‹ Le vrai livre du peuple, ou, Le riche et le pauvreChapitre 51 sur 85 · OEUVRES DIVERSES · texte numérisé non relu

OEUVRES DIVERSES

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l^es Enfants de Marie. — La Mélodie religieuse. — Les Sœurs gardes-roalades.

L'Orphelinat des sœurs de Saint-Vincent de Paul. — Le Bon-Pasteur,

— Les Conférences de Saint-Vincent de Paul. — Les Petites Sœurs des pauvres.

UË» mXWAMT» DE MARIE.

Je commence par les enfants de Marie.

Les enfants de Marie sont une association pieuse de jeunes dames et de jeunes filles, qui a son bureau d'administration Çlu en assemblée générale.

L'association se compose de congréganistes proprement dites et d'aspirantes ou simples associées. Les aspirantes Sont admises dans la congrégation après un temps plus ou Dioins long d'épreuve et par la voie du scrutin.

« Aimer Notre-Seigneur, prenant pour modèle en ceci la Sainte-Vierge elle-même ; chercher à le dédommager de la froideur et de l'ingratitude dont il est l'objet ; s'appliquer à

le faire connaître et servir : voilà, dit le règlement, toute Tenfant de Marie. »

Une piété solide et soutenue, une conduite régulière et modeste ; un saint zèle pour tout ce qui peut intéresser la gloire de Jésus-Christ et de la Sainte-Vierge : voilà les vertus que recherchent les enfants de Marie.

Le travail des mains pour les églises pauvres du diocèse , tantôt individuel, tantôt en commun une fois par mois; l'instruction des domestiques au sein de la famille ; le catéchisme à de petits enfants ; la visite prudente des pauvres : voilà les bonnes œuvres des enfants de Marie.

I4A MÉliODIE REI^IGIEVfllS.

La Mélodie religieuse est une société d'hommes qui s'exercent à la musique vocale.

Elle se compose de membres titulaires et de membres honoraires. Les premiers sont ceux qui, coopérant' aux exécutions musicales, participent aux charges de la société et à tous les avantages qu'elle peut offrir. Les seconds sont ceux qui, ne participant qu'aux charges de la société, sont admis à profiter de certains avantages, par exemple, à assister aux répétitions générales, dans le lieu affecté à Fexécution, et aux séances publiques , à des places réservées.

La Mélodie religieuse date du V^ mars 1855.

Elle compte trente membres titulaires et trente-cinq membres honoraires. La cotisation annuelle des uns et des autres est de 15 fr.

La Mélodie religieuse donne des concerts et chante des

messes dans les églises. Le produit des concerts et les collectes faites pendant les messes sont employés en bonnes œuvres. La Mélodie religieuse cultive donc la musique et pratique la bienfaisance.

Elle a distribué, savoir :

En 1855 (mois de décembre) 163 f. 25 c.

— 1858 (il n'y a pas eu de concert au

théâtre) 959 46

Total 7,128 23

C'est rintégralité de la somme dont la Mélodie religieuse

pouvait disposer, après avoir prélevé ses frais. Une partie a

profité à des établissements de bienfaisance , une autre à

des inondés, à des incendiés. La Mélodie religieuse met une

ingénieuse variété dans ses dons, comme elle met un art et

tttie habileté remarquables dans ses exécutions musicales.

Ses recettes vont toujours en croissant; c'est la meilleure

preuve que les sympathies qu'elle excite vont toujours en

progressant. Plus elle reçoit, plus elle donne. Comment

donc ne pas encourager un art qui, selon l'expression d -une

femme célèbre \ « a l'heureuse impuissance d'exprimer

aucun sentiment bas, aucun artifice, aucun mensonge, et

double l'idée que nous avons des facultés de notre âme? »

Gomment ne pas aimer une institution qui fait d'un noble

plaisir la source même d'une douce vertu?

La Mélodie religieuse a pour président-directeur un

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