse le permet, dans le cas seulement où elles seraient âgées de 60 ans au moins, elles reçoivent un secours de 1 fr. 50 cent, par mois.
La moitié de la société assiste aux funérailles d'une sœur titulaire. Toute la société assiste à celles d'une sœur honoraire.
Outre la moitié des séries, toutes les demoiselles âgées de moins de 36 ans sont convoquées aux obsèques d'une demoiselle. Elles doivent s'y rendre habillées de blanc.
La société paie le cercueil des sœurs dont les parents sont indigents.
En cas de décès d'une jeune aflSliée, la société n'est tenue d'assister à son enterrement qu'autant que le montant de ses verseùients mensuels donne au moins une somme de 10 fr. ou que les parents complètent cette somme. La société ne paie aucuns frais d'inhumation ; le convoi est composé comme pour les obsèques d'une demoiselle titulaire.
La société accompagne, sur le désir des familles, les dames décédées, qui n'en «font pas partie, moyennant la
somme de S5 fr. pour la moitié de la société, et de 50 fr. pour la totalité.
S'il s'agit de dames, parentes de sociétaires, la somme est de 20 fr. pour la moitié des séries, et de 40 fr. pour la totalité.
Pour un enterrement de demoiselle, parente ou non, toutes les demoiselles de la société assistent habillées de blanc au convoi. Le prix, dans ce cas, est de 40 fr. pour la moitié des séries, et deSOfr. pour la totalité.
Les sociétaires veuves sont dispensées d'assister aux enterrements pendant un an, à partir du jour du décès de leur mari. Ne profite pas de cette dispense celle qui se remarie avant Tannée de veuvage.
La sœur qui est mère et nourrit son enfant est dispensée d'assister aux assemblées et aux enterrements pendant un an, à partir du jour de son accouchement. Cette exception ne s'applique pas à celle qui nourrit Tenfant d'une autre.
La société est placée sous l'invocation de saint Michel Archange; elle en fête tous les ans l'anniversaire le 29 septembre.
Au 31 décembre 1858, la société comptait 258 membres titulaires et 26 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de llJOOfr. 58.
Le 18 janvier 1857, la société a voté à M"" Guimenet, commissaire générale, une médaille d'or, accompagnée d'un diplôme ainsi conçu :
« Bomtnage à notre chère sœur Guimenet, présidente du
W bureau de bienfaisance.
« Nous soussignées, membres du conseil du 10"" bureau desdameset demoiselles de Grenoble, pour répondre au vœu
général de nos sœurs, exprimé surtout dans rassemblée du 18 janvier 1857;
« Dédions à la sœur Guimenet, notre présidente, une médaille ., comme un témoignage de reconnaissance dû à son zèle et aux soins constants qu'elle a apportés dans ses fonctions, pour la prospérité de notre société. »
(Suivmnt Us Hgndiuru.)
Eitrtitdn procès-Terlial de rassemblée générale da 2S]aillet 1887.
« Au moment de commencer Tappel nominal, la sœur ASlard a demandé la parole. Elle a prié de suspendre Tappel pour un moment et a fait approcher, devant la sœur Guimenet, présidente, la sœur Léontine Douillet, qui s'est exprimée en ces termes :
« Notre chère sœur ,
« Permettez que dans cette assemblée, où vous venez présider et prendre une part si active aux choses qui intéressent la société, je vous exprime au nom de toutes nos sœurs la reconnaissance profonde dont nous sommes toutes pénétrées envers vous. Depuis longtemps, chère sœur, nous apprécions le rare bonheur de posséder en vous une présidente réunissant, non-seulement toutes les qualités essentielles pour une bonne et sage administration, mais encore ces qualités si attachantes du cœur et de Tesprit, qui vous font concilier tous les intérêts, toutes les susceptibiUtés, et aplanir , à la plus grande satisfaction de chacune, toutes les difficultés dont votre charge délicate est hérissée.
