ExpreMÎoo de Lamartine
source de tout bien, Técole de la vie, la plus sûre, la plus douce et la plus vraie.
Dans la phalange, les rangs et les mérites sont déterminés par rélection. Dès lors, il est impossible qu'il ne se forme pas des majorités et des minorités, résultat d'appréciations diverses. L'ordre n'en souffrira-t-il jamais?
La répartition des produits ne fera-t-elle aucun mécontentement? L'inégalité des conditions n'excitera*t-elle point de jalousies ? N'entretiendra-t-elle point de haines ?
Plus de vol ! Mais n'a-t-on jamais vu d'individu voler l'association dont il faisait partie ? Toute association n' est-elle pas un être abstrait, distinct des personnes qui le composent ? Voler l'être abstrait, est-ce donc se voler soi-même ? Si le phalanstérien ne vole pas pour vendre l'objet volé, il pourra bien céder au désir de le consommer lui-même. Sans doute, l'homme ne fait pas le mal pour l'unique plaisir de le faire, c'est toujours un intérêt qui 1 entraîne. Or, quelque combinaison sociale que Ton imagine, on ne parviendra pas à en bannir l'intérêt au mal. Il y aura nécessairement des natures rebelles qui> pour augmenter leur bien-être, auront recours à des moyens coupables , parce qu'ils seront plus faciles.
« Qui apporterait au travail lenteur, tiédeur et aurait l'air de travailler pour l'amour de Dieu, le groupe le siffle, et, s'il persiste, le chasse ^ »
Une expulsion est donc possible. Que deviendra l'individu chassé ? Certes il est bien près de s'engager dans dés voies périlleuses. Avec la nécessité de la surveillance je vois bientôt apparaître la nécessité terrible de la répression. Cependant Fourier dit : plus de lois, plus de tribunaux !
Plus de lois ! La forme du gouvernement sera-.t-elle donc solidement établie sur une simple convention traditionnelle ?