M. ROMME
En 1729, M. de Beauvoir.
En 1730, M. le président de Chateàuneuf ; M. de Maubec, vicaire général , chanoine de la cathédrale et vétéran de Saint-André; M. de Jouven de Perouse; M. de la Thuil- LiÈRE, trésorier des guerres ; M. Magnan, avocat.
En 1731, M"»* DE CoMiERs.
En 1732, M. Pujol, avocat.
En 1733, M. Durand, curé de Saint-Hugues.
En 1738, M. le président de Quinsonnas ; M. le conseiller DE Barrin; m. Drogat, avocat; M°*® la comtesse de Saiht-
JULIN.
En 1741, M. DE Bailly, premier président aux comptes; M. le comte de Saint- Julin.
En 1744, M. l'abbé de Corbeau, conseiller-clerc.
En 1745, M. du Colombier, conseiller; M. Armand, chanoine de la cathédrale; M. d'Hautefort, conseiller; M. Robert, Tainé, marchand.
• En 1746, M. Botut, marchand.
En 1748, M. le président de la Poype ; M. Bernon, avocat; M*"* Frayer.
En 1751, M™® la présidente de l'Auberivière.
« Voilà de grands noms et de grands exemples, dit le vieux recueil où j'ai puisé ces indications : veuille le Seigneur qu'il y ait beaucoup de personnes qui les imitent ! >»
A partir du 1**" septembre 1792, les écoles chrétiennes furent supprimées et remplacées par des écoles primaires* Les premières étaient gratuites; les secondes ne le furent pas.
Après la tourmente révolutionnaire, les frères furent rap-^
pelés à Grenoble par le zèle et les soins de M. de Lagrée, curé de la cathédrale. Les premiers frais furent couverts par des souscriptions. Leur ancienne maison de la rue St-Laurent leur fut rendue, en vertu d'une délibération du conseil municipal, prise le 16 juin 1807. La ville s'engagea à y faire les réparations nécessaires , et à compléter le traitement des frères, en cas d'insuffisance des souscriptions. L'ouverture des classes eut lieu le 1*' juillet 1807, après une messe du Saint-Esprit, célébrée par Mgr Tévêque Qaude Simon.
Au mois d'octobre suivant, une seconde école fut ouverte, rue des Mûriers.
En 1812, il en fut établi ^ne troisième à la Halle. •Ces trois écoles comportaient neuf classes : l'enseignement y était donné par onze frères.
En 1814, l'école de la Halle fut réunie à celle de lame des Mûriers.
En 1826, les classes de Saint-Laurent, privées de courant d'air et situées sur une rue fort bruyante, furent transférées dans l'arrière-corps de la maison, qui était resté debout en 1776, et qui fut reconstruit à neuf entre cour et jardin, aux frais de la ville, aidée par un prêt sans intérêts de 11 ,000 fr. que lui fit M. le curé de Lagrée. La construction coûta 32,000 fr.
En 1827, on construisit la terrasse du jardin, qui coûta 4,000 fr.
Enfin, en 1829, la chapelle de la communauté prenant jour sur la rue et exposée aux regards des voisins fut transférée au deuxième étage, du côté de la cour, par les libéralités de M. le marquis de Pina, maire de Grenoble ; de M. le marquis de Maubec, ancien maréchal de camp; de M. de Lagrée et de plusieurs autres personnes charitables. La bénédiction en fut faite le 2 février 1830.
Les événements de 1830 ne changèrent pas les rapports
de la maison des frères avec les autorités locales. En 1832 et 4833 , diverses sommes furent allouées aux frères par le conseil municipal pour fournitures classiques à répartir entre les enfants les plus pauvres. La ville paya également l'entretien du matériel des classes et une partie du chauffage. En 1834, elle prit à sa charge le traitement de douze frères, à raison de 600 fr. par an pour chacun. Trois frères surnuméraires, indispensables pour le succès des classes, étaient entretenus, soit au moyen d'un prélèvement sur le traitement des autres frères salariés, soit à Taide de dons volontaires.
Depuis cette époque , les allocations portées au budget municipal, pour les écoles chrétiennes, se sont successivement accrues. Aujourd'hui, la ville paie annuellement 9,690 fr. pour le traitement de quinze frères et le salaire de deux concierges. Je crois que le budget de 1860 contiendra le traitement d'un seizième frère. Non-seulement les écoles chrétiennes sont gratuites, mais encore la ville affecte chaque année une somme de 2,000 fr. à Fentretien des classes, aux fournitures classiques et prix.
En 1853, sous l'administration de M. Joseph Arnaud, la ville a fait construire dans Tancienne rue des Mûriers un bâtiment isolé, d'un aspect très-gracieux, entièrement destiné à une école appelée école de la Salle, et la rue a reçu le môme nom.
Cette construction a coûté 54,000 fr. , non compris la valeur du sol appartenant à la ville.
Je ne puis m'empêcher de faire remarquer que le conseil municipal a commis un véritable contre-sens en donnant le nom de la Salle à un bâtiment neuf et à la rue des Mûriers. Ce nom convenait bien mieux à Técole de Saint- Laurent, où l'abbé de la Salle a enseigné, et à la rue Saint- Laurent, où on le vit tant de fois à la tête des enfants qu'il conduisait à l'église. Mais l'erreur est facile à réparer
et je ne doute pas que le conseil , mieux éclairé sur la vérité historique, ne s'empresse pas de'voter un changement hien simple, qui consacrera de précieux souvenirs dans les lieux mêmes auxquels ils se rattachent.
Pendant Tannée scolaire 1857-1858, les écoles chrétiennes ont reçu 864 élèves , savoir : 631 à l'école de la Salle et 223 à celle de Saint-Laurent.
Etant maire de Grenoble, je me faisais un bonheur et un devoir de présider toutes les distributions de prix des écoles communales. Ces distributions ne sont-elles pas la fête des enfants du peuple ? Ne sont-elles pas la fête de leurs familles ? Ne sont-elles pas la fête de leurs maîtres ? N'étaient-elles pas ma fête aussi? On me permettra de reproduire, dans ce chapitre et dans les chapitres suivants quelques-unes des allocutions que j'ai prononcées à l'occasion de ces solennités intéressantes. Ces allocutions rentrent en quelque sorte dans l'histoire de nos établissements d'instruction primaire, et elles s'harmonisent avec l'idée générale de ce livre.
26 août 1845.