« Recevez donc nos remerciments bien sincères, chère et aimable sœur ; agréez Texpressfon de la reconnaissance la plus profonde et la plus méritée, et permettez-nous de per-
pétuer à jamais, par la médaille d'or que nous sommes si heureuses et sifières de vous offrir, le souvenir des généreux sacrifices que vous vous êtes imposés pour Taccomplissementde vos devoirs administratifs.
« Puisse ce souvenir , gravé profondément dans nos cœurs, se transmettre à nos sœurs à venir, et ajouter à la récompense que vous méritez en ce monde, récompense dont la principale valeur est d'être le prélude consolant de celle que Dieu réserve à la vertu. »
« Immédiatement après ce discours, prononcé avec une respectueuse modestie, la sœur AUard a passé au cou de Thonorable présidente le ruban de soie où était suspendue la médaille, symbole de notre profonde gratitude, et plusieurs membres de l'administration Font successivement embrassée au nom de toutes les sœurs.
« Alors la respectable présidente s'est levée, et, s'adressant à rassemblée, a dit :
« Mes chères sœurs ,
« Mon émotion est si grande que je ne sais comment vous témoigner ma vive reconnaissicnce. Placée par vous à la tète de Tadministration, honorée de votre confiance, rien n'a pu m'arréter, et rien ne m'arrêtera jamais quand il s'agira de remplir mon devoir ; ce que je fais, je le fais de bon cœur et avec un grand dévouement ; la répression des abus, la prospérité de la société, le bien de toutes les sœurs, a toujours été et sera toujours le but de mes constants efforts. .
« Ma mission, parfois, a été difficile, et nous avons traversé ensemble des moments bien pénibles ; mais j'ai toujours trouvé un puissant encouragement dans le concours empressé des membres du conseil, qui ont constamment par-
tagé mes peines et mes travaux et qui ont acquis des droits à mon estime et à mes remerctments.
« Je remercie également toutes les sœurs de la bienveillante protection qu'elles ont toujours donnée à tous les actes de mon administration ; c'était pour moi un assez grand dédommagement à mes peines, et je ne méritais pas l'honneur que vous venez de ine faire.
« Mais puisque vous avez été si bonnes, recevez mes bien sincères remerclments, et puisse ce souvenir d'amitié fraternelle que je reçois de vous et qui ne s'effacera jamais de mon souvenir, apprendre aux sœurs qui doivent nous succéder, que l'union fait la force de toutes les institutions qui ont pour but la morale et la bienfaisance. »
OMEIÂMB BIJKKAV.
Société de bienfaisance mutuelle.
Cette société a été créée le 24 septembre 1850.
Son règlement a été révisé en 1858.
A cette époque elle a été approuvée, conformément au décret du 26 mars 1852.
Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
Elle est gérée par un conseil d'administration, composé d'une présidente, d'une secrétaire, d'une trésorière et des commissaires de série.
Le conseil reçoit les réclamations des sociétaires et prend toutes les mesures d'urgence que nécessite l'intérêt de la société.
Il y a , en outre , un conseil général composé du conseil
d'adminislration , de deux commissaires d'ordre, de cinq conseillères, de cinq vérificatrices.
Le conseil général vérifie et arrête, chaque trimestre, l'état des recettes et des dépenses; il interprète le règlement et délibère sur les propositions qui lui sont soumises.
Les membres du conseil général, à Texception de la présidente, nommée par l'empereur, sont élus en assemblée générale pour deux ans. Ils sont rééligibles.
Il existe enfin un conseil vérificateur, formé de cinq membres élus par l'assemblée générale et pris dans toutes les séries.
Ce conseil vérifie, à chaque trimestre, tous les comptes de la société, tous les bons payés par la trésorière, les mémoires des fournisseurs et les registres des différents membres de l'administration.
Les emplois sont obligatoires. Toute sociétaire appelée par la société à remplir une fonction doit l'accepter, sous peine d'une amende de 1 fr. à 5 fr., prononcée par le conseil général.
Les admissions ont lieu en assemblée générale. S'il se trouve dans l'urne une boule noire , celle qui l'a déposée doit, dans les vingt-quatre heures, confier les motifs de son vote à la présidente, qui les apprécie.
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :
De 17 à 20 ans lOfr.60
90 à 25 ans 12 60
25 à 30 ans 15 60
30 à 35 ans 20 60
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
Les dames honoraires qui , par suite d'événement im-
prévu, tombent dons le malheur, ont droit aux mêmes secours que les titulaires.
Les membres , soit titulaires , soit honoraires , doivent payer une cotisation mensuelle de 1 fr.
Après six mois de retard, les titulaires sont exclues.
Les titulaires malades ont droit aux visites d'un médecin de la société , aux médicaments et à un secours en argent, de 25 cent, par jour.
Elles ne sont pas dispensées du paiement de leur cotisation mensuelle.
Lorsqu'une maladie, ayant duré plus de quarante jours, parait devenir chronique ou incurable, le conseil général peut remplacer le secours quotidien par un secours de quinzaine, dont il détermine le chiffre.
La même mesure est applicable aux sociétaires infirmes.
La société n accorde de secours aux femmes mariées qui sont en couches , que quinze jours après Faccouchement.
Les sociétaires atteintes d'un mal de doigt, de pied, qui les empêche de se livrer à aucun travail, ont droit au secours en argent.
Toute sociétaire convaincue d'avoir mendié est réprimandée par le conseil ; en cas de récidive, elle est exclue.
La société entière assiste aux obsèques des membres titulaires ou honoraires.
Lorsqu'une sociétaire décède , ne laissant aucune ressource , la société pourvoit aux frais du cercueil et de la fosse.
La société se charge des frais d'inhumation des membres titulaires décédés à 1 hospice, quand leur famille ne peut les payer.
La société est placée sous l'invocation de Notre-Dame de l'Assomption. Elle célèbre chaque année sa fête, le 15 août.
Au 31 décembre 18S8, elle comptait IIS membres titulaires et 6 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de 3,430 fr. 70 c.
••vmiifein: BvmEAV.
L'Union de Famille.
Cette société a été créée le 1*' avril 1849.
Elle devrait donc , classée par ordre de date , porter le nMl, et le nMl devrait être le n* 12.
Quoi qu'il en soit de Terreur commise i ce sujet , son règlement, qui a la forme d'un acte public, reçu par M* Giroud, notaire, le 23 mai 1849, difière peu de celui du 4"' bureau.
Voici les particularités qui sont à signaler :
L'article l*''^ renferme une déclaration de principes qui est commune à toutes les sociétés, mais qui se trouve ici plus nettement formulée.
Il est ainsi conçu : « Le seul but que se proposent les dames fondatrices est de ne former qu'une seule et grande famille, dont la commissaire générale sera la mère, et dont le conseil d'administration ^era le plus ferme appui. Les secours seront toujours donnés avec la plus stricte impartialité, car le principe de l'égalité est la règle de toutes les sociétés de bienfaisance mutuelle. »
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :
De IB à 25 ans 10 fr.
De 25 à 30 ans 15
De 30 à 35 ans 20
Les enfants peuvent également être admises. Elles paient, par petites sommes proportionnées à leur âge, le prix d'admission, de manière qu'à Vàge de 15 ans elles puissent être sociétaires de fait. Si elles décèdent avant 15 ans, les sommes par elles versées à la caisse lui restent acquises, et, quelle que soit la modicité de la somme totale , elles ont droit aux. honneurs funèbres.
Les secours sont donnés en nature. Ils consistent en deux kilogrammes de pain et un kilogramme de viande, pour trois jours.
Il n'y a pas de caisse de pensions distincte de la caisse de secours. Toutefois, des pensions pour cause de vieillesse ou ' d'infirmité peuvent être accordées aux sœurs fondatrices, dix ans après leur admission. Les autres membres titulaires n'auront droit à la pension que 15 ans après leur admission. Les pensions sont réglées par le conseil suivant l'état de la caisse sociale.
La société célèbre tous les ans sa fête, le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 117 membres titulaires et 12 membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de 4,294 fr. 41 c.
TBEisnÈiiE BirmBAir.
L'Union fraternelle.
Cette société a été créée le 1*' octobre 1850. Elle a été approuvée le 6 décembre 1853, conformément au décret du ^ mars 1852.
Son règlement est la reproduction littérale de celui du 8*°* bureau, sauf que la présidente est nommée par TEmpereur, et que les admissions n'ont lieu que jusqu'à Tàge de 35 ans.
Depuis 1856, elle a une caisse de retraites.
Elle est placée sous Tinyocation de Notre-Dame de la Visitation. 'Elle célèbre tous les ans sa fête le 2 juillet.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 155 membres titulaires et 6 membres honoraires.
Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 3,357 fr. 09 c.
Le capital de la caisse des pensions était de 2,576 fr. 25 c.
%mAV0WMwtsmE BumEAii.
La Concorde fraternelle.
Cette société a été créée le 24 mars 1852.
Son règlement est la reproduction littérale de celui du 8™* bureau, sauf l'addition de douze articles, qui établissent une souscription de 15 centimes que chaque sociétaire doit payer lorsqu'une sœur, mère de famille, décède laissant de jeunes enfants, et lorsqu'une sœur devient veuve. Le montant de cette souscription est exclusivement employé à donner des secours aux enfants ou i la veuve. La caisse de la société en fait l'avance jusqu'au versement du mois.
La société est placée sous l'invocation de Notre-Dame de l'Assomption. Elle célèbre chaque année sa fête le 15 août.
Au 31 décembre 18B8, elle comptait 150 membres titulaires et 6 membres honoraires.
Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 4,195 fr. 30 c.
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Société de bienfaisance mutuelle.
Cette société a été fondée le 6 janvier 1845, à Seyssins, commune contiguê à la ville de Grenoble. Elle a été approuvée,par le maire de cette commune.
Un arrêté du maire de Grenoble, du 17 novembre 1852, Ta autorisée à transférer son siège dans cette ville, où la très-grande majorité de ses membres est domiciliée.
Je me bornerai à puiser dans son règlement deux particularités dignes de remarque.
Ainsi, les membres honoraires font partie du conseil, avec voix délibérative.
Les sœurs malades ne sont pas exemptes, pendant leur maladie, de payer la rétribution mensuelle, sauf le cas d'impossibilité, qui sera apprécié par le conseil.
La société a pour patronne sainte Hélène.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 175 membres titU' laires et 10 membres honoraires.
Elle n'a pas de caisse de retraites, et, à l'époque cidessus, le capital de sa caisse de secours s'élevait à 6,456 fr. 44 c.
Le 5 août 1855, M""^ Frier dit Poite, alors commissaire générale, a reçu, en assemblée générale de la société, une médaille d'or, que celle-ci lui avait décernée. La délivrance de cette médaille n'a pas été accompagnée de diplôme.
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L'Équitable.
Cette société a été créée le l** janvier 1854.
Elle a été approuvée le 29 mai suivant, conformément au décret du 26 mars 1852.
Son mode d'administration n'offre rien de particulier.
Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :
De 17 à 20 ans 10 fr.
De 20 à 25 ans 12
De 25 à 30 ans 15
De 30 à 35 ans 20
Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
Toute sœur, soit titulaire, soit honoraire, paie une cotisation mensuelle de 1 fr.
Après six mois de retard, les titulaires sont rayées du tableau.
La société a des médecins nommés en assemblée générale.
La société doit aux sœurs malades les visites d'un médecin et même de deux médecins en consultation , et les médicaments.
Une somme de 1 fr. par visite est accordée à toute sœur malade, qui, pour des motifs particuliers, ne s'adresse pas aux médecins de la société.
La société alloue aune sœur malade ëO cent, par jour.
Les sœurs mariées qui accouchent, ne reçoivent de secours que quinze jours après leur accouchement.
Les sœurs malades ne sont pas dispensées de payer, leur cotisation mensuelle.
La société a une caisse de retraites.
La société rend les derniers honneurs à ses membres.
Elle contribue aux frais de la sépulture des sœurs qui laissent leur famille dans le besoin.
Elle assiste aux obsèques^ des personnes étrangères, moyennant une somme de 40 fr.
La société a pour patron saint Joseph. Elle célèbre tous les ans sa fête, le 19 mars.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 93 membres titulaires et 6 membres honoraires.
Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 2,676 fr. 86 cent.
Le capital de la caisse de retraites était de 2,112 fr. 78 c.
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L*Étoile.
Cette société a été créée le !•' mars 1855.
Elle a été approuvée le 11 juin suivant/ conformément au décret du 26 mars 1852.
Son règlement est la reproduction de celui du 8°** bureau, sauf ce qui concerne le prix d'admission des titulaires, qui est ainsi fixé :
De 17 à 25 ans 10 60
De 25 à 30 ans 12 60
De 30 à 35 ans 18 60
La société a une caisse de retraites.
La société est placée sous l'invocation de la Vierge Marie. Elle célèbre tous les ans sa fête, le 16 août.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 152 membres titulaires et 4 membres honoraires.
Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de . 4,299 fr. 29 cent.
Le capital de la caisse de retraites était de 3,228 fr.
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Société de bienfaisance mutuelle de Sainte-Eugénie.
Cette société a été créée en 1856.
La même année, elle a été approuvée, conformément au décret du .26 mars 1852.
Son règlement est la reproduction de celui du l*' bureau. Elle a une caisse de retraites, régie par les dispositions suivantes :
« Art. l*'. — Une caisse de retraites pour la vieillesse est instituée dans la société de Sainte-Eugénie, à partir du 1" janvier 1857.
« Art. 2. — Une rétribution spéciale de 25 cent, par mois, obligatoire pour toutes les sociétaires et indépendante de la cotisation mensuelle de 1 fr., destinée à la caisse des secours, sera versée à la caisse des retraites, dont elle formera le premier fonds.
« Art. 3. — Tout retard apporté dans le paiement de cette rétribution sera passible des mêmes peines que les retards apportés dan$ le paiement des cotisations de la caisse des secours.
« Art. 4. — La rétribution spéciale de 25 cent., stipulée dans les précédents art. 2 et 3, sera capitalisée, sans qu^il en soit rien distrait, pendant quinze ans, ainsi que les autres fonds destinés à servir les pensions de retraite.
« Art. 5. — Ces autres fonds se composeront : 1® de toutes les amendes prescrites par le règlement de la^société ; 2^ du produit des enterrements payés; 3° des dons et legs particuliers faits à la société ; 4^ de la moitié des subventions accordées par lÉtat et le département ; 5^ de la moitié des cotisations des membres honoraires ; 6^ de la moitié des fonds restés disponibles à la fin de chaque année dans la caisse des secours.
« Art. 6. — Toute sociétaire qui, après avoir fait partie de la société pendant dix ans , sera arrivée à Tàge de soixante ans, aura droit a la pension de retraite.
« Art. 7. — La quotité de la pension de retraite n'aura pour limite que le cliiffre de Tinlérêt de toutes les sommes énumérées dans les art. 2, 4 et 5, échu au moment de la
fixation des dividendes et partagé également entre tous les ayants droit. Le dividende sera fixé d^ avance, pour Tannée suivante, par la dernière assemblée trimestrielle, sur le rapport du conseil, et sera payé chaque mois par douzième.
« Art. 8 et dernier. — Les pensions de retraite sont incessibles et insaisissables. Elles se cumulent avec les secours de tout genre, en cas de maladie. »
La société est placée sous Tinvocation de sainte Eugénie. Elle célèbre tous les ans sa fête, le 15 novembre.
Au31 décembre 1858, elle comptait 516 membres titulaires et 9 membres honoraires.
Les fonds de la caisse des secours s'élevaient à la somme de 7,19* fr. 77 cent.
Ceux de la caisse des retraites arrivaient à 4,591 fr. 65 o.
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Société de bieofaisaiice mutuelle.
Cette société est toute récente; elle a été fondée le 1*' juin
Elle est approuvée, conformément au décret du 26 mars
Son règlement n'offre rien de particulier.
Elle a une caisse de retraites.
Elle est placée sous T invocation de sainte Anne.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 77 membres titulaires. Elle n^avait pas encore de membres honoraires.
Le capital de la caisse de secours était de 865 fr. 60 cent
Le capital de la oaisse de retraites était de 172 fr. 25 cent.
Cette société a été créée le l^*" juillet 1847. Son règlement a été révisé en 1855.
Elle constitue moins une société de secours mutuels proprement dite, qu'une caisse de retraites.
« Son but, est-il dit dans le préambule du règlement, est d'assurer à la vieillesse des moyens de subsistance , avec le fruit de ses épargnes, en lui assurant des pensjons, et d'entretenir ainsi parmi la classe laborieuse cet esprit de délicatesse qui lui fait proférer les privations à Taumône la mieux faite. »
La société comprend des membres titulaires et des membres honoraires.
Elle est régie par un conseil d'administration, composé d'une présidente, d'une trésorière, d'une secrétaire de comptabilité, d'une secrétaire de séances et des commissaires de série.
Il y a, en outre, un conseil général, composé de huit membres, pris par égale part dans chaque série.
Les membres des deux conseils sont élus, en assemblée générale, pour deux ans. Us sont renouvelés chaque année par moitié. Ils sont réélîgibles.
Le conseil d'administration vote les frais de bureau et autres menues dépenses, dont il rend compte à l'assemblée générale. Toutefois, si la dépense excédait 15 fr., il devrait la soumettre préalablement au conseil général.
Le conseil général examine et décide s'il y a lieu de présenter aux assemblées les propositions qui lui sont faites par la présidente.
Toutes décisions du conseil peuvent être annulées par les assemblées générales.
Indépendamment de ces deux conseils , il est établi un conseil de vérification, composé de six membres.
Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :
Jusqu'à Tftge de 25 ans on ne paie pas de réception ;
à 26, on paie 2 fr.
Le prix'd'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.
Les sœurs , soit titulaires , soit honoraires , paient une cotisation mensuelle de 50 cent.
Après un an de retard, les titulaires cessent de faire partie de la société.
Le société n'accorde de secours, ni pour cause de maladie, ni pour cause d'infirmités.
Jamais le fonds social ne doit être touché. A partir du 1*' juillet 1857, les intérêts provenant de ce fonds social sont partagés par égales parts pendant dix ans entre les dames fondatrices qui, à cette époque, auront atteint leur 60* année révolue.
Le 1*' juillet 1867, on prendra les trois quarts des cotisations que l'on joindra aux intérêts pour pensionner toutes les sœurs qui auront 50 ans révolus et 20 ans de présence dans la société.
Quand le fonds social aura atteint le chiffre de 25,000 fr., on prendra pour servir les pensions toutes les cotisations avec les intérêts de ce fonds social. Les dons et les legs, ainsi que les réceptions, ne seront pas employés pour les
pensioDs ; ils devront toujours rester pour ajouter à la masse du capital.
Chaque année, au mois de juillet, la somme totale destinée aux pensions est fixée pour Tannée; les pensions sont augmentées ou diminuées tous les trimestres, suivant le nombre des pensionnaires.
Les pensions sont incessibles et insaisissables.
Si , à de certaines époques , la société se trouvait sans pensionnaires, par suite de décès ou manque d'âge, la caisse continuerait à thésauriser.
Les sociétaires sont tenues d^assister aux obsèques d'une sœur défunte.
La société a pour patronne sainte Sophie. Elle célèbre chaque année sa fête, le 15 mai.
Au 31 décembre 1858, elle comptait 163 membres titulaires et S membres honoraires.
Les fonds libres s'élevaient à la somme de 10,732 f. 03 c.
